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Marche du rein de Laval: le message d’espoir d’une greffée

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Marche du rein de Laval: le message d’espoir d’une greffée

À l’âge de 35 ans, la vie de Nadine Bergeron chavire. Au moment de vivre sa seconde grossesse, on lui diagnostique une grave maladie du rein. Six ans et un nouveau rein plus tard, elle se prépare à faire la Marche du rein de Laval.

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«J’ai une maladie auto-immune qui s’attaque aux filtres de mes reins, explique la Lavalloise. C’est une maladie asymptomatique. Dans ma malchance, j’ai été chanceuse, puisque la grossesse a fait sortir les symptômes.»

Les premiers pronostics n’augurent rien de bon. Par contre, pour avoir le fin mot de l’histoire, le néphrologue doit lui faire une biopsie. Pour sauver son bébé, elle refuse, malgré l’avis du spécialiste.

«Il n’était pas positif quant à mon sort et me disait que plus j’attendais, plus c’était risqué, raconte Mme Bergeron. Il pensait que je ne réussirais pas à rendre ma grossesse à terme. Heureusement, j’ai accouché deux semaines avant la date prévue et on a pu procéder à la biopsie.»

Le couperet tombe alors: elle souffre d’une insuffisance rénale terminale. Après plusieurs traitements exploratoires non fonctionnels, elle devra subir une dialyse régulière, à raison de trois fois par jour.

«Terminale, c’est le mot qui fait peur, confie-t-elle. Je me disais que je ne verrais pas mes enfants grandir. Je me sentais dans une piscine avec de l’eau jusqu’à la tête, avec juste mon nez qui sort à l’occasion pour prendre une respiration.»

Son seul espoir est la greffe. Son mari et sa jeune sœur s’avèrent compatibles et sont prêts à passer sous le bistouri pour elle.

«Ma petite sœur qui voulait me donner un rein a eu son premier enfant hier (le 16 mai), mentionne Nadine Bergeron. C’est la raison pour laquelle j’avais refusé son don. Je voulais qu’elle ait toutes les chances de son bord pour avoir une belle grossesse un jour et elle l’a eue, une belle petite fille.»

Nadine Bergeron a aussi mis près de six mois à accepter l’offre de son mari.

«Je voulais une belle vie pour lui avec nos enfants, mentionne-t-elle. Ma maladie est une des rares qui revient et attaque le greffon. Je ne voulais pas gaspiller un rein. Lui, il n’a pas hésité. Aujourd’hui, il vit très bien et a même gagné un médecin à vie. Moi, je suis encore dans l’eau, mais je peux bouger, car l’eau arrive à mes chevilles.»

Une vague d’espoir

Le 26 mai, avec sa famille, elle marchera au Centre de la nature lors de la Marche du Rein.

«On conscientise les gens à signer leur carte pour le don d’organes et d’en informer la famille, assure cette jeune greffée de 41 ans. On incite les familles à respecter cette décision. On sème surtout de l’espoir.»

Celle qui vit maintenant au jour le jour et qui profite de chaque instant a d’ailleurs un message pour ceux qui reçoivent un diagnostic de maladies rénales.

«Il y a toujours de l’espoir, même si le diagnostic est terminal, conclut-elle. La vie ne s’arrête pas là. On peut continuer à vivre.»

«J’ai une maladie auto-immune qui s’attaque aux filtres de mes reins, explique la Lavalloise. C’est une maladie asymptomatique. Dans ma malchance, j’ai été chanceuse, puisque la grossesse a fait sortir les symptômes.»

Les premiers pronostics n’augurent rien de bon. Par contre, pour avoir le fin mot de l’histoire, le néphrologue doit lui faire une biopsie. Pour sauver son bébé, elle refuse, malgré l’avis du spécialiste.

«Il n’était pas positif quant à mon sort et me disait que plus j’attendais, plus c’était risqué, raconte Mme Bergeron. Il pensait que je ne réussirais pas à rendre ma grossesse à terme. Heureusement, j’ai accouché deux semaines avant la date prévue et on a pu procéder à la biopsie.»

Le couperet tombe alors: elle souffre d’une insuffisance rénale terminale. Après plusieurs traitements exploratoires non fonctionnels, elle devra subir une dialyse régulière, à raison de trois fois par jour.

«Terminale, c’est le mot qui fait peur, confie-t-elle. Je me disais que je ne verrais pas mes enfants grandir. Je me sentais dans une piscine avec de l’eau jusqu’à la tête, avec juste mon nez qui sort à l’occasion pour prendre une respiration.»

Son seul espoir est la greffe. Son mari et sa jeune sœur s’avèrent compatibles et sont prêts à passer sous le bistouri pour elle.

«Ma petite sœur qui voulait me donner un rein a eu son premier enfant hier (le 16 mai), mentionne Nadine Bergeron. C’est la raison pour laquelle j’avais refusé son don. Je voulais qu’elle ait toutes les chances de son bord pour avoir une belle grossesse un jour et elle l’a eue, une belle petite fille.»

Nadine Bergeron a aussi mis près de six mois à accepter l’offre de son mari.

«Je voulais une belle vie pour lui avec nos enfants, mentionne-t-elle. Ma maladie est une des rares qui revient et attaque le greffon. Je ne voulais pas gaspiller un rein. Lui, il n’a pas hésité. Aujourd’hui, il vit très bien et a même gagné un médecin à vie. Moi, je suis encore dans l’eau, mais je peux bouger, car l’eau arrive à mes chevilles.»

Une vague d’espoir

Le 26 mai, avec sa famille, elle marchera au Centre de la nature lors de la Marche du Rein.

«On conscientise les gens à signer leur carte pour le don d’organes et d’en informer la famille, assure cette jeune greffée de 41 ans. On incite les familles à respecter cette décision. On sème surtout de l’espoir.»

Celle qui vit maintenant au jour le jour et qui profite de chaque instant a d’ailleurs un message pour ceux qui reçoivent un diagnostic de maladies rénales.

«Il y a toujours de l’espoir, même si le diagnostic est terminal, conclut-elle. La vie ne s’arrête pas là. On peut continuer à vivre.»

 

 

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Kassandra Martel Journaliste, pigiste

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