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Sur la photo: Sylvie Lessard, directrice générale et artistique RTA, Frédérick Moreau, chef médiateur et Émilie Dazé, co-chercheure. (Photo gracieuseté – RTA/Olivier Hardy)

Culture

La RTA favorise l’inclusion des jeunes par le mentorat

La Rencontre Théâtre Ados (RTA) a dévoilé une étude de terrain, Lettres de mentors, qui met en contact des jeunes issus de l’immigration avec des ateliers artistiques incluant le théâtre.

Au final, le document a fait de plus de 160 pages. Pour le projet, des personnes venant de tous les milieux (médecine, arts et spectacle, sport, etc.) ont accepté de devenir des mentors afin d’initier ces jeunes au plaisir de la culture en français par des ateliers d’expression artistique et d’improvisation en présentiel.

«Ce sont des lettres qui sont envoyées aux élèves de la part des mentors et qui contiennent différentes thématiques, comme celle des superhéros, détaille Frédérick Moreau, chef médiateur et concepteur des activités de la RTA. Le but est d’arriver à une compréhension verbale de la thématique chez l’élève.»

Conclusions de l’étude

Selon l’étude, la RTA conclut que dans de bonnes conditions (niveau suffisant de français et climat de classe favorable), le projet obtenait de bons résultats grâce aux échanges affectifs et ouverts.

«Le point le plus important, c’est lorsqu’il y a des repères communs entre les mentors et les élèves, poursuit Frédérick Moreau. La thématique des superhéros a été assez bien comprise par la majorité, mais ce qui a su réunir autour d’un point commun, c’est la nourriture. Même si les élèves viennent tous et toutes de milieux différents, ils sont capables de se réunir autour d’un repère commun.»

Dans le cadre de l’étude, l’évaluation de la compréhension du français des jeunes se déroule en huit étapes qui vont de la compréhension non verbale à la performance entière dans un atelier théâtral.

«À l’aide d’un diagramme, on a pu déterminer que si l’élève atteignait plus rapidement la dernière étape de la compréhension, il va avoir moins de difficulté, contrairement à celui ou celle qui prendra plus de temps», explique M. Moreau.

Réceptibilité des jeunes

Même si certaines journées peuvent être plus ardues pour certains jeunes, qui peuvent se montrer moins tenté.es de participer aux ateliers, les coordonnateurs demeurent indulgents envers eux.

«Quand tu ne te sens pas bien: tu ne te sens pas bien. Au prochain atelier, tu y seras, c’est correct, tu vas briller», de dire Frédérick Moreau, en lisant la citation d’une des artistes médiatrices participantes.

Dans le but de faire apprendre le français aux personnes immigrées, la RTA s’est alliée avec des enseignantes de francisation du Centre de services scolaire de Laval.

Ce sont donc 24 classes d’accueil, soit 320 élèves de 12 à 17 ans et de différentes nationalités, qui ont participé à l’étude.

«On a développé des centaines d’ateliers chaque année dans les écoles secondaires et écoles primaires du 2e cycle», de souligner Sylvie Lessard, directrice générale et artistique de la RTA.

L’étude a été réalisée en collaboration avec l’équipe du Collaboratoire – Recherche intégrée en sciences sociales, une coopérative de chercheurs récoltant des données sur le terrain.

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