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André Jac Sport
Photo du magasin original de Laval avant l’incendie survenu en 1985. (Photo gracieuseté)

Sports

Le magasin André Jac Sport ferme ses portes

Après plus de 60 ans d’histoire, le magasin André Jac Sport, véritable institution à Laval, mettra fin à ses activités d’ici l’automne.

Ce n’est toutefois pas la pandémie qui aura eu raison du magasin de sport situé au 5520, boulevard des Laurentides, dans Auteuil. Au contraire, les ventes auraient explosé pendant cette période.

«J’ai reçu une offre pour la bâtisse que je ne pouvais refuser, explique le propriétaire Sylvain Alepin. Mes enfants n’étaient pas nécessairement intéressés par le commerce de détail et c’était le temps de prendre ma retraite. On liquide maintenant la marchandise. Ça fait une fin heureuse.»

M. Alepin a déjà plusieurs projets de retraite en vue, dont un déménagement dans la région de Charlevoix avec laquelle il est «tombé en amour».

Histoire

André Jac Sport a été fondé en 1960 par André Tardy et Jacques Vanasse. Le premier magasin était situé dans un bâtiment loué à Montréal. Les deux hommes se sont rapidement déplacés vers Laval afin de devenir propriétaires de l’immeuble qui hébergeait le magasin.

À cette époque, l’endroit était identifié comme un Ski Shop, puisqu’on y vendait principalement des items pour le ski, mais aussi pour le camping. Les expositions permanentes de tentes sur le côté du magasin sont devenues très populaires, donnant des airs de terrain de camping à l’endroit.

De son côté, Sylvain Alepin s’est joint au projet de son oncle André à titre d’employé en 1979. Il a donc vécu les moments les plus marquants du magasin, dont l’incendie ayant ravagé l’endroit en 1985.

Sylvain Alepin, propriétaire. (Photo gracieuseté)

«André Tardy avait 57 ans à ce moment, explique-t-il. Il avait une décision à prendre: continuer ou prendre sa retraite. Étant passionné, il a décidé de continuer et rebâtir le magasin pour les clients même si c’était une perte totale. Ç’a fonctionné. Nous avons ensuite agrandi deux fois le magasin, car nous prenions de l’expansion.»

Il croit que l’expertise et le service personnalisé offerts par André Jac Sport leur ont permis de se démarquer au fil des années.

«Les clients nous disaient que nous étions différents et chaleureux, poursuit M. Alepin. On offrait un service exclusif. Comme nous avions une seule succursale, nous étions uniques et on se différentiait des autres magasins de sport.»

Smarties

Sylvain Alepin est devenu propriétaire de l’endroit en 1998. Au cours des dernières années, le magasin s’est spécialisé dans la vente reliée à trois sports: le vélo, le ski alpin et, surtout, le ski de fond.

Les boîtes de Smarties remises aux enfants à la location d’une paire de skis font d’ailleurs partie des nombreux souvenirs vécus dans ses 42 années de service.

«Depuis 14 ou 15 ans, nous remettons des boîtes de Smarties aux jeunes qui viennent louer une paire de ski, car on voulait les rendre heureux, se remémore-t-il. J’allais en acheter près de 2000 boîtes chaque année. Les saisons suivantes, les jeunes demandaient souvent à leur parents quand ils allaient louer leurs skis, car ils avaient hâte d’avoir leur boîte.»

Le André Jac Sport tel que connu aujourd’hui. (Photo gracieuseté)

Il ajoute en riant que plusieurs clients, qui ont maintenant 25 à 30 ans, se rappellent encore  de ces friandises qui sont désormais liées au André Jac Sport. Les cartes-cadeau de 10 $ envoyées par la poste une semaine avant l’anniversaire des clients sont une autre initiative qui distinguait l’endroit des chaînes commerciales.

Santé

Au cours de son entretien avec le Courrier Laval, Sylvain Alepin a confirmé que son oncle André Tardy est toujours en vie. Il célébrera son 93e anniversaire en novembre. «Le sport, c’est la santé!», lance le futur retraité.

Il complète en mentionnant que M. Tardy comprend sa décision de vendre la bâtisse et fermer le magasin.

«Il est bien avec ça, conclut M. Alepin. Il m’a dit que j’aurai maintenant plus de liberté et pourrai voyager. De toute façon, si l’entreprise avait été vendue, elle n’aurait pas eu la même âme. La vie suit son cours. Toute bonne chose a une fin, mais aussi un nouveau début!»

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