Mis à jour le 27 avril 2026 à 18h44
Anne-Sophie Gagnon-Métellus a foulé la scène de la Cinquième Salle de la Place des Arts, à Montréal, le 26 avril 2026, pour un spectacle consacré aux grands classiques du jazz. Pour la chanteuse, cette production représente une étape importante de sa carrière et une forme de consécration.
Intitulé Ella & Ellington, le spectacle a permis aux spectateurs de (re) découvrir les œuvres emblématiques d’Ella Fitzgerald et de Duke Ellington, figures majeures du jazz dont l’héritage continue de traverser les générations.
«Je suis tellement heureuse. C’est un rêve de petite fille qui se réalise, confie-t-elle. Le jazz est mon premier amour, c’est ce qui m’a initiée au chant. Vers 11-12 ans, j’écoutais déjà Ella Fitzgerald et j’aspirais à chanter comme elle.»
Porté par Les Chambristes du Grand Montréal, l’événement réunissait également le pianiste Matt Herskowitz et le saxophoniste Louis Plouffe. L’ensemble était placé sous la direction artistique de Marie-Anne Rozankovic, fondatrice du Conservatoire de musique de la Montérégie, à Saint-Lambert.
La chanteuse, originaire de Saint-François, rappelle avoir présenté une première version du spectacle le 20 mars 2026, dans une salle plus intime à Saint-Lambert. «Cela m’a permis de me familiariser avec le répertoire et de développer une belle complicité avec les musiciens.»
Le jazz dans la peau
Pour l’artiste, ce concert à la Place des Arts marque une étape majeure dans son parcours. «C’est l’aboutissement de nombreux efforts pour développer ma technique vocale et évoluer dans ce milieu.»
À l’approche de la représentation, la préparation s’est intensifiée. «J’ai pratiqué les pièces chaque jour et travaillé avec ma professeure de chant classique, ajoute-t-elle. Même si la technique diffère légèrement du jazz, elle repose sur des bases qui s’appliquent à tous les styles.»
Spécialisée en chant classique et en opéra, Anne-Sophie Gagnon-Métellus s’appuie sur une discipline vocale rigoureuse. «Maîtriser l’opéra, c’est pouvoir tout chanter. On pousse sa voix à l’extrême, on ne peut pas tricher.»
Une rencontre déterminante
Dans ce milieu, le talent ne suffit pas toujours, note la chanteuse. «C’est un métier de contacts, le réseau est très important pour percer.»
Il y a plusieurs années, elle croise la route de Marie-Anne Rozankovic à l’École de musique Vincent-d’Indy, à Montréal. Cette dernière lui propose alors un projet de concert à la Place des Arts, qui prendra forme au printemps 2025.
Les deux artistes collaborent depuis sur plusieurs projets, dont Le Noël de Charlie Brown, présenté l’hiver dernier à la Cinquième Salle.
Cheminement musical
La musique, elle y baigne depuis l’enfance. «Dès l’âge de cinq ans, je chantais tout le temps. Il y a toujours eu de la musique dans ma vie.»
Son père, amateur de Jean-Sébastien Bach, lui en fait écouter régulièrement, tandis que sa mère l’ouvre aux musiques du monde.
Après des débuts en cours de pop-jazz, elle intègre à 14-15 ans le Théâtre d’arts lyriques de Laval, aujourd’hui disparu. À la fin du secondaire, elle opte pour l’École de musique Vincent-d’Indy, où elle entreprend un double DEC en chant classique et en sciences humaines.
En 2017, elle participe à l’émission Virtuose, animée par Gregory Charles, qui met en lumière de jeunes musiciens classiques.
«C’était ma première expérience à la télévision. J’ai découvert les coulisses de ce milieu. J’étais assez nerveuse, se remémore-t-elle. La pression de la performance a toujours fait partie de ma réalité.»
Des projets à foison
«Le jazz et le classique sont deux mondes complémentaires. Mon idéal serait de naviguer entre les deux, c’est-à-dire faire des projets de jazz à l’occasion et chanter dans des opéras», confie-t-elle.
Également professeure de chant au Conservatoire de musique de la Montérégie, elle prendra part cet été au stage Opera Caledonia en Écosse, qui lui permettra de rencontrer plusieurs professeurs influents et directeurs artistiques.
Parmi ses autres initiatives, elle incarnera le rôle principal dans Orphée aux enfers, présentée à la Maison des arts de Laval à l’automne.
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