Mis à jour le 14 mai 2026 à 22h44
Les chercheur·euse·s, employé·e·s et étudiant·e·s de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) de Laval ont droit à une belle surprise en arrivant sur le campus depuis le 5 mai: des moutons s’y trouvent pour pâturer les lieux.
Leur présence est le fruit d’une collaboration entre l’INRS et Biquette-Écopâturage qui s’étendra jusqu’au dimanche 17 mai. L’objectif est de permettre aux visiteurs de créer un contact avec la nature et réduire l’empreinte écologique de l’entretien des terrains.
«L’idée est venue d’une bibliothécaire d’ici qui avait vu passer une publication de Biquette qui cherchait un endroit pour faire paître ses moutons au début de l’été, explique Maxine Dandois-Fafard, conseillère en développement durable à l’INRS. Elle se disait qu’on pourrait les accueillir, puis tout le monde a montré de l’ouverture pour le projet.»
Les moutons dorment dans une bergerie mobile située près de l’entrée du campus du boulevard des Prairies. Quand les bergères arrivaient dans la matinée, les bovidés sont relâchés sur le terrain où ils se promènent en liberté.
«Il y a toujours au moins deux personnes qui suivent les moutons, précise Annie Cloutier, coordonnatrice pour Biquette-Écopâturage. […] C’est un super endroit pour eux. C’est calme, clôturé et assez grand pour 10 moutons. Tout le monde est content. Ça se passe très bien!»

L’INRS souhaitait également profiter de l’occasion pour impliquer la communauté. Divers ateliers de médiation, feutrage à l’aiguille et teinture végétale ont eu lieu. Des résident·e·s de la Maison des aînés de Chomedey ont aussi été invités à rencontrer les moutons.
L’organisme CANOPÉE a plutôt créé une compostière à l’aide des matières organiques provenant de la présence des moutons sur le terrain de l’INRS.
Impliquer les étudiantes
Au fil des années, Biquette-Écopâturage a formé près de 400 personnes au rôle de berger. Plusieurs d’entre elles s’impliquent toujours à titre de bénévoles pour l’organisme à but non lucratif.
Ce n’est donc pas surprenant que l’INRS a souhaité impliquer un maximum d’étudiant·e·s et d’employé·e·s dans ce projet. Cinq apprenties bergères découvrent le quotidien des moutons depuis deux semaines sur le campus.
«C’est super bien organisé, assure Maxine Dandois-Fafard. Il y avait une première formation en vue de l’arrivée des moutons, puis elles ont appris le fonctionnement de la bergerie et des instruments. Elles sont toujours jumelées avec des employés d’expérience.»
Julie, étudiante au doctorat au sein du laboratoire d’Isabelle Plante, est l’une des participantes. Elle ne regrette pas son choix.
«C’est une expérience vraiment différente de ce à quoi je m’attendais, explique-t-elle. On profite vraiment de la nature et d’être autour d’eux, puis on les guide lorsqu’ils vont vers les arbustes. C’est apaisant et une belle expérience!»
Elle ajoute qu’elle a fait son premier quart de garde quand les moutons sont arrivés à l’INRS. Il s’agissait alors d’une soirée pluvieuse où ils apprenaient à découvrir les lieux.
«Ils courraient et sautaient parfois comme des chèvres d’un point à l’autre, note-t-elle en riant. C’était un petit challenge, car c’était la première fois que je faisais ça, mais nous avions une personne d’expérience qui a su nous donner les conseils nécessaires.»
«Les moutons ont une super bonne mémoire et se rétablissent rapidement, précise Annie Cloutier. Dès qu’ils débarquent du camion, ils savent où sont les choses. Ils ont fait un tour du propriétaire pour repérer ce qu’il y a à manger la première fois, puis ils se sont mis à brouter.»
Retour aux sources
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que des moutons se retrouvent sur le campus lavallois de l’INRS qui était auparavant l’Institut Armand-Frappier.
Photos d’archives des moutons qui se trouvaient sur le campus actuel de l’INRS dans les années 70. (Photos gracieuseté – INRS, Archives de l’Institut Armand‑Frappier)
Dans les années 1970, on retrouvait des étables avec plusieurs sortes d’animaux, dont des chevaux et des vaches. Il y avait aussi une bergerie comptant quelques centaines de moutons à même le site.
Le rôle des moutons de Biquette-Écopâturage est toutefois fort différent de leurs ancêtres. À l’époque, on utilisait leur sang pour créer un milieu de culture de bactéries – la gélose – servant à la recherche scientifique.
Succès
Maxine Dandois-Fafard ne s’en cache pas, elle est fière du succès de ce projet écoresponsable qui pourrait possiblement être reconduit en 2027.
«Chaque personne qu’on croise nous le demande. On aimerait que ça revienne, car ça apporte juste du beau et du positif, mais ce sera de voir le financement. On espère que ça pourra aussi inspirer d’autres campus, institutions et établissements scolaires à faire la même chose», complète-t-elle.
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