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Michel Trottier réclame la démission de Ray Khalil

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Michel Trottier réclame la démission de Ray Khalil

CONTROVERSE. Élu indépendant, Michel Trottier réclame la tête du conseiller municipal de Sainte-Dorothée, Ray Khalil, qu’il juge ne plus avoir la légitimité pour siéger au conseil municipal.

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Le conseiller de Fabreville réagissait, le 1er février, à un reportage du Journal de Montréal, selon lequel Ray Khalil serait impliqué dans la gestion d’un restaurant qui s’adonnerait à la vente de tabac sans permis.

«J’ai un énorme malaise à siéger à côté de ce gars-là», lance M. Trottier à propos de celui dont deux employés du Lordia, cet établissement du 605, boulevard Curé-Labelle, identifiaient comme le gérant de l’endroit. Pour sa part, le principal intéressé aurait déclaré avoir délaissé depuis plusieurs mois la gérance du restaurant détenu par son père, tout en concédant qu’il lui arrivait encore de s’impliquer au besoin.

Citant une porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, le quotidien contredit Ray Khalil, qui lui affirmait que le restaurant dispose de «tous les permis nécessaires» permettant l’usage des chichas (ces grandes pipes à eau d’origine persane utilisées pour fumer le tabac) à l’intérieur de l’établissement.

Le restaurant aurait d’ailleurs payé 2400 $ d’amendes à la suite de deux infractions, commises en 2013, en lien avec ce type d’activité, rapporte-t-on.

Lien de confiance rompu

M. Trottier souligne qu’il n’avait pas fait de vagues en 2014 lorsque les médias avaient révélé une perquisition menée, l’été précédent, dans le garage de la résidence du père de Ray Khalil, visant le démantèlement d’un réseau actif dans la contrebande de tabac à chicha à Montréal et Laval.

Les policiers y avaient saisi plusieurs contenants de chicha présumée de contrebande, des armes à feu qui n’auraient pas été entreposées selon les normes en vigueur, ainsi qu’une somme de 66 000 $ en argent comptant.

Sauf qu’en apprenant aujourd’hui que «le restaurant où il [Ray Khalil] est gérant et traiteur sert illégalement du tabac [à chicha], permet de fumer et qu’en plus, on facture sans reçu le bien qui est consommé», Michel Trottier estime le lien de confiance entre l’élu du Mouvement lavallois (ML) et les citoyens rompu.

«Par respect pour les citoyens de Laval, le code d’éthique qui nous régit et pour maintenir la confiance du public en ses élus, je demande la démission du conseiller Khalil […] Je demande également une enquête policière qui viendra faire la lumière sur cette affaire qui, encore une fois, propulse Laval dans les médias pour les mauvaises raisons.»

Michel Trottier rappelle que le maire Marc Demers a fait campagne sur le thème de l’éthique et de l’intégrité en décriant les scandales de l’ère Vaillancourt.

L’appui de son chef

Au cabinet du maire, François Brochu assure que Ray Khalil jouit de la totale confiance de son chef et maire de Laval, Marc Demers.

«Ray Khalil n’est ni propriétaire ni actionnaire ni administrateur et ni dirigeant du Lordia. C’est le restaurant de son père. Il est présent occasionnellement, c’est l’entreprise familiale, mais il a abandonné toute activité au sein de Lordia graduellement après son élection de novembre 2013», explique M. Brochu, affirmant du reste que le conseiller n’a jamais été gérant du restaurant.

Cela dit, la mairie ne mandatera pas le Bureau d’intégrité et d’éthique de Laval (BIEL) pour faire la lumière sur cette histoire. «Les réponses de Ray sont tout à fait satisfaisantes. Il n’a aucune implication dans le commerce de son père», termine M. Brochu.

Au comité exécutif

Pour sa part et bien qu’il refuse de juger par association son ex-collègue du ML, le conseiller indépendant Pierre Anthian s’en prend plutôt au maire Marc Demers, dont il questionne la décision d’avoir nommé, en 2015, Ray Khalil au comité exécutif de la Ville à titre de conseiller associé pour une période de cinq mois.

«Je pense qu’il est probable que Ray Khalil ne soit coupable de rien dans cette nouvelle controverse, mais qu’en revanche, dans le doute, le maire aurait [en 2015] dû attendre qu’il soit complètement blanchi avant de l’inviter à faire partie du comité exécutif, là où circulent, entre autres, les informations hautement confidentielles de la Ville en matière de lutte au crime organisé», a réagi le conseiller de Laval-des-Rapides, en évoquant la perquisition au domicile de son père en 2013.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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