Mis à jour le 21 août 2026 à 16h49
Le mercredi 19 août, environ 200 militant.e.s du Parti libéral du Québec (PLQ) étaient rassemblés au Château Royal, centre de congrès installé dans Chomedey, pour assister à un panel portant sur les femmes en politique.
Plus de 35 élu.e.s, candidat.e.s et anciens représentant.e.s se trouvaient dans l’audience. Des figures marquantes du PLQ ont également répondu présents et délecté le public d’un discours, soit Dominique Anglade, femme d’affaires et cheffe libérale de 2020 à 2022, et Charles Milliard, meneur du parti depuis cet hiver.
Tous deux ont rappelé les avancées féministes amenées par le PLQ depuis sa création. Le droit de vote des femmes de 1940 sous le gouvernement d’Adélard Godbout et l’obligation de former des conseils d’administration paritaires en 2011, que l’on doit à l’équipe de Jean Charest, en sont des exemples.

Charles Milliard s’est fait particulièrement rassembleur, accueillant toutes ses candidates avec lui sur scène, à quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale.
«Le Parlement, c’est la maison du peuple, puis le peuple est composé plus ou moins de 50% de femmes, alors il est temps qu’on ait encore plus de femmes qui siègent», a exprimé le chef du PLQ.

Panel
Avec Charlie Bourdages, présidente de la Commission-Jeunesse du PLQ, à l’animation, le panel a mis de l’avant les voix de Christine St-Pierre, ex-journaliste et députée de l’Acadie (2007-2022), Madwa Nika-Cadet, députée de Bourassa-Sauvé, Nancy Labbé, candidate pour la circonscription de Beauce-Sud, et Valérie Renaud-Martin, candidate libérale dans Trois-Rivières.
L’événement avait pour objectifs d’offrir un espace sécuritaire et stimulant aux femmes impliquées en politique québécoise ainsi que d’inspirer une relève libérale féminine.
«On veut entendre leur regard sur le Québec d’aujourd’hui et leur vision pour le Québec de demain, a déclaré Charlie Bourdages, mettant la table à l’édifiante discussion. Parce que l’engagement des femmes en politique ne se résume pas seulement à une question de parité: ça se mesure aussi aux idées qu’elles amènent, aux débats qu’elles enrichissent et aux ambitions qu’elles ont et portent pour notre société.»
Les panelistes ont soutenu l’importance d’avoir une véritable diversité au sein des représentant.e.s politiques québécois, c’est-à-dire de varier non seulement les genres des élu.e.s, mais aussi les origines, l’âge et le vécu.
Il a beaucoup été question de ce qu’est le leadership au féminin et d’en quoi il diffère du leadership plus traditionnel qui l’emporte souvent dans la province.
«Chaque femme qui s’engage en politique contribue à renforcer la démocratie, a martelé Brigitte Garceau, députée de Robert-Baldwin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine, en fin d’événement. Elles apportent une perspective indispensable pour défendre les droits des femmes, mais aussi l’égalité. Et c’est pour ça que c’est crucial que nous soyons nombreuses, visibles et entendues. Notre leadership, le leadership au féminin, est une réponse directe, une force collective et un message clair que nous ne reculerons jamais!»
Le quatuor de femmes a également discuté de ses souhaits pour l’avenir et prodigué des conseils porteurs pour leurs consœurs qui hésiteraient à se lancer dans le milieu. En résumé, elles ont recommandé de se faire confiance, de lutter contre le syndrome de l’imposteur, de créer des liens avec une mentore et de valoriser l’expérience de vie, qui teinte et enrichit grandement la prise de décisions en tant que députée.
Quant à leurs aspirations pour l’avenir politique de la nation, elles ont milité pour davantage de transpartisanerie, moins de polarisation, une révision du vocabulaire général aux connotations plutôt violentes employé pour décrire le domaine politique ainsi que pour une parité qui s’appliquerait aux postes de haute fonction publique.
L’idée d’une légifération ou, du moins, d’un refus ferme et public quant aux commentaires dégradants adressés aux personnalités politiques, particulièrement aux femmes, via les réseaux sociaux a aussi fait consensus.
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