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    Home - Actualités - La mère de Gabrielle veut une fin heureuse pour sa fille

    La mère de Gabrielle veut une fin heureuse pour sa fille

    Benoit LeBlancPar Benoit LeBlanc22 septembre 2017
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    Dernière heure ©Photo - TC Média
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    Mis à jour le 22 septembre 2017 à 18h00

    Une de ses anciennes collègues avait aperçu Gabrielle le 3 septembre alors qu’elle magasinait dans une boutique de sport, à Mirabel.

    «Elle avait changé la couleur de ses cheveux du brun au bourgogne, précisait Mme Garand. Mon amie l’a trouvée plutôt bien, mais elle était accompagnée par deux hommes. Nous savons qu’elle a été recrutée par un gang de rue. Quand Gabrielle a vu mon amie, elle s’est enfuie aussitôt.»

    La mère de Gabrielle s’inquiétait d’autant plus que la jeune fille doit prendre sur une base régulière trois médicaments qu’elle semble avoir négligés ces derniers temps.

    «Gabrielle va avoir 18 ans en décembre, mentionnait-elle. Il faut qu’on la retrouve d’urgence. Elle a besoin d’aide. Elle doit aussi sortir de ce milieu. J’ai toujours peur qu’on l’envoie en Ontario, en Asie. Elle sait que ma porte lui est ouverte et que je vais toujours l’accueillir.»

    Fugues et agression

    Le 4 juin, quand Gabrielle avait quitté le domicile d’un ami pour ne pas retourner chez elle, c’était la suite d’une longue série de fugues depuis la fin de l’école primaire, dans Laval-des-Rapides.

    «À l’âge de 11 ans, ma fille se faisait intimider, raconte Christine Garand. Elle a fait une première fugue et une première tentative de suicide. Des policiers l’ont retrouvée et emmenée à l’hôpital.»

    Prévenue du harcèlement que subit Gabrielle, l’école interviendra et l’enfant commencera à prendre une médication. Toutefois, au début du secondaire, toujours dans Laval-des-Rapides, la situation dégénérera en raison d’épisodes incessants d’intimidation. Les fugues sont alors fréquentes et durent de 24 à 72 heures. Des professeurs vont la repêcher dans la rivière des Prairies. Durant une fugue, la jeune adolescente se fait agresser sexuellement.

    «Je ne savais plus quoi faire. Je ne dormais plus que deux heures par nuit. La DPJ (Direction de la protection de la jeunesse) est intervenue. D’abord, ç’a été un séjour volontaire de 30 jours, en décembre 2012, pour de l’observation.»

    Août 2013, après un nouvel incident, Gabrielle entrera au Centre jeunesse. Elle a alors 13 ans. Psychologue et pédopsychiatre finiront par lui diagnostiquer un TDAH (trouble déficitaire de l’attention).

    Quand elle va à l’école externe, Gabrielle se sauve. L’école à l’interne ne calmera guère ses escapades. À 14 ans, des filles lui parlent de cadeaux et d’argent facile au contact de gars plus vieux hors des murs. La drogue et la prostitution deviendront graduellement son mode de vie quand elle se retrouve à l’extérieur.

    Avant sa fugue de juin, la jeune fille venait de vivre son troisième hébergement intensif, soit une interdiction formelle de sortie. Si Gabrielle revient enfin chez elle, son entourage espère qu’en compagnie de son intervenante jeunesse, un plan de vie pouvant comprendre un appartement supervisé, ainsi qu’un suivi psychologique la fera remonter à la surface.

    «Souvent, elle dit qu’elle ne mérite pas de vivre et mérite tout ce qui lui arrive, de dire sa mère bouleversée. Ça fait mal. Ce n’est pas vrai.»

    Lourd passé familial

    Le premier conjoint de Christine Garand était un homme usant de violence psychologique, physique et sexuelle à son endroit. Devant s’éloigner de ses quatre enfants pour sauver sa vie, malgré le pasteur de l’Église évangélique qu’elle fréquentait, qui lui disait d’accepter son sort, la mère de famille récupérera sa marmaille à temps plein en février 2004. Elle découvrira peu à peu les traumatismes vécus par eux, particulièrement Gabrielle qui fait des crises de plusieurs heures sur une base quasi quotidienne.

    Aujourd’hui, la famille sait aussi que la jeune fille vit avec un trouble de la personnalité limite, probablement hérité de son père, aujourd’hui absent, qui souffrait d’un trouble bipolaire.

    Surtout, Gabrielle avait une mère, trois frères, une sœur, un filleul et des neveux et nièces qui n’attendaient que son retour à la maison.

    Christine Garand tient mordicus à ce qu
    Christine Garand tient mordicus à ce qu’on retrouve sa fille pour l’aider à s’en sortir pour de bon.  ©Photo – Photo TC Media – Mario Beauregard

    Une de ses anciennes collègues avait aperçu Gabrielle le 3 septembre alors qu’elle magasinait dans une boutique de sport, à Mirabel.

    «Elle avait changé la couleur de ses cheveux du brun au bourgogne, précisait Mme Garand. Mon amie l’a trouvée plutôt bien, mais elle était accompagnée par deux hommes. Nous savons qu’elle a été recrutée par un gang de rue. Quand Gabrielle a vu mon amie, elle s’est enfuie aussitôt.»

    La mère de Gabrielle s’inquiétait d’autant plus que la jeune fille doit prendre sur une base régulière trois médicaments qu’elle semble avoir négligés ces derniers temps.

    «Gabrielle va avoir 18 ans en décembre, mentionnait-elle. Il faut qu’on la retrouve d’urgence. Elle a besoin d’aide. Elle doit aussi sortir de ce milieu. J’ai toujours peur qu’on l’envoie en Ontario, en Asie. Elle sait que ma porte lui est ouverte et que je vais toujours l’accueillir.»

    Fugues et agression

    Le 4 juin, quand Gabrielle avait quitté le domicile d’un ami pour ne pas retourner chez elle, c’était la suite d’une longue série de fugues depuis la fin de l’école primaire, dans Laval-des-Rapides.

    «À l’âge de 11 ans, ma fille se faisait intimider, raconte Christine Garand. Elle a fait une première fugue et une première tentative de suicide. Des policiers l’ont retrouvée et emmenée à l’hôpital.»

    Prévenue du harcèlement que subit Gabrielle, l’école interviendra et l’enfant commencera à prendre une médication. Toutefois, au début du secondaire, toujours dans Laval-des-Rapides, la situation dégénérera en raison d’épisodes incessants d’intimidation. Les fugues sont alors fréquentes et durent de 24 à 72 heures. Des professeurs vont la repêcher dans la rivière des Prairies. Durant une fugue, la jeune adolescente se fait agresser sexuellement.

    «Je ne savais plus quoi faire. Je ne dormais plus que deux heures par nuit. La DPJ (Direction de la protection de la jeunesse) est intervenue. D’abord, ç’a été un séjour volontaire de 30 jours, en décembre 2012, pour de l’observation.»

    Août 2013, après un nouvel incident, Gabrielle entrera au Centre jeunesse. Elle a alors 13 ans. Psychologue et pédopsychiatre finiront par lui diagnostiquer un TDAH (trouble déficitaire de l’attention).

    Quand elle va à l’école externe, Gabrielle se sauve. L’école à l’interne ne calmera guère ses escapades. À 14 ans, des filles lui parlent de cadeaux et d’argent facile au contact de gars plus vieux hors des murs. La drogue et la prostitution deviendront graduellement son mode de vie quand elle se retrouve à l’extérieur.

    Avant sa fugue de juin, la jeune fille venait de vivre son troisième hébergement intensif, soit une interdiction formelle de sortie. Si Gabrielle revient enfin chez elle, son entourage espère qu’en compagnie de son intervenante jeunesse, un plan de vie pouvant comprendre un appartement supervisé, ainsi qu’un suivi psychologique la fera remonter à la surface.

    «Souvent, elle dit qu’elle ne mérite pas de vivre et mérite tout ce qui lui arrive, de dire sa mère bouleversée. Ça fait mal. Ce n’est pas vrai.»

    Lourd passé familial

    Le premier conjoint de Christine Garand était un homme usant de violence psychologique, physique et sexuelle à son endroit. Devant s’éloigner de ses quatre enfants pour sauver sa vie, malgré le pasteur de l’Église évangélique qu’elle fréquentait, qui lui disait d’accepter son sort, la mère de famille récupérera sa marmaille à temps plein en février 2004. Elle découvrira peu à peu les traumatismes vécus par eux, particulièrement Gabrielle qui fait des crises de plusieurs heures sur une base quasi quotidienne.

    Aujourd’hui, la famille sait aussi que la jeune fille vit avec un trouble de la personnalité limite, probablement hérité de son père, aujourd’hui absent, qui souffrait d’un trouble bipolaire.

    Surtout, Gabrielle avait une mère, trois frères, une sœur, un filleul et des neveux et nièces qui n’attendaient que son retour à la maison.

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