Mis à jour le 20 mai 2026 à 19h46
Des 115 bâtiments constituant le parc immobilier du Centre de services scolaires de Laval (CSSL), 33 sont munis de systèmes de géothermie ou de thermopompes qui permettent de limiter les effets des canicules.
Tous les mois de mai, le milieu scolaire attend avec anticipation la fin des classes et avec préoccupation les températures qui s’élèvent de plus en plus, et ce, de plus en plus tôt.
Sans parler de canicule ou de chaleur extrême, qui est définie par une température de 30 degrés Celsius et plus le jour par le gouvernement du Québec, une température jusqu’à 26 degrés Celsius a été atteinte ce mercredi 20 mai, dans la région de Laval. Avec l’ajout d’un facteur humidex modéré et d’un soleil plombant, il n’est pas trop tôt pour s’inquiéter du maintien d’un climat de classe adéquat.
«Il y a 20, 30 ou 40 ans, nous n’avions pas des enjeux de chaleur comme nous en vivons aujourd’hui et nos écoles n’ont pas été construites pour ça, relate Fannie Sénéchal, stratège en affaires publiques pour le CSSL. En plus des bâtiments vieillissants, il est vrai qu’en fonction de la disposition et l’orientation des locaux, certaines classes peuvent présenter des chaleurs plus élevées.»
Seuls 21 bâtiments du Centre de services comptent sur un système géothermique pour maintenir la température ambiante et 12 autres bénéficient d’un système de thermopompes. Que font les autres écoles primaires et secondaires pour assurer le bien-être des élèves et du personnel?
«Nous travaillons avec divers partenaires afin de trouver des solutions pérennes à cet enjeu national, confirme Fannie Sénéchal. Dans l’intervalle, le CSSL diffuse les bonnes pratiques à considérer en cas de chaleur accablante. À cet égard, nos équipes assurent une vigilance accrue en veillant à rendre chaque journée la plus confortable possible pour les élèves. Nos écoles ont des réalités différentes et nos équipes-écoles redoublent d’ingéniosité.»
Les actions effectuées incluent le positionnement stratégique de ventilateurs et le déplacement des classes vers des espaces aérés et plus frais, comme des gymnases ou auditoriums, ou encore vers une zone ombragée à l’extérieur.
Les équipes sont également invitées à prévoir des pauses plus fréquentes, à ajuster les activités pour limiter les efforts et l’exposition à la chaleur ainsi qu’à assurer une hydratation plus soutenue des occupant.e.s.
Aucune page du site web du CSSL n’offre d’information sur les épisodes de chaleur intense, mais il est coutume pour l’organisation de publier un communiqué appelant à la vigilance, le cas échéant, et qui renvoie vers les recommandations de la santé publique.
Actions à venir
«On travaille avec le ministère [de l’Éducation] pour des thermopompes qu’il nous a rendues disponibles suite à une offensive collective à travers le Québec, a révélé Jean-Pierre Archambault, directeur général adjoint du CSSL, lors d’une séance du conseil d’administration du Comité des parents de Laval. On attend une quinzaine de thermopompes qu’on va pouvoir installer. On a fait un travail de planification pour s’assurer de les répartir dans l’ensemble de notre parc immobilier.»
Cette initiative serait toujours à l’étape de planification et il serait trop tôt pour obtenir des détails, complète le bureau des communications du CSSL.
Aucune autre action ne serait prévue prochainement à Laval en lien avec le dossier chaleur, jugé «extrêmement important».
«Notre parc immobilier a [en moyenne] 57 ans, rappelait Mélanie Pouliot, architecte et directrice du service des ressources matérielles au CSSL, au CA du Comité de parents de Laval. Ça veut dire que, parfois, on a des entrées électriques qui ne sont pas plus grosses que celles [d’une maison régulière]. Maintenant, avec les équipements, chargements, luminaires et tout ce qui consomme de l’énergie, ces écoles n’ont pas été pensées avec toute cette capacité électrique. D’ajouter des systèmes électriques ou de ventilation, c’est beaucoup plus complexe que l’on pense et ça coûte des sommes énormes. Donc, on travaille de concert avec l’État.»
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