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Pratique «jugée raciste» dénoncée à l’Office municipal d’habitation de Laval

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Pratique «jugée raciste» dénoncée à l’Office municipal d’habitation de Laval

SOCIÉTÉ. Soutenu par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), l’ex-gestionnaire de l’Office municipal d’habitation de Laval (OMHL) Walter Romeo Rivera Tamacas dénonce une directive interdisant l’usage de leur langue maternelle par les employés hispanophones et anglophones pendant les heures de travail, et ce, même dans les conversations privées.

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La sortie publique s’est déroulée dans les bureaux montréalais du CRARR dans la matinée du 31 octobre.

«Du personnel se plaignait de l’usage de l’espagnol et anglais par des collègues, raconte M. Rivera Tamacas qui a travaillé à l’OMHL de juin 2014 à mai dernier comme directeur adjoint, responsable du développement et projets spéciaux.  Avec une nouvelle directrice générale, l’attitude a changé et une directive non écrite a été émise.»

Le gestionnaire d’expérience  affirme avoir rencontré son supérieur immédiat et la direction des ressources humaines pour essayer de leur faire modifier leur approche. «J’ai tenté de combattre cette discrimination à l’interne avec diplomatie et professionnalisme», précise celui qui soutient que les employés issus des minorités ethniques de sentaient sous surveillance constante, pendant que d’autres recevaient un avertissement direct pour avoir utilisé l’anglais.

Préoccupation à l’Office

«De facto, il n’y a jamais eu de directive claire émise, bien que des discussions ont eu lieu avec des employés à la suite de plaintes parce qu’ils ne peuvent pas savoir si les échanges sont d’ordre professionnel ou personnel dans une autre langue que le français, de répliquer Isabelle Pépin, directrice générale de l’OMHL. Depuis ce matin, nous sommes en état de choc.»

Une première rencontre a eu lieu avec plusieurs de la cinquantaine d’employés de l’organisme.

«Si M. Rivera peut avoir vécu un pareil malaise, a-t-on une mauvaise lecture de ce qui se passe dans nos bureaux? de continuer Mme Pépin. Il est nécessaire pour nous de faire une introspection, d’autant plus que notre mission est de répondre à des gens ayant besoin de logements sociaux. Nous n’avons pas encore reçu copie de la plainte. Nous allons en prendre connaissance et y répondre.»

Plainte officielle à venir

Notons que d’origine salvadorienne, Walter Romeo Rivera Tamacas est trilingue (français, espagnol, anglais) et a fait ses études en administration des affaires, urbanisme et géographie, à Montréal, avant d’occuper durant 12 ans des postes d’inspection et supervision au sein de plusieurs municipalités dont Mirabel, Rigaud, Hampstead, avant de se joindre l’OMHL.

En août, le gestionnaire a informé par écrit le conseiller municipal de Laval-les-Îles et président de l’OMHL, Nicolas Borne et la vice-présidente, Sandra Desmeules, du motif de sa démission et n’a reçu qu’un accusé de réception à ce jour.

«J’ai ressorti la lettre de démission de M. Rivera, nous remercies pour ses trois années remplies de beaux projets passés chez nous», de spécifier Isabelle Pépin.

Si le plaignant et la directrice générale s’entendent sur un point, c’est sur le besoin pour l’OMHL de renouveler son code d’éthique rendu désuet.

Pour sa part, Fo Niemi, directeur général  du CRARR, a déclaré que «cette situation est fort préoccupante, surtout pour une ville qui a reçu, en août dernier, 1 million $ du gouvernement du Québec pour édifier une société plus accueillante et inclusive à Laval, en plus d’être liée par la Loi 143 l’obligeant à mettre en œuvre des mesures d’accès à l’égalité dans l’emploi.»

M Niemi précise qu’après avoir interrogé deux témoins corroborant les dires de M. Rivera Tamacas en matière d’avis quasi formels et de contexte contraignant, le CRARR aidera l’ex-gestionnaire à déposer une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse pour discrimination fondée sur l’origine ethnique u nationale et la langue.

La sortie publique s’est déroulée dans les bureaux montréalais du CRARR dans la matinée du 31 octobre.

«Du personnel se plaignait de l’usage de l’espagnol et anglais par des collègues, raconte M. Rivera Tamacas qui a travaillé à l’OMHL de juin 2014 à mai dernier comme directeur adjoint, responsable du développement et projets spéciaux.  Avec une nouvelle directrice générale, l’attitude a changé et une directive non écrite a été émise.»

Le gestionnaire d’expérience  affirme avoir rencontré son supérieur immédiat et la direction des ressources humaines pour essayer de leur faire modifier leur approche. «J’ai tenté de combattre cette discrimination à l’interne avec diplomatie et professionnalisme», précise celui qui soutient que les employés issus des minorités ethniques de sentaient sous surveillance constante, pendant que d’autres recevaient un avertissement direct pour avoir utilisé l’anglais.

Préoccupation à l’Office

«De facto, il n’y a jamais eu de directive claire émise, bien que des discussions ont eu lieu avec des employés à la suite de plaintes parce qu’ils ne peuvent pas savoir si les échanges sont d’ordre professionnel ou personnel dans une autre langue que le français, de répliquer Isabelle Pépin, directrice générale de l’OMHL. Depuis ce matin, nous sommes en état de choc.»

Une première rencontre a eu lieu avec plusieurs de la cinquantaine d’employés de l’organisme.

«Si M. Rivera peut avoir vécu un pareil malaise, a-t-on une mauvaise lecture de ce qui se passe dans nos bureaux? de continuer Mme Pépin. Il est nécessaire pour nous de faire une introspection, d’autant plus que notre mission est de répondre à des gens ayant besoin de logements sociaux. Nous n’avons pas encore reçu copie de la plainte. Nous allons en prendre connaissance et y répondre.»

Plainte officielle à venir

Notons que d’origine salvadorienne, Walter Romeo Rivera Tamacas est trilingue (français, espagnol, anglais) et a fait ses études en administration des affaires, urbanisme et géographie, à Montréal, avant d’occuper durant 12 ans des postes d’inspection et supervision au sein de plusieurs municipalités dont Mirabel, Rigaud, Hampstead, avant de se joindre l’OMHL.

En août, le gestionnaire a informé par écrit le conseiller municipal de Laval-les-Îles et président de l’OMHL, Nicolas Borne et la vice-présidente, Sandra Desmeules, du motif de sa démission et n’a reçu qu’un accusé de réception à ce jour.

«J’ai ressorti la lettre de démission de M. Rivera, nous remercies pour ses trois années remplies de beaux projets passés chez nous», de spécifier Isabelle Pépin.

Si le plaignant et la directrice générale s’entendent sur un point, c’est sur le besoin pour l’OMHL de renouveler son code d’éthique rendu désuet.

Pour sa part, Fo Niemi, directeur général  du CRARR, a déclaré que «cette situation est fort préoccupante, surtout pour une ville qui a reçu, en août dernier, 1 million $ du gouvernement du Québec pour édifier une société plus accueillante et inclusive à Laval, en plus d’être liée par la Loi 143 l’obligeant à mettre en œuvre des mesures d’accès à l’égalité dans l’emploi.»

M Niemi précise qu’après avoir interrogé deux témoins corroborant les dires de M. Rivera Tamacas en matière d’avis quasi formels et de contexte contraignant, le CRARR aidera l’ex-gestionnaire à déposer une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse pour discrimination fondée sur l’origine ethnique u nationale et la langue.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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