Mis à jour le 20 mai 2026 à 14h35
Les précipitations concentrées accentuent l’aridité de la planète, selon une étude de Corey Lesk, professeur au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de Justin S. Mankin, professeur à l’Université Dartmouth, au New Hampshire.
Le réchauffement climatique fait en sorte que les précipitations prennent de plus en plus la forme d’épisodes concentrés, courts et intenses, séparés par de plus longues périodes sèches. L’étude, publiée dans la revue scientifique Nature, conclut que ce phénomène transforme la manière dont les précipitations sont absorbées par le sol et favorise une plus grande aridité de la surface terrestre.
Les conséquences de ces transformations pourraient être dévastatrices.
«On mesure souvent la sécheresse par ce qui manque, soit le cumul total des précipitations, mais la manière dont la pluie tombe est tout aussi importante, explique Corey Lesk, par voie de communiqué. Ces précipitations concentrées provoquent une évaporation accrue à la surface des sols, limitant leur capacité à retenir l’humidité, ce qui réduit la quantité d’eau disponible dans les terres pour les populations humaines et les écosystèmes.»
Conséquences pour les populations
Les chercheurs précisent que ce nouveau phénomène pourrait fragiliser les ressources mondiales d’eau.
En s’appuyant sur une projection d’un réchauffement climatique d’environ 2°C, les auteurs démontrent que la concentration des précipitations entraînera une évolution du climat vers des conditions anormalement sèches qui affecteront 27% de la population mondiale, peu importe les variations du total des précipitations reçues.
Corey Lesk le confirme dans cette communication aux médias. «Une diminution de l’humidité des terres, ainsi que de la quantité d’eau dans les lacs et les cours d’eau, peut affecter la productivité agricole, dégrader les écosystèmes et accroître la pression sur l’approvisionnement en eau potable, ce qui pourrait avoir d’importantes conséquences sur la vie humaine.»
Il ajoute que les outils de surveillance de la sécheresse doivent être repensés pour inclure la quantité, mais aussi la distribution des précipitations dans le temps aux calculs.
L’étude complète peut être consultée en anglais dans la revue Nature. (A.S.)
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