Connectez-vous à nous

Centre équestre des Mille-Îles: de père en filles

lidl opening times today

Sports

Centre équestre des Mille-Îles: de père en filles

Denis Lapointe a fondé, en 1977, le Centre Équestre des Mille-Îles (CEMI), situé dans Auteuil, avec comme simple objectif d’y élever ses enfants en campagne. Voilà que 42 ans plus tard, l’endroit est considéré comme le plus «gros au Québec» selon sa fille Lynne qui a repris le «grand» projet avec sa sœur Isabelle en 2013.

Au moment de l’achat, le but n’était pas d’en faire un centre à succès. Loin de là. «On a commencé par un élève, 2 élèves, un pensionnaire, 2 pensionnaires pour atteindre jusqu’à 100, 110 chevaux, raconte Lynne Lapointe. Il y a une phrase que mon père répétait toujours, “j’aime mieux voir les jeunes ici que dans un parc à faire des niaiseries”.»

Aujourd’hui copropriétaire du CEMI, Lynne ne regrette rien de rien. «Je n’arrêterai jamais, parce que ma retraite est ici. Je suis très heureuse.»

Passion forte

Avant d’emménager sur le boulevard des Mille-Îles, la famille Lapointe habitait déjà l’île Jésus où elle possédait une petite écurie.

«Mes parents avaient loué un petit endroit sur le rang de l’équerre en 1965, se rappelle Lynne. On y a vécu 12 ans.»

À savoir d’où vient la passion pour les chevaux, Lynne explique que son grand-père en possédait quelques-uns et que son père, qu’elle décrit comme un grand passionné, s’est embarqué à fond dans le projet lors de leur arrivée à Auteuil.

«Quand on est arrivé ici, Laval n’était que des champs.»

– Lynne Lapointe, en riant.

«Mes parents ont toujours réinvesti [dans le centre], explique l’aînée de la famille. À l’achat, il n’y avait qu’une étable à vaches et un garage qu’ils ont finalement transformés en deux écuries.»

Mesurant 584,7 mètres de longueur, le centre compte, aujourd’hui, 4 manèges extérieurs, un club house avec 2 plateaux intérieurs, 4 écuries, 12 paddocks et environ 70 chevaux.

Âgé de 81 ans, Denis Lapointe habite toujours la maison située à même le terrain du CEMI. «Il monterait encore à cheval s’il en était capable, assure la Blainvilloise. L’été il se promène avec sa voiturette de golf.»

Réputation reconnue

Depuis 1983, le CEMI élève ses propres chevaux, une lignée européenne dont la semence provient directement du vieux-continent. Un rêve que chérissait Denis Lapointe.

«Ici, nous avons de jeunes chevaux, détaille Lynne Lapointe. On les forme, on les fait participer à des compétitions et, lorsqu’ils ont quatre ou cinq ans, on les vend. On a toujours fonctionné de cette façon.»

Toutefois, cette pratique risque de changer d’ici quelques années avec l’arrivée de jeunes chevaux de haut niveau ainsi qu’Alexandra Joly, la fille de Lynne, qui «pousse beaucoup» pour participer à des compétitions nationales.

Tous les chevaux sont traités aux petits oignons, allant dehors et étant montés tous les jours. (Photo 2M.Media – Martin Deland)

La réputation du centre va plus loin que l’élevage des chevaux, alors que depuis 20 ans, Lynne estime avoir formé plus de 40 instructeurs.

«La réputation est là, mentionne-t-elle. Quand les gens voient que l’entraîneur vient d’ici, ils se disent qu’il possède déjà une très bonne base.»

Popularité tangible

Après avoir ajouté le club house en 2013, les deux sœurs prévoient stabiliser leur offre avant toute chose. «Nous sommes assez heureuses de ce que nous avons présentement», précise Lynne Lapointe.

À ce sujet, tous les cours d’été ont trouvé preneur, de même pour le camp de jour qui est offert pour une durée de huit semaines. Par ailleurs, le centre qui accueille entre 800 et 900 cavaliers annuellement, possède un service qui répond au besoin de tout un chacun.

«N’importe quel niveau de cavaliers va trouver son créneau», ajoute la copropriétaire.

Traitement de qualité

Tous les chevaux sont traités aux petits oignons, allant dehors et étant montés tous les jours. «C’est vraiment un standard que nous nous sommes imposées», assure Lynne Lapointe.

Si jamais le cheval n’est plus en âge d’être monté, le CEMI fera tout pour lui trouver un endroit fiable afin d’y finir ses jours.

«On vient justement d’en envoyer un dans une famille pour qu’il prenne sa retraite, mentionne la plus vieille des deux sœurs. Winston habite désormais un champ où il reçoit beaucoup d’amour.»

Le centre compte toujours sur plusieurs étalons et juments âgés dont la forme physique demeure au sommet.

«Nous avons Fifi Brindacier qui a 24 ans est encore capable de porter un enfant sur son dos pendant trois heures», de terminer Lynne Lapointe.


Le Centre équestre Mille-Îles a aussi remporté, plus tôt en 2019, son premier prix Aramis pour sa Classique des Mille-Îles organisée en août chaque année. Pour en connaître davantage sur ce concours, cliquez ici.

Commentaires

Journaliste aux sports et à la technologie, nstgermain@2m.media , 450-667-4360 poste : 3530

Cliquer pour commenter

Répondre

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Sports

555
Publicité

Nous suivre sur Facebook

Nous suivre sur Twitter

Publicité
342
Haut de page