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Nomades
(Photo gracieuseté)

Sports

Les Nomades dominants dès la reprise des activités

Après une pause forcée d’un an en raison de la pandémie, les Nomades du Collège Montmorency ont repris leurs activités lors de la session d’automne. Plusieurs formations se sont démarquées en remportant leur championnat respectif ou en établissant des sommets pour le seul cégep de Laval.

C’est notamment le cas de l’équipe de football masculine qui a atteint le Bol d’or de la division 2 du Réseau du sport-étudiant du Québec (RSEQ) pour la première fois depuis 2005.

Pour ce faire, elle a terminé la saison régulière avec une fiche de cinq victoires et trois défaites. Les Nomades ont ensuite battu les Diablos du Cégep de Trois-Rivières et Lynx d’Édouard-Montpetit en séries éliminatoires pour mériter leur place en finale.

Ils se sont inclinés par la marque de 23 à 22 face aux Islanders de John Abbott lors d’un match ultime âprement disputé. En effet, les deux équipes étaient à égalité jusqu’au tout dernier jeu du match.

«C’est sûr que quand tu es aussi proche du but, ça fait mal à la toute fin, mentionne Frédéric Morissette, entraîneur-chef de la formation lavalloise. En même temps, l’avenir est prometteur. On sait qu’on a notre place là.»

Le quart-arrière Victor Charland s’est démarqué à sa première saison avec l’équipe. Il a été nommé joueur offensif par excellence de la saison régulière et joueur par excellence du Bol d’or, en plus d’être nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ.

L’athlète de Sainte-Dorothée insiste d’ailleurs que son seul objectif pour la prochaine saison «sera de remporter le Bol d’or après la défaite crève-cœur de cette année».

Notons que six joueurs des Nomades ont été sélectionnés sur l’équipe d’étoiles du circuit en saison régulière et que le personnel technique a été nommé groupe d’entraîneurs de l’année à la suite des bonnes performances du club cette saison.

Flag-football féminin

L’une des deux formations de flag-football féminin a quant à elle remporté son championnat de section à la suite d’une victoire de 35 à 18 en finale face aux Phénix du Collège André-Grasset.

«La saison arrivait vite et se disputait sur seulement cinq semaines, précise François Deslauriers qui dirigeait cette équipe. J’avais l’avantage de compter sur des joueuses qui avaient continué de jouer dans des ligues civiles pour la plupart, donc ça fait une petite différence pour la préparation.»

Il note que les performances exceptionnelles de l’équipe en défensive ont fait la différence. En effet, les Nomades sont l’équipe qui a accordé le moins de points (90) en 10 rencontres de saison régulière.

La vétérane Abigaëlle Perreault se dit fière du travail accompli par ses coéquipières. Elle note également le système d’équipe mis en place qui leur a permis de vaincre les Aigles du Collège Ahuntsic et Phénix en éliminatoires, et ce, même si elles s’étaient inclinées contre ces deux équipes en saison régulière.

«Lorsqu’on avait joué contre Ahuntsic en saison régulière, c’était un match qui était venu nous chercher, donc ç’a vraiment fait du bien de les sortir avant la finale, assure la résidente de Saint-François. […] J’avais dit à mon coach que je voulais terminer ma carrière collégiale avec une médaille. C’est très satisfaisant d’être les championnes.»

Soccer masculin

Tout comme le flag-football féminin, les représentants de l’équipe de soccer masculin ont remporté le titre provincial dans leur catégorie.

Ils ont présenté une fiche de 8-1-1 en saison régulière et affrontaient les Aigles du Collège Ahuntsic en finale. Cette même formation était la seule qui avait battu les Nomades en saison régulière par une marge imposante de 4 à 0.

«Pour moi, cette défaite au huitième match était le tournant de la saison, croit Francisco Vela qui a pris les rennes de l’équipe en février. Nous avons vu qu’il y avait du travail à faire pour être capables de compétitionner contre cette équipe. On a fait certains correctifs et les gars ont été très forts sur l’aspect mental.»

Les Nomades ont ainsi pris leur revanche dans le match ultime en l’emportant 3 à 1, ce qui leur a permis de remporter le premier titre québécois de leur histoire dans cette discipline.

Cette victoire venait aussi avec une qualification pour le championnat canadien lors duquel ils se sont inclinés aux tirs au but face aux Hawks du Collège Humber qui ont ensuite remporté la compétition.

Au cours de cette saison historique, la recrue Alexandre Marcoux a terminé au troisième rang du classement général des buteurs avec sept réalisations personnelles. Il a également été nommé la recrue de l’année du RSEQ.

Cross-country

Les athlètes des Nomades se sont aussi illustré en cross-country, puisque trois représentants du cégep lavallois se sont qualifiés pour le Championnat canadien qui avait lieu à Calgary.

Coralie Bouchard a signé le meilleur résultat du trio avec une 12e place dans l’épreuve individuelle féminine.

«J’était vraiment contente et j’ai fait un très bon temps, assure l’étudiante de première année au Collège Montmorency. C’était mon meilleur temps personnel sur six kilomètres. Je ne m’attendais pas à ça, car le parcours était très dur et comptait beaucoup de côtes. Juste l’expérience avec notre gang là-bas était géniale!»

Dans la même épreuve, Laurence Beauséjour-Cantin a plutôt pris le 49e rang. Du côté masculin, Ismail El Moutaouakil a terminé au 19e échelon. Il avait également obtenu une 7e position lors d’une épreuve provinciale tenue à Saint-Lambert plus tôt dans la saison.

À distance

Les trois athlètes des Nomades rencontrés par le Courrier Laval sont unanimes: le sport leur a manqué lors de l’année scolaire 2020-2021.

«Personnellement, j’étais au secondaire lors de l’école à distance, précise Coralie Bouchard. Je devais m’entraîner moi-même et seule. Je trouvais ça dur et démotivant. Au moins, c’est le fun d’avoir commencé en présentiel au cégep. C’est plus motivant pour la suite.»

Abigaëlle Perreault mentionne d’ailleurs que les cours à distance ont été difficiles, que ce soit pour la motivation ou le moral.

«L’année de COVID n’a vraiment pas été ma meilleure, mentionne-t-elle. Le flag, j’en mange, donc avoir une année où que ç’a été coupé court, en plus de l’école à la maison, sans voir personne, sans voir mes amies, ç’a vraiment été difficile. J’ai eu beaucoup de misère à m’adapter. J’ai l’habitude de bouger, donc ç’a affecté mon sommeil et bien des choses.»

Le retour graduel de la pratique sportive a mis un baume sur une année difficile ayant été marquée par différentes initiatives mises en place par les jeunes sportifs montmorenciens afin de trouver une façon de s’entraîner malgré tout.

«On a fait plusieurs entraînements par Zoom et nous n’avons jamais cessé de nous entraîner. Durant l’été, on courait avec des masques. Nous avons même creusé un terrain durant l’hiver pour aller se lancer le ballon avec quelques vétérans. Ç’a créé une bonne connexion et ça nous a aidé cette saison», conclut Victor Charland.

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