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Huit ruches sur le toit de BMW Laval

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Huit ruches sur le toit de BMW Laval

APICULTURE. Les abeilles sont nécessaires à l’environnement : elles pollinisent les fleurs et assurent la biodiversité. Depuis trois ans, elles servent une autre cause, celle de la réinsertion sociale. À Laval, cette vocation est maintenant possible grâce au toit BMW Laval.

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Depuis trois saisons, grâce à une initiative de Me Yves Ménard et de la compagnie Alvéole, l’Accueil Bonneau a mis sur pied un projet de réinsertion sociale pour les personnes en situation ou à risque d’itinérance.

« Ça butine chez nous, rigole le directeur général de cet organisme montréalais, Aubin Boudreau. Le Miel de Bonneau, c’est un projet concret et intéressant pour nos gars. »

Plus précisément, c’est une cinquantaine de ruches qui sont situées dans une quinzaine de lieux autour de Montréal. Depuis le début de la saison estivale, huit ruches parsèment le toit de BMW Laval, sur le boulevard Chomedey.

Responsabilités quotidiennes

Une fois par semaine, une équipe composée d’un apiculteur, d’un intervenant social et d’un groupe d’hommes en réinsertion vont inspecter les ruches.

« Le Miel de Bonneau, c’est un projet porteur d’espoir, mais surtout de fierté, assure Alexandre McLean, apiculteur cofondateur d’Alvéole. Les gars s’impliquent et développent des connaissances. Ils sont très attentionnés aux abeilles. »

Selon Frédéric Morin, intervenant psychosocial à l’Accueil Bonneau, ce programme est très valorisant et apprécié par les « gars ». Au fil des saisons, plusieurs participants reviennent au projet du Miel de Bonneau, un gage de succès.

« Les gars sont des gens qui sont souvent isolés, affirme M. Morin. Ça devient un projet de vie. Une passion pour certains, un but pour plusieurs. Ils sont fiers d’accomplir quelque chose d’essentiel à la vie. »

Expérience et partage

Cette tâche régulière apporte aussi des connaissances liées au milieu de l’emploi aux hommes de l’Accueil Bonneau.

« Les gars participent à tout le cycle de production du miel, explique Aubin Boudreau. Ils vont jusqu’à la vente où ils ont des interactions avec d’autres personnes. Ils parlent avec passion de leur miel, mais aussi de leur vie et de leur expérience. Ça rend concret notre mission. »

Pour certains des participants, ce projet a changé leur vie. C’est le cas de Roger Décarie, un ancien peintre en bâtiment de 58 ans, qui vit maintenant en maison de transition. Grâce aux abeilles, il peut maintenant se concentrer sur une nouvelle vie et lutter contre sa dépendance au jeu.

« Pour moi, les abeilles et les itinérants ont des qualités similaires. Des êtres intelligents qui ont soif de liberté et qui, lorsque nourris et bien accompagnés, se retrouvent dans les meilleures conditions pour accéder à leur plein potentiel. »

 

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Kassandra Martel Journaliste, pigiste

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