Mis à jour le 21 juillet 2026 à 12h39
À moins de trois mois des élections, le Parti libéral du Québec a confirmé trois de ses six candidats qui brigueront les suffrages à Laval le lundi 5 octobre prochain, toutes des femmes.
Dans le comté des Mille-Îles, on sait depuis deux mois que la députée Virginie Dufour sollicitera un second mandat.
«Le message que je vais porter lors des prochaines élections est que Mille-Îles et tout Laval méritent un financement de leurs services publics à la hauteur de leur population grandissante, de leur développement économique et de leur vitalité, précisait-elle en entrevue au Courrier Laval au moment d’annoncer sa candidature à sa réélection. Il faut qu’on reconnaisse Laval comme le moteur économique qu’elle est devenue.»
Celle qui fut conseillère municipale dans Sainte-Rose et membre du comité exécutif lors des deux mandats de l’administration du maire Marc Demers (2013-2021) déplorait que, sous le gouvernement caquiste, la 3e ville en importance au Québec s’est retrouvée bonne dernière dans le classement des régions quant aux investissements par habitant.
Une déclaration qui va dans le sens de ce que réclame le maire Stéphane Boyer des chefs des principaux partis provinciaux, à savoir un engagement ferme à l’effet de corriger cette iniquité afin que Laval obtienne sa juste part en termes d’investissements publics.
Déterminée à poursuivre son action politique, Mme Dufour veut «mener à terme les projets» qu’elle a défendus au cours du présent mandat, notamment en matière d’environnement et d’habitation dont elle est la critique de l’opposition officielle dans le cabinet fantôme.
Le chef Charles Milliard, qui la dépeint comme une porte-parole hors-pair, s’est réjoui de la retrouver à ses côtés pour la prochaine campagne: «Elle est un membre important du caucus libéral et une excellente représentante des citoyens de la rive nord de Montréal.»
Sainte-Rose
Dans la circonscription de Sainte-Rose, le PLQ présentera Dre Cécile Tremblay, un visage familier au Québec pour avoir accordé près d’un millier d’entrevues aux médias dans la foulée de la crise sanitaire.
À son investiture en avril dernier, le leader libéral avait salué le «parcours inspirant» de sa candidate vedette qui, après avoir exercé la profession d’infirmière pendant 14 ans, réorientait sa carrière vers la médecine, se spécialisant dans les maladies infectieuses avant de poursuivre sa formation en recherche sur le VIH à la faculté de médecine de l’Université Harvard, dans l’État du Massachusetts.
Celle qui a dirigé le Réseau SIDA-maladies infectieuses du Fonds de recherche du Québec (FRQS) est « reconnue internationalement pour ses travaux sur le VIH», faisait d’ailleurs valoir Charles Milliard en point de presse.
Engagée auprès des populations vulnérables durant ses années de pratique, la principale intéressée dit souhaiter poursuivre son implication sociale dans l’arène politique.
À cet égard, son chef entend mettre à profit l’expertise du Dre Tremblay pour améliorer le système de santé au Québec et l’accès aux soins et services de première ligne.
Cécile Trembaly est microbiologiste-infectiologue, chercheure et cheffe du Service de microbiologie au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).
Laval-des-Rapides
La 3e candidate confirmée est Caroline De Guire qui, jusqu’au 7 juillet, occupait la présidence et direction générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval depuis 2020.
«Je veux mettre mon expérience économique au service du Québec, de Laval et de Laval-des-Rapides», a-t-elle déclaré lors de l’annonce de sa candidature dans le comté de Laval-des-Rapides.
Économiste de formation, Mme De Guire a consacré plus de 25 ans au développement économique et à l’innovation, a indiqué Charles Milliard tout en vantant ses qualités de rassembleuse et sa capacité à transformer des idées en actions et résultats tangibles.
«On a besoin de plus de Caroline De Guire en politique québécoise», a fait valoir le chef au sujet de celle qu’il dépeint comme une personne «structurée, méthodique, respectueuse et énergique».
Les deux se connaissent depuis 2020, année où Charles Milliard prenait les rênes de la Fédération des chambres des commerces du Québec. Son couronnement à la chefferie du PLQ l’hiver dernier a d’ailleurs «fait une grande différence» dans la réflexion entourant cette importante décision de faire le saut dans l’arène politique, a confié la principale intéressée.
Sans surprise, son discours était à forte teneur économique.
«Pour faire face à cette crise des finances publiques, on doit s’appuyer sur un moteur économique, notamment nos PME et nos industries […] On ne pourra pas financer durablement nos services publics si on ne renforce pas notre capacité à produire, exporter et créer de la valeur», a-t-elle insisté.
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