Connectez-vous à nous

Un ado ne veut plus prendre l’autobus

Actualités

Un ado ne veut plus prendre l’autobus

Un élève de l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle ne veut plus prendre l’autobus, car il aurait des nausées en raison de la fumée de cigarette provenant des élèves et des chauffeurs qui fument près des véhicules.

Commentaires

Le jeune respire difficilement et l’odeur le dérange, voire même le répugne. «Je dois aller chercher mon fils depuis deux jours, raconte la mère de l’adolescent qui a tenu à garder l’anonymat par crainte de représailles pour son fils. Je ne pourrai pas faire cela quotidiennement. C’est impensable! Il n’en peut plus, J’aimerais que le problème se règle.

Quand il arrive à la maison, il doit prendre de grandes respirations et il n’a pas le goût de souper, précise-t-elle. Il a trop mal au cœur.»

La mère admet avoir laissé des messages au directeur de l’école, mais il ne l’a pas rappelée. «J’ai communiqué avec la Commission scolaire de Laval (CSDL) et on m’a dit que le directeur de l’école était le responsable et qu’il règlerait le problème de fumer près des autobus», souligne celle qui aimerait que la Loi sur le tabac soit respectée et appliquée.

Récalcitrants

Dès que la cloche sonne, quelques élèves des différents établissements, surtout au secondaire, s’allument une cigarette avant d’embarquer dans leur autobus. Quelques chauffeurs font la même chose en grillant une cigarette avant le voyage. Pourtant, ils contreviennent tous à la Loi.

Avertissements

Le directeur de l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle, Stéphane Côté, a promis que les fautifs auront des avertissements. «On a reçu la plainte et nous allons la traiter. Nous allons faire des interventions», indique-t-il.

Pour sa part, le porte-parole de la CSDL, Jean-Pierre Archambault, a affirmé qu’une politique du tabac est en place depuis 1999. «Ce n’est pas nouveau pour la CSDL d’interdire l’usage du tabac à l’école. C’est contraire à notre politique de saines habitudes de vie», affirme celui qui trouve inacceptable que les élèves ou les chauffeurs d’autobus fument sur les lieux des écoles.

Il reconnaît que les moyens de répression envers les jeunes ne sont pas efficaces. La CSDL préfère miser sur la prévention. «Il faut s’assurer de sensibiliser les jeunes aux effets néfastes de l’usage de la cigarette», précise-t-il, avant d’ajouter que des inspecteurs donnaient des contraventions il y a quelques années. «Maintenant, nous n’en avons plus.»

Certains chauffeurs d
Certains chauffeurs d’autobus fumeraient trop près de leur véhicule.  ©Photo – Sylvain Lamarre

Règlementation claire

Depuis le 26 mai, la nouvelle Loi sur le tabac adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale interdit de fumer sur les terrains des établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, y compris les centres de formation générale aux adultes et les centres de formation professionnelle.

On se souvient qu’il est interdit à quiconque de fumer aux heures où l’école reçoit des élèves et de fournir du tabac aux mineurs sur les terrains d’un établissement d’enseignement depuis le 1er septembre 2006.

Tous les visiteurs peuvent profiter d’un environnement sans fumée. L’interdiction de fumer sur ces terrains est applicable en tout temps.

Les fumeurs qui contreviennent à cette nouvelle Loi s’exposent à une amende pouvant totaliser 1500 $. Le fait de tolérer qu’une personne fume dans un endroit où il est interdit de le faire est passible d’une amende allant de 1000 à 25 000 $.

Commentaires

Continuer la lecture
Vous aimeriez aussi...

Journaliste sport et communauté

Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Actualités

Publicité

Nous suivre sur Facebook

Nous suivre sur Twitter

Archives d’articles

Publicité
Haut de page