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Louise Nantel combat le racisme par son nouveau roman

Culture

Louise Nantel combat le racisme par son nouveau roman

LITTÉRATURE. Avec Voyage au bout de la vie, son troisième roman publié sous son nom de plume Louise Marie St-Vincent, Louise Nantel souhaite faire sa part dans la longue lutte pour la tolérance raciale au Québec.

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En un peu plus de 200 pages, l’écrivaine de Chomedey relate l’histoire de Danny Brown et ses ancêtres déportés de leur village africain pour être réduit à l’esclavage une fois en terre d’Amérique.

«Son aïeul est embarqué comme homme libre et subira ce triste destin, avant que ne naisse mon personnage principal, Danny, au quart du livre, en 1935, de mentionner une Louise Nantel bien entourée lors du lancement officiel de son livre, le 15 février, au Boisé Notre-Dame. Il va vivre les frustrations et injustices réservées aux personnes noires à cette époque.»

Portrait social

Impossibilité d’accéder à des études supérieures malgré une intelligence exceptionnelle, donc de réaliser son rêve de devenir médecin, premier amour sous forme d’une relation interdite avec une jeune femme blanche, qu’il mariera en cachette et verra mourir en couches, climat de tensions sociales sur un fond de mesures discriminatoires, la vie de Danny Brown s’étendra sur 80 ans de lutte antiraciale.

«En un an et demi, j’ai effectué énormément de recherche sur le sujet afin que le vécu historique soit totalement fidèle à la société de ce temps-là, précise l’auteure de 83 ans qui est de retour à Laval depuis 14 ans après avoir élevé sa petite famille dans Duvernay.»

L’action se déroule principalement à New York, le personnage principal se remariant un jour avec une femme ayant déjà des enfants, lui qui a toujours rêvé d’être père.

«Cette histoire est là pour éveiller les gens, les consciences, afin de freiner au mieux le racisme qu’est encore une plaie énorme dans notre société. On n’a qu’à penser à ce qui se dit sur les réfugiés syriens et musulmans, sur tout ce qui n’est pas de confession catholique, quoi.»

Écrire comme on respire

Louise Nantel a longtemps suivi des ateliers d’écriture avant d’en venir au roman de fiction. Elle a d’abord publié Sur les ailes du souvenir, en 2002, où elle retrace l’évolution de la femme à travers le XXe siècle, puis Un amour perdu, en 2012, un autre récit historique abordant cette fois l’après-Deuxième Guerre mondiale via le retour au pays d’un soldat qui passera le reste de son existence à chercher sa fiancée disparue.

«J’écris à temps perdu quand un personnage, un titre s’imposent soudainement à moi, ajoute-t-elle. C’est une vraie thérapie où on se livre intimement sans raconter notre propre histoire.»

Mme Nantel a également rédigé la revue du centre de thérapie équestre Goldie, qu’a fondé et dirige sa fille à Saint-Benoît-de-Mirabel, durant une douzaine d’années, faisant le tour des maux de santé mentale et physique traités sur place pour des enfants vivant avec un handicap.

En un peu plus de 200 pages, l’écrivaine de Chomedey relate l’histoire de Danny Brown et ses ancêtres déportés de leur village africain pour être réduit à l’esclavage une fois en terre d’Amérique.

«Son aïeul est embarqué comme homme libre et subira ce triste destin, avant que ne naisse mon personnage principal, Danny, au quart du livre, en 1935, de mentionner une Louise Nantel bien entourée lors du lancement officiel de son livre, le 15 février, au Boisé Notre-Dame. Il va vivre les frustrations et injustices réservées aux personnes noires à cette époque.»

Portrait social

Impossibilité d’accéder à des études supérieures malgré une intelligence exceptionnelle, donc de réaliser son rêve de devenir médecin, premier amour sous forme d’une relation interdite avec une jeune femme blanche, qu’il mariera en cachette et verra mourir en couches, climat de tensions sociales sur un fond de mesures discriminatoires, la vie de Danny Brown s’étendra sur 80 ans de lutte antiraciale.

«En un an et demi, j’ai effectué énormément de recherche sur le sujet afin que le vécu historique soit totalement fidèle à la société de ce temps-là, précise l’auteure de 83 ans qui est de retour à Laval depuis 14 ans après avoir élevé sa petite famille dans Duvernay.»

L’action se déroule principalement à New York, le personnage principal se remariant un jour avec une femme ayant déjà des enfants, lui qui a toujours rêvé d’être père.

«Cette histoire est là pour éveiller les gens, les consciences, afin de freiner au mieux le racisme qu’est encore une plaie énorme dans notre société. On n’a qu’à penser à ce qui se dit sur les réfugiés syriens et musulmans, sur tout ce qui n’est pas de confession catholique, quoi.»

Écrire comme on respire

Louise Nantel a longtemps suivi des ateliers d’écriture avant d’en venir au roman de fiction. Elle a d’abord publié Sur les ailes du souvenir, en 2002, où elle retrace l’évolution de la femme à travers le XXe siècle, puis Un amour perdu, en 2012, un autre récit historique abordant cette fois l’après-Deuxième Guerre mondiale via le retour au pays d’un soldat qui passera le reste de son existence à chercher sa fiancée disparue.

«J’écris à temps perdu quand un personnage, un titre s’imposent soudainement à moi, ajoute-t-elle. C’est une vraie thérapie où on se livre intimement sans raconter notre propre histoire.»

Mme Nantel a également rédigé la revue du centre de thérapie équestre Goldie, qu’a fondé et dirige sa fille à Saint-Benoît-de-Mirabel, durant une douzaine d’années, faisant le tour des maux de santé mentale et physique traités sur place pour des enfants vivant avec un handicap.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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