Mis à jour le 16 avril 2026 à 12h53
La possible démolition de l’aréna Richard-Trottier continue de faire jaser au conseil municipal. Cet enjeu a accaparé près de 30 minutes de la période de questions lors de l’assemblée du 14 avril.
Huit citoyens s’étaient inscrits pour témoigner. Certains remettaient en question le processus actuel, tandis que d’autres voulaient mettre en lumière le manque de glaces dans le secteur de Fabreville.
Audrey Charpentier, vice-présidente de Ringuette Laval, en faisait partie.
«Alors que je me bats à faire connaître la ringuette depuis plus de 30 ans – mais en tant que responsable du recrutement de mon association depuis maintenant 6 ans, – je suis complètement abasourdie de ne pas pouvoir œuvrer dans mon propre patelin, a-t-elle dénoncé. […] Les arénas les plus près de notre quartier sont à 15 minutes de voiture.»
Rappelons que le Comité de démolition a tenu une audience publique, le 30 mars, afin d’inviter les citoyens à s’exprimer sur la démolition de ce bâtiment patrimonial qui est inutilisé depuis 2018. À la suite de celle-ci, l’instance municipale avait décidé de reporter sa décision à une séance ultérieure dont la date n’a pas encore été annoncée.
Parole aux citoyens
L’opposition a profité de cette séance de questions pour réaffirmer sa position sur cet enjeu: elle souhaite qu’une consultation publique sur l’avenir de ce lieu soit tenue avant la démolition, et non pas lorsque l’immeuble sera à terre.
«On met la charrue devant les bœufs, a déploré Louise Lortie, conseillère municipale de Marc-Aurèle-Fortin. On parle de démolir d’abord, puis de réfléchir ensuite à l’avenir du site. C’est exactement le contraire de ce qu’on devrait faire comme gouvernement de proximité.»
«En porte à porte, [l’avenir de l’aréna] est une question qui est revenue régulièrement, a ajouté le conseiller Martin Vaillancourt, dont le district de Fabreville-Sud héberge l’aréna. Les citoyens sont concernés de savoir ce qui se passe et […] ça démontre qu’on doit avoir une consultation. Une démolition, c’est irréversible.»
Mme Lortie a également déposé une lettre de Jocelyn Thibault, ancien gardien de but de la Ligue nationale de hockey, appelant à la préservation de l’aréna.
«Rénover, moderniser et redonner vie à l’aréna Richard-Trottier enverrait un message clair que Laval choisit d’investir dans ses jeunes et dans ses milieux de vie, écrit l’ancien directeur général de Hockey Québec. Je vous invite respectueusement à reconsidérer l’approche actuelle et à privilégier une option permettant de préserver cet aréna de quartier, où de nombreux jeunes ont fait leurs débuts au hockey. Laval a besoin d’espaces pour faire bouger ses jeunes. L’aréna Richard-Trottier en fait partie. On ne peut pas se permettre de perdre une telle infrastructure à Laval.»
M. Vaillancourt a plutôt déposé un avis de proposition demandant au comité exécutif de s’engager «à ne pas autoriser la démolition de l’aréna Richard-Trottier tant qu’une consultation publique sur l’avenir de ce bâtiment n’aura pas été complétée».
Il y demande aussi que le comité exécutif «mandate la direction générale afin que la consultation publique porte sur toutes les options possibles permettant de répondre aux besoins de la population du quartier en infrastructures de proximité».
L’avis sera débattu le mois prochain.
Coûts démesurés
De son côté, le maire Stéphane Boyer a justifié les démarches par le fait que le bâtiment actuel n’était plus utilisable.
«Peu importe ce qu’on va faire et la vocation qu’on veut dédier au site, le bâtiment est tellement désuet qu’il faudra reconstruire quelque chose et obtenir l’autorisation de démolir l’ancienne structure», a-t-il insisté.
Il a noté l’état de la dalle de béton et de la structure, la corrosion, ainsi que l’argile sous l’aréna où s’accumule l’eau comme étant quelques-unes des raisons qui auraient engendré des «coûts démesurés pour rénover l’aréna».
M. Boyer a toutefois ajouté qu’il entendait les citoyens qui demandent une consultation publique dans le contexte de démolition de la structure. «On va suspendre la décision pour s’assurer de clarifier qu’elle sera la suite avant de poser tout autre geste nécessaire», a-t-il complété.
Pétition lancée
Une pétition a d’ailleurs été lancée par le Parti Laval dans la soirée du 14 avril.
On demande à la Ville «de tenir une consultation publique complète, accessible et transparente sur l’avenir du site, incluant notamment l’option de préservation du bâtiment de l’aréna, et ce, avant toute décision irréversible concernant l’aréna Richard-Trottier.»
Au moment d’aller en ligne, elle comptait un peu plus de 350 signataires.
Elle est disponible au voselus.info/pétitionarénatrottier.
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