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Une attaque frontale contre le droit à la négociation, clame le SCFP

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Une attaque frontale contre le droit à la négociation, clame le SCFP

PACTE FISCAL. Accepté à 80 % des maires de l’UMQ, réunis en assemblée extraordinaire le 23 septembre, le projet d’entente de partenariat négocié entre les partenaires municipaux et le gouvernement du Québec a été vivement critiqué par le milieu syndical.

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Le pacte fiscal 2016-2019 conférerait, entre autres, le pouvoir aux municipalités de décréter les conditions de travail à leurs employés syndiqués advenant une impasse à la table des négos.

Si la présidente de l’Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, y voit un «outil législatif essentiel pour rétablir l’équilibre dans les relations du travail», le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) parlent plutôt d’une «attaque frontale contre le droit à la négociation».

Cadeau empoisonné

«Le gouvernement du Québec coupe les vivres aux municipalités et leur offre en retour des armes pour taper sur leurs employés, encore une fois. Cette guerre affaiblirait les villes de multiples manières, notamment en rendant très difficiles le recrutement et la rétention de la main-d’oeuvre. Bref, c’est encore une déclaration de guerre de ce gouvernement contre les services publics», a réagi par communiqué Marc Ranger, directeur adjoint du SCFP-Québec, Syndicat représentant la grande majorité des employés municipaux, dont les cols bleus de la Ville de Laval et les chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Laval (STL).

Le dirigeant syndical invite d’ailleurs les élus municipaux du Québec à étudier avec grande prudence ce qu’il qualifie de «nouveau cadeau empoisonné du ministre [Pierre] Moreau».

Policers

Du côté de la Fraternité des policiers de Laval, le président André Potvin estime que le gouvernement Couillard propose de régler «un problème qui n’existe pas» pour permettre aux municipalités «de couper dans les conditions de travail des employés».

Ce dernier évoque le fait que les négociations dans le secteur municipal vont plutôt rondement. Selon le président de la FTQ, Daniel Boyer, 84 % des conventions collectives sont présentement réglées, alors que 98 % d’entre elles ont été signées sans qu’il y ait eu conflit de travail.

M. Potvin, dont les membres sont sans contrat de travail depuis bientôt deux ans, espère que le maire Marc Demers tiendra le même discours qu’en 2014, entourant le projet de loi 3 sur l’avenir des régimes municipaux de retraite.

Position de la Ville

Incidemment, en matière de relations de travail, le porte-parole au cabinet du maire, François Brochu, affirme que Marc Demers demeure fidèle aux vertus qu’il défendait, l’an dernier, en commission parlementaire.

Dans la foulée du projet de loi 3, le maire Demers y prônait la négociation plutôt que la confrontation, lui qui réclamait du gouvernement un cadre législatif plus souple et flexible favorisant une entente négociée.

«D’obtenir un droit unilatéral de déterminer des conditions de travail des employés municipaux n’est pas un ingrédient propice à une négociation saine et fructueuse, et ce, dans le meilleur intérêt de l’ensemble des citoyens», fait valoir M. Brochu, non sans rappeler que le pacte fiscal sur la table représente pour les Villes des compressions de 1,2 G$ sur 4 ans.

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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