Mis à jour le 08 mai 2026 à 17h26
Animateur de foule, comédien, clown, peintre et professeur d’arts, Guy Tremblay est un véritable touche-à-tout. À 85 ans, il affiche une créativité toujours en éveil. Dernière preuve en date: le lancement de son documentaire Vieux fou, une œuvre qui retrace avec sensibilité et vivacité le parcours d’un homme à la carrière aussi riche qu’atypique.
Le documentaire a été présenté en primeur le 18 avril au Boisé Notre-Dame, dans Chomedey, devant une centaine d’invités.
Vieux fou, réalisé par Pascal Chaumont, nous fait découvrir le parcours bien rempli de M. Tremblay connu, entre autres, pour son personnage du Pharaon Grand Toutankhidou depuis une quinzaine d’années. Il a d’ailleurs fait des apparitions remarquées dans le balado Rince-Crème du duo Les Denis Drolet.

Le projet naît en septembre 2025. «J’avais très envie de réaliser un documentaire pour mes 85 ans, raconte-t-il. À mon âge, je n’ai plus de temps à perdre et j’aime les défis. J’ai alors contacté Pascal Chaumont et Aline Viens, les fondateurs des Productions Chaumont, pour concrétiser ce film qui me tenait vraiment à cœur.»
Onze jours de tournage ont été nécessaires pour aller à la rencontre de ses proches et des membres de sa famille, afin de dresser un portrait complet de cet artiste, alias Tiguydoux.
«J’ai partagé, pour ce documentaire, près de 5000 archives personnelles, précise-t-il. Et j’ai dû faire le tri! Je possède au moins 20 000 archives couvrant l’ensemble de ma carrière.»
Le public est invité à découvrir ce documentaire du 12 mai au 12 juin via le site www.vieuxfou.com. Par la suite, le film sera présenté dans divers festivals.
Vie de scène
Guy Tremblay, résident de Laval depuis plus de 20 ans, est originaire de Jonquière. Il a passé une partie de son enfance à l’orphelinat de Chicoutimi. «C’est finalement dans cet établissement que tout a basculé, confie-t-il. À l’âge de 8 ans, on est venu me chercher pour faire du théâtre. J’ai eu le privilège d’incarner différents personnages, et ça m’a vraiment donné le goût de jouer!»
M. Tremblay raconte avoir toujours été attiré par les spectacles, et particulièrement le théâtre. «Je me suis joint à une troupe de théâtre au Saguenay, et cela a marqué le point de départ de mon parcours dans cet univers.»
Il poursuit ensuite des études aux Beaux-Arts, à Québec, pendant cinq ans, faute d’avoir pu intégrer une école de théâtre. «Je devais être comédien, c’était mon idée de départ, mais on m’a informé que j’étais trop vieux de seulement deux mois pour entrer, à l’époque, au Conservatoire d’art dramatique de Québec.»
Dans le cadre de ses études, il séjourne un an à Paris afin de se spécialiser en pédagogie artistique. «J’ai terminé mon cursus en décoration d’intérieur. J’ai toujours eu une attirance particulière pour les couleurs», dit-il.
Pour financer ses études, il raconte avoir travaillé cinq étés dans l’entreprise de son beau-frère, spécialisée en aluminium, à Baie-Comeau.
Tout s’enchaîne par la suite. L’Institut des arts du Saguenay lui fait les yeux doux. «La directrice m’a contacté et m’a offert un poste de professeur en décoration d’intérieur.»
Deux ans et demi plus tard, il obtient une bourse du Consulat français. «Cela m’a permis de passer un an à Paris, indique-t-il. Quelle joie! J’aime tellement cette ville. Je me suis alors perfectionné en pédagogie artistique.»
À Paris, il prolonge finalement son séjour en suivant des cours au Musée du Louvre en histoire de l’art. «Ce voyage a rempli mon bagage culturel pour revenir au Saguenay. Et les portes se sont ouvertes pour m’offrir des postes dans le domaine des arts», se remémore-t-il.
De l’enseignement au stand-up
M. Tremblay enseigne alors au Cégep de Jonquière en initiation au théâtre et crée aussi des ateliers d’art. Pendant ses congés d’été, il participe à la création de spectacles et devient également animateur de foule. «Dès qu’il y avait une scène, il fallait que j’embarque», dit-il.
Les Jeux olympiques ont été l’un des moments les plus marquants de sa vie. «On m’a confié l’animation des Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Je me suis produit dans le Vieux-Montréal, au stade olympique et au parc La Fontaine. J’étais très fier de cette belle expérience gravée dans ma mémoire», note-t-il.
Depuis quelques années, M. Tremblay s’intéresse au stand-up. «C’est une autre folie! J’adore être sur scène, c’est ma raison d’être. Tant qu’on a la passion, on peut faire des choses extraordinaires», conclut-il.
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