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Annie Koutrakis se lance dans Vimy, des questions subsistent

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Élections fédérales

Annie Koutrakis se lance dans Vimy, des questions subsistent

La candidate du Parti libéral (PLC) dans Vimy, Annie Koutrakis, a lancé sa campagne mardi soir devant 150 personnes venues lui exprimer leur soutien.

Le lancement tardif de la campagne de Mme Koutrakis s’explique probablement par les événements survenus dernièrement dans sa circonscription et que nous évoquons plus bas.

Mme Koutrakis a expliqué ses motivations à se lancer, en utilisant d’abord l’anglais, comme dans une bonne partie de son allocution:

«J’ai décidé de me lancer avec le PLC parce qu’au fond de moi, je sais que j’ai toujours été une libérale et que je défends les idées qui soutiennent la classe moyenne et la famille.»

Elle a continué:
«Je vais aussi le dire en français parce que c’est très important: avec l’allocation aux enfants, nous avons aidé plus de 20 400 enfants dans Vimy. Nous avons donc décidé de la bonifier pour la porter à 6639 $ par année.»

La candidate a aussi parlé de faciliter l’accès à une première propriété pour les jeunes familles, hausser de 10 % l’allocation aux aînés et l’importance accordée par son parti aux transports collectifs.

Imbroglios dans Vimy

Nous recherchions les commentaires de Mme Koutrakis sur les circonstances entourant son saut dans la campagne, notamment la controverse entourant la députée libérale sortante, Eva Nassif.

En effet, un mois après avoir annoncé son retrait de la politique, Mme Nassif affirmait dans une entrevue choc au Globe & Mail qu’elle a été «tassée» par son propre parti, le PLC.

Crainte de répondre

Nous avons demandé deux fois à Mme Koutrakis de commenter le vote négatif sur sa candidature par l’association libérale de sa circonscription.

La première fois, elle a demandé que son directeur des communications, Marc-André Blanchet, soit à ses côtés, mais elle s’est ensuite détournée.

La deuxième fois, elle a nous a dit: «C’est préférable de parler avec M. Blanchet; ce soir, ce n’est pas la place pour faire ça».

Rappelons que le 29 septembre, le PLC a destitué le PDG de l’Association libérale de Vimy, Giuseppe Margiotta, qui a toujours soutenu Eva Nassif. Le trésorier de l’association a aussi été éjecté.

Règles brisées

Ainsi, M. Blanchet a expliqué au Courrier Laval:

«On sait très peu de choses sur la nomination de Mme Koutrakis; notre équipe a été formée tout récemment, mais nous savons que c’est le Parti qui l’a choisie» (et non le contraire).

«Nous avons pris une entente avec le PLC pour le financement et, a-t-il ajouté, à ma connaissance, les fonds de l’association de Vimy ont été transférés à l’agent de Mme Koutrakis; je n’en sais pas plus car je suis très occupé à faire campagne.»

«Il faut rappeler que quelqu’un a brisé les lignes (les règlements) du Parti, comme le dit votre article dont le titre Eva Nassif brise le silence m’a amusé, puisqu’elle n’a pas répondu à vos questions.»

La position de l’Association libérale de Vimy reste marquée du mystère et M. Blanchet s’est montré laconique:

«Ce que je peux dire, c’est que c’était loin d’être unanime et que ceux de l’autre camp l’ont assurée de leur collaboration», a-t-il déclaré, pendant que la candidate était occupée à serrer des mains.

On sait donc qu’il n’y a «pas eu unanimité», mais personne n’a pu nous dire combien de gens siègent à l’exécutif de Vimy et ont participé au vote.

Le Parti s’en occupe

La décision de choisir Mme Koutrakis est donc celle de l’exécutif national du PLC?

«C’est ce que j’ai compris, répond M. Blanchet; je ne vois pas quoi d’autre ce pourrait être, mais je ne sais pas si ça vient de l’exécutif québécois ou national.»

«L’absence d’unanimité lors du vote de l’association a eu du poids dans la balance» (pour choisir Mme Koutrakis).

«On m’a dit: “essaye de dealer avec ça le mieux que tu peux”, et je me suis lancé. Pour le reste, autant que je sache, c’est le Parti qui s’en occupe.»

À propos de Eva Nassif, M. Blanchet a eu ce commentaire:

«Quand on veut garder son poste, on se fait valoir, on ne démissionne pas.» Aurait-on suggéré à Mme Nassif de démissionner? Il ne le sait pas.

La directrice de campagne, Sylvie Jobin, n’a pas beaucoup ajouté aux propos de M. Blanchet et nous a dirigés vers le site web du PLC.

«Nous voulons simplement nous concentrer sur la campagne», ont-ils déclaré.

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