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Un investissement de 11 M$ pour les fugues

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Un investissement de 11 M$ pour les fugues

PRÉVENTION. La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a annoncé un financement annuel récurrent de 11 M$ pour diminuer le nombre de fugues au Québec, le 12 mars, au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval. Elle en a profité pour lancer un Plan d’action sur les fugues en centre de réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation.

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«Les fugues ne sont pas un phénomène nouveau, mais elles nous interpellent tous, souligne d’entrée de jeu la ministre Charlebois. Il est de notre responsabilité de mieux comprendre ce comportement chez certains jeunes et de mettre en place des actions qui permettront de les accompagner et de les soutenir afin qu’ils réalisent leur plein potentiel.»

24 actions

Le plan définit les 24 actions prioritaires regroupées sous 7 grands thèmes à mettre de l’avant afin de mieux protéger ces jeunes, en plus d’outiller les parents, les éducateurs et les partenaires du milieu pour comprendre davantage la fugue.

Ce plan vise à améliorer la qualité des services offerts et à soutenir, sur le plan clinique, les intervenants et les gestionnaires, tout en permettant de renforcer la concertation de l’ensemble des partenaires concernés.

La ministre Charlebois a souligné que ce Plan d’action s’est inspiré du rapport du vérificateur indépendant, André Lebon, et des intervenants du milieu. «Nous voulons en faire une priorité nationale.»

Portes barrées

On se souvient que la médiatisation de fugues multiples au Centre jeunesse de Laval avait forcé le gouvernement à se pencher sur la question et à nommer un vérificateur au début de 2016. L’une des mesures avait été notamment de verrouiller les portes de l’établissement.

«Tout le monde a parlé de la fameuse porte barrée, souligne la ministre Charlebois. Je ne veux pas que les gens pensent que parce qu’on barre la porte, on vient de régler l’affaire des fugues. Les fugues, c’est un moyen pour le jeune d’expérimenter des choses.»

Elle a ajouté qu’on ne pouvait pas se limiter à confiner les jeunes pour enrayer le phénomène, reconnaissant du même souffle que les centres jeunesse ne sont pas des centres de détention. Elle a précisé qu’ils ont la permission de sortir pour aller à l’école, visiter leurs parents ou grands-parents ou aller chercher de l’aide dans des organismes communautaires. «C’est un milieu de vie, les portes ne doivent pas être barrées», insiste-t-elle.

Sécurité

Pour sa part, Mme Charbonneau a indiqué l’importance d’agir et de trouver des solutions pour assurer la sécurité et le bien-être de ces jeunes vulnérables. «Les mesures concrètes qui sont proposées dans le plan d’action permettront d’améliorer la qualité des services offerts afin de mieux accompagner nos jeunes.»

Selon Martin. Coiteux, ministre de  la Sécurité publique, ces jeunes méritent qu’on consacre toute l’énergie nécessaire à bâtir une société où ils pourront grandir et s’épanouir en se sentant écoutés, appuyés et en sécurité. «Pour lutter efficacement contre les activités criminelles associées à l’exploitation sexuelle et pour protéger certaines personnes qui comptent parmi les plus vulnérables de notre société, les différents corps de police, les organismes et les institutions doivent agir de façon concertée.»

Le ministre a mentionné que la nouvelle escouade mixte spécialisée de lutte contre l’exploitation sexuelle avait ouvert 91 dossiers, menant à 31 arrestations et au dépôt de quelque 200 chefs d’accusation, dont 51 de proxénétisme et 13 de traite de personnes.

Lucie Vaillancourt, directrice du programme jeunesse au CISSS de Laval, s’est réjouie de cette annonce. «Ça vient structurer les mesures que l’on doit mettre en place pour améliorer nos pratiques pour mieux intervenir face à cette problématique des fugues, mentionne-t-elle. Ce plan touche l’ensemble des recommandations du rapport Lebon. Nous l’avons déjà mis en place.»

Enfin, Mme Vaillancourt croit que les intervenants ont besoin de ce soutien clinique et de cette concertation entre les différents partenaires.

Création d’emplois

Outre cet investissement, 63 nouveaux postes seront créés à la supervision clinique du personnel de réadaptation. Pour renforcer la concertation avec l’ensemble des partenaires, le Plan d’action prévoit aussi la formalisation d’ententes de collaboration ainsi que le déploiement d’un agent de liaison dans les 17 régions du Québec, afin d’assurer la coordination de ces collaborations. Une vigie nationale sur la fugue, l’exploitation sexuelle et la réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation sera également mise en place.

 

Sept grands thèmes

Une offre de service en réadaptation mieux adaptée aux jeunes à risque;

Une intervention individualisée répondant aux besoins particuliers des jeunes;

Des professionnels engagés et soutenus;

La concertation entre les partenaires;

La fugue et l’exploitation sexuelle : une attention particulière;

Le développement, l’évaluation et le transfert des connaissances;

La fugue des jeunes hébergés en centre de réadaptation, une priorité nationale.

«Les fugues ne sont pas un phénomène nouveau, mais elles nous interpellent tous, souligne d’entrée de jeu la ministre Charlebois. Il est de notre responsabilité de mieux comprendre ce comportement chez certains jeunes et de mettre en place des actions qui permettront de les accompagner et de les soutenir afin qu’ils réalisent leur plein potentiel.»

24 actions

Le plan définit les 24 actions prioritaires regroupées sous 7 grands thèmes à mettre de l’avant afin de mieux protéger ces jeunes, en plus d’outiller les parents, les éducateurs et les partenaires du milieu pour comprendre davantage la fugue.

Ce plan vise à améliorer la qualité des services offerts et à soutenir, sur le plan clinique, les intervenants et les gestionnaires, tout en permettant de renforcer la concertation de l’ensemble des partenaires concernés.

La ministre Charlebois a souligné que ce Plan d’action s’est inspiré du rapport du vérificateur indépendant, André Lebon, et des intervenants du milieu. «Nous voulons en faire une priorité nationale.»

Portes barrées

On se souvient que la médiatisation de fugues multiples au Centre jeunesse de Laval avait forcé le gouvernement à se pencher sur la question et à nommer un vérificateur au début de 2016. L’une des mesures avait été notamment de verrouiller les portes de l’établissement.

«Tout le monde a parlé de la fameuse porte barrée, souligne la ministre Charlebois. Je ne veux pas que les gens pensent que parce qu’on barre la porte, on vient de régler l’affaire des fugues. Les fugues, c’est un moyen pour le jeune d’expérimenter des choses.»

Elle a ajouté qu’on ne pouvait pas se limiter à confiner les jeunes pour enrayer le phénomène, reconnaissant du même souffle que les centres jeunesse ne sont pas des centres de détention. Elle a précisé qu’ils ont la permission de sortir pour aller à l’école, visiter leurs parents ou grands-parents ou aller chercher de l’aide dans des organismes communautaires. «C’est un milieu de vie, les portes ne doivent pas être barrées», insiste-t-elle.

Sécurité

Pour sa part, Mme Charbonneau a indiqué l’importance d’agir et de trouver des solutions pour assurer la sécurité et le bien-être de ces jeunes vulnérables. «Les mesures concrètes qui sont proposées dans le plan d’action permettront d’améliorer la qualité des services offerts afin de mieux accompagner nos jeunes.»

Selon Martin. Coiteux, ministre de  la Sécurité publique, ces jeunes méritent qu’on consacre toute l’énergie nécessaire à bâtir une société où ils pourront grandir et s’épanouir en se sentant écoutés, appuyés et en sécurité. «Pour lutter efficacement contre les activités criminelles associées à l’exploitation sexuelle et pour protéger certaines personnes qui comptent parmi les plus vulnérables de notre société, les différents corps de police, les organismes et les institutions doivent agir de façon concertée.»

Le ministre a mentionné que la nouvelle escouade mixte spécialisée de lutte contre l’exploitation sexuelle avait ouvert 91 dossiers, menant à 31 arrestations et au dépôt de quelque 200 chefs d’accusation, dont 51 de proxénétisme et 13 de traite de personnes.

Lucie Vaillancourt, directrice du programme jeunesse au CISSS de Laval, s’est réjouie de cette annonce. «Ça vient structurer les mesures que l’on doit mettre en place pour améliorer nos pratiques pour mieux intervenir face à cette problématique des fugues, mentionne-t-elle. Ce plan touche l’ensemble des recommandations du rapport Lebon. Nous l’avons déjà mis en place.»

Enfin, Mme Vaillancourt croit que les intervenants ont besoin de ce soutien clinique et de cette concertation entre les différents partenaires.

Création d’emplois

Outre cet investissement, 63 nouveaux postes seront créés à la supervision clinique du personnel de réadaptation. Pour renforcer la concertation avec l’ensemble des partenaires, le Plan d’action prévoit aussi la formalisation d’ententes de collaboration ainsi que le déploiement d’un agent de liaison dans les 17 régions du Québec, afin d’assurer la coordination de ces collaborations. Une vigie nationale sur la fugue, l’exploitation sexuelle et la réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation sera également mise en place.

 

Sept grands thèmes

Une offre de service en réadaptation mieux adaptée aux jeunes à risque;

Une intervention individualisée répondant aux besoins particuliers des jeunes;

Des professionnels engagés et soutenus;

La concertation entre les partenaires;

La fugue et l’exploitation sexuelle : une attention particulière;

Le développement, l’évaluation et le transfert des connaissances;

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