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Le roi du dépanneur raconte le parcours de son empire

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Le roi du dépanneur raconte le parcours de son empire

AFFAIRES. Fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard lève le voile sur les fondations qui ont permis de construire de toutes pièces un empire dont le chiffre d’affaires avoisine les 50 milliards en dollars canadiens.

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Couche-Tard ou l’audace de réussir est le titre du livre que le magnat des dépanneurs lançait, le 17 octobre, depuis le siège social de l’entreprise situé dans le parc industriel Centre, à Laval.

«Ce n’est pas l’histoire d’Alain Bouchard, mais l’histoire de ceux qui l’ont construit», dit-il tout en humilité.

Fab Four

Marqué à l’âge de neuf ans par la faillite de son père entrepreneur, qui a fait basculer une famille aisée dans la pauvreté, M. Bouchard a longuement insisté sur l’importance de bien s’entourer tout en saluant le talent et l’expertise de ses associés de la première heure, Jacques D’Amour, Richard Fortin et Réal Plourde.

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Dans l’ordre habituel, les partenaires de la première heure de Couche-Tard et toujours associés 35 ans plus tard: Richard Fortin, Alain Bouchard, Réal Plourde et Jacques D’Amour.  ©Photo – Photo TC Media – Mario Beauregard

Mais pour maintenir le Fab Four en place, le quatuor était déjà condamné à voir grand, très grand.

Au début des années 80, M.Plourde s’interrogeait à savoir s’ils n’étaient «pas trop forts» pour la taille de l’entreprise qui comptait alors une trentaine de dépanneurs. «On va la faire grosse. Réal, prépare-toi!», a relaté Alain Bouchard.

Trente-cinq ans plus tard, la multinationale Alimentation Couche-Tard inc. exploite plus de 12 000 magasins et met au travail au-delà de 100 000 personnes à travers la planète.

Les quatre partenaires ont construit «à partir de rien une constellation de dépanneurs dont le modèle d’affaires en fait l’entreprise la plus innovante et la plus efficace au monde», écrit en préface du livre l’ex-présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux.

Tour de force

La culture d’entreprise chez Couche-Tard a toujours favorisé l’autonomie de ses employés en les encourageant à faire preuve d’initiative.

«Laisser du pouvoir à nos gens, les laisser grandir en prenant leurs propres décisions, c’est  notre marque de commerce, c’est dans les gènes de l’entreprise», a soutenu son fondateur, rappelant au passage le marché très local que dessert un dépanneur.

À cet égard, l’auteur, Guy Gendron, a souligné que le livre racontait «l’histoire d’un homme d’exception qui a construit de ses mains un empire improbable, un empire de petits dépanneurs, un marché à la fois».

Puis, l’ex-journaliste actuellement ombudsman de Radio-Canada a parlé d’«une double revanche sur le destin», dont les années difficiles qu’Alain Bouchard, enfant, et sa famille ont dû traverser après que son père eut tout perdu à la fin des années 50.

Quant à la seconde revanche, M. Gendron a évoqué les railleries dont Couche-Tard avait été la cible au moment de s’inscrire en bourse, il y a 30 ans cette année.

«Un 100 $ investi en bourse à l’époque vaudrait 64 000 $ aujourd’hui», a-t-il fait valoir, après avoir laissé entendre qu’en 2017 Couche-Tard dominerait le palmarès des entreprises canadiennes au chapitre des revenus les plus élevés, incluant les grandes banques.

Pas à vendre, mais…

Alain Bouchard reconnaît l’enjeu que représentent les sièges sociaux dans l’économie.

«C’est tellement important», dit-il en faisant référence à tous ces emplois indirects qui découlent des achats de produits et services dans les entreprises locales.

Précisant qu’il «n’aime pas voir» ces centres de décisions quitter le Québec, M. Bouchard se garde bien de juger les entrepreneurs qui choisissent de vendre leur entreprise à des intérêts étrangers.

Doit-on en comprendre que, tant qu’il sera en poste d’autorité, Couche-Tard est au Québec pour y rester?

«On n’est pas à vendre, mais je ne dis pas que ça ne pourrait pas se vendre. Si jamais je ne pouvais pas transmettre la propriété avec des votes multiples à mes enfants, ça pourrait provoquer quelque chose. Ce n’est pas impossible, mais ce n’est pas dans les plans», explique le bâtisseur aujourd’hui âgé de 67 ans.

Toujours en mode acquisition

Cela dit, Alain Bouchard ajoute que «plus l’entreprise grandit, moins on est vulnérables à une prise de contrôle» d’un concurrent étranger.

À ce propos, son groupe, qui vient d’allonger 4,4 milliards US pour l’acquisition d’une chaîne de 2000 points de vente dans le sud-ouest américain, est toujours en mode acquisition, assure-t-il.

«Il y a encore beaucoup de place pour croître», avance l’homme d’affaires, citant en exemple les 8000 points de vente que Couche-Tard détient dans un marché américain comptant 150 000 magasins d’accommodation.

Enfin, Alain Bouchard planche présentement sur l’agrandissement du Centre de services à Laval, qui emploie à ce jour 296 personnes. «On pense commencer les travaux en 2017, ce qui permettrait de créer 200 emplois», termine-t-il.

Toujours à Laval, cette fois dans la partie est de l’île, Couche-Tard dispose également d’un centre de distribution où besognent 151 travailleurs.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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