Mis à jour le 15 mai 2026 à 16h47
Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval a procédé, le 5 mai, à une simulation d’évacuation du Centre intégré de cancérologie de Laval (CICL).
L’objectif était de tester la capacité de l’établissement à répondre à une situation d’urgence majeure.
Le scénario simulait une propagation de fumée dans deux corridors, ce qui a entraîné la mobilisation coordonnée de plusieurs secteurs de l’organisation de santé. Entre 20 et 30 bénévoles ont même agi à titre de patients figurants.

«C’est le genre de truc qu’on fait souvent en cercle fermé ou lors d’une table ronde, mais c’est plus théorique que pratique, explique Bruno Dubreuil, coordonnateur des services techniques au CISSS de Laval. C’est rare qu’on ait la chance de tester cela avec l’équipe complète d’un bâtiment.»
Même le Service de sécurité incendie de Laval (SSIL) s’est prêté au jeu. Plusieurs camions de pompiers ont été envoyés sur place et les lances ont été sorties comme s’il s’agissait d’un code rouge réel, synonyme d’incendie.
«Nous savions évidemment ce qui se passait, mais nous avons quand même été surpris de voir que nous étions capables de vider le CICL en moins de 10 minutes, souligne Fadi Hobeila, chef de radio-oncologie et physique médicale au CICL. Si un jour nous devons évacuer, les équipes seront déjà plus en confiance, car ç’a prouvé que nous sommes capables de le faire.»
Par ailleurs, les véritables usagers du CICL n’ont été témoins d’aucun ralentissement de service pendant cette pratique.
Réalités particulières
La simulation était l’occasion de tester divers aspects liés au déclenchement d’un code rouge, tels que la mise en place du périmètre de sécurité, l’organisation de l’évacuation, la prise en charge des personnes à mobilité réduite, l’arrivée et le déploiement des pompiers, ainsi que la collaboration entre les différents secteurs liés aux mesures d’urgence.
Elle a aussi permis aux principaux acteurs concernés de mieux comprendre les défis propres à une évacuation en milieu hospitalier.
«Au départ, c’était de tester la réaction du personnel qui a été génial, explique Bruno Dubreuil. On a ensuite pris des notes, fait des debriefings et refait nos plans d’évacuation. Ç’a aussi été une occasion d’apprentissage pour les pompiers.»
Au CICL, les réalités sont fort différentes à chacun des niveaux. La radio-oncologie et la physique médicale se trouvent au sous-sol, tandis que le rez-de-chaussée héberge la chimiothérapie, l’immunothérapie et les transfusions sanguines.
«En radio-oncologie, nous avons cinq appareils de traitement de haute technologie, détaille Fadi Hobeila. Ce sont des appareils à très haut voltage qui produisent de la radiation. Il y a une spécificité pour les pompiers, car ils ne peuvent pas arriver dans une salle et tout arroser. Il y a des précautions à prendre, dont couper le courant.»
Il donne aussi l’exemple du programme de sécurité qui entoure la curiethérapie où le patient est soigné à l’aide d’un cathéter qui envoie la radiation directement dans la tumeur. Comme la source est encapsulée, les risques sont moindres lors de l’intervention, mais la simulation a été l’occasion d’expliquer le procédé aux pompiers.
«Au rez-de-chaussée, nous avons la pharmacie qui prépare tous les médicaments pour les patients qui reçoivent de la chimiothérapie et l’immunothérapie, ajoute M. Hobeila. Ça va demander une intervention plus fine, car on ne veut pas créer de déversement avec des matières qui peuvent être toxiques.»
Dans le cadre de la pratique, il n’a pas été possible de tester des situations où des patients étaient sous anesthésie générale. Des protocoles sont toutefois déjà en place pour ce type de situation qui peut arriver ponctuellement quand un patient doit être transféré d’urgence vers un autre secteur de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé.
Tester d’autres situations
Aux yeux de Bruno Dubreuil, cette simulation allait être un succès qu’il y ait des pépins ou non, car c’était avant tout l’occasion d’apprendre et d’améliorer les pratiques du CISSS de Laval. La réaction du personnel a toutefois surpassé les attentes.
«Il y avait un grand calme chez les employés et ils sont tous sortis rapidement, décrit-il. Tout le monde s’est bien débrouillé!»
Le coordonnateur note qu’il s’agissait même d’un «scénario catastrophe» qu’on ne devrait pas vivre au CICL, car il y a habituellement des mesures en amont pour contrôler le feu, que ce soit la compartimentalisation du bâtiment, la fermeture des systèmes de climatisation ou le déclenchement de gicleurs.
Il dit avoir hâte à la prochaine situation du genre.
«On a encore plusieurs codes à tester, dont certains qui frappent l’imaginaire. On veut démystifier la façon de procéder et s’assurer que les gens comprennent bien. […] On pourrait même aller en hébergement avec des personnes âgées et tester plein de choses comme ça», complète-t-il.
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