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Un virage vert pour les motoneigistes

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Un virage vert pour les motoneigistes

ENVIRONNEMENT. Le lancement du programme de certification environnementale des sentiers de motoneiges du Québec, le 8 mars à Laval, marque l’aboutissement d’un long processus, dont le premier jalon a été posé en 2010 avec l’adoption d’un Plan d’action en développement durable.

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Offert sur une base volontaire, le programme écoSentier cible la certification de 2500 kilomètres de sentier par année. À ce rythme, les 33 000 kilomètres de sentiers que planifient, aménagent et entretiennent les clubs de motoneigistes à travers la province seraient tous dûment certifiés en 2029.

La priorité sera toutefois accordée aux sentiers interrégionaux Trans-Québec, qui comptent pour plus de 40 % du terrain de jeu québécois.

Vérificateur indépendant

La tâche d’attester la certification incombera à Nature-Action Québec, qui vérifiera de façon objective la qualité des mesures environnementales appliquées dans les sentiers selon un processus de normalisation.

Ce vérificateur indépendant verra à ce que les sentiers audités répondent aux normes et exigences du programme en matière de planification, d’aménagement, de maintenance et de gestion des matières résiduelles.

En 2014, le Club de motoneigistes de Laval, qui regroupe quelque 700 membres, a participé au projet-pilote lié à l’implantation de ce programme, dont la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) fait la promotion auprès de ses membres depuis l’automne dernier.

Incidemment, 13 clubs affiliés à la FCMQ ont déjà soumis une demande en vue d’une éventuelle certification. À ce jour, 350 kilomètres de sentier sont certifiés.

Protection de la faune

Présidente de la Fédération à l’origine de cette initiative, Denise Grenier table sur l’effet d’entraînement au sein de son industrie pour que l’écoSentier produise «un réel impact sur l’effort collectif de protection de la biodiversité, particulièrement sur les espèces aquatiques désignées vulnérables ou menacées».

Directeur général de Nature-Action Québec, Pascal Bigras abonde dans le même sens.

«Cet aménagement durable contribue à la sauvegarde des écosystèmes, à la conservation de la biodiversité, au maintien de la productivité des forêts, à la conservation de l’eau et des sols et à satisfaire aux besoins multiples des utilisateurs», a-t-il déclaré, tout en qualifiant cette certification d’excellent moyen pour résoudre les conflits d’usages.

La Fondation de la Faune du Québec (FFQ) et le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports du Québec ont également salué ce programme, dont ils sont partenaires.

PDG de la FFQ, André Martin en a vanté les mérites et souligné l’importance de protéger l’habitat de la faune, notant au passage la présence de plus de 500 000 motoneiges et véhicules tout-terrain immatriculés au Québec.

Quant à la directrice de la sécurité en transport au Ministère, qui a financé à la hauteur de 125 000 $ ce programme, France Dompierre a fait valoir que la mobilité durable était une priorité ministérielle.

Elle a terminé en incitant les motoneigistes à adopter des comportements sécuritaires sur les sentiers, rappelant que 2014 avait été l’année la plus meurtrière au Québec avec 35 décès.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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