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Une publicité de la CSDL qui déplaît à Gabriel Nadeau-Dubois

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Une publicité de la CSDL qui déplaît à Gabriel Nadeau-Dubois

ÉDUCATION. Le 1er novembre, la Commission scolaire de Laval (CSDL) a dû retirer une publicité dénigrant la formation générale, qui circulait depuis la veille sur les réseaux sociaux, étant aussi affichée sur cinq abribus.

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La CSDL visait à faire la promotion de la formation professionnelle au secondaire en tenant une journée porte ouverte le 6 février. «Pas de temps à perdre», peut-on lire sur la publicité. «Pas de philo, pas de littérature, ni d’anglais… Bref, juste ce qui te plaît!»

Cette campagne de publicité a choqué le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Il a d’ailleurs publié sur Facebook une lettre envoyée à la présidente de la CSDL, Louise Lortie. «Le message contenu dans votre campagne alimente des préjugés anti-intellectuels et frôle le nivellement vers le bas. Cela va à l’encontre de votre mission éducative en tant que commission scolaire», a écrit M. Nadeau-Dubois, exprimant ainsi son désaccord profond.

Réaction du ministre Proulx

Pour sa part, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a également réagi en publiant à son tour un message sur Facebook pour indiquer qu’à la suite de ses démarches, il avait reçu l’assurance que la publicité serait retirée.

«La formation professionnelle doit être valorisée. La formation professionnelle n’est pas un prix de consolation. C’est un choix. C’est un parcours de réussite de premier plan qui a sa place dans notre système d’éducation. Rien ne sert d’opposer les autres parcours scolaires pour intéresser les jeunes», poursuit-il.

La CSDL désolée

La Commission scolaire de Laval a publié un communiqué sur sa page Facebook où elle réaffirme que la philosophie, littérature et l’anglais ont leur importance et raison d’être dans le système d’éducation.

«La Commission scolaire de Laval est navrée que certaines personnes se soient senties interpelées négativement par cette publicité. Certes, ces personnes ne faisaient pas partie du public visé par l’affiche», pouvait-on lire.

Dans ce communiqué, la CSDL souligne qu’elle «valorise tous les parcours de formation menant les élèves à l’obtention d’un diplôme, qu’il soit du secondaire, de la formation professionnelle, du collégial, ou encore, de l’université. Elle s’est donné le mandat d’encourager la réussite et la persévérance scolaire, peu importe le parcours. Encourager la persévérance, c’est aussi valoriser les métiers issus de la formation professionnelle.»

Toujours selon la CSDL, cette publicité n’avait aucunement pour objectif de choquer ou dénigrer les autres parcours de formation, bien au contraire. 

Lettre de Gabriel Nadeau-Dubois

Voici la lettre du député de Gouin adressée à la présidente de la CSDL, Louise Lortie.

Dans les dernières heures, on a porté à mon attention une campagne de publicité lancée récemment par la Commission scolaire de Laval intitulée «Ma carrière se dessine» et visant à encourager les jeunes à entreprendre une formation professionnelle. « Pas de temps à perdre (pas de philo, pas de littérature, ni d’anglais… Bref, juste ce qui te plaît!) » peut-on lire sur l’affiche de cette campagne. En tant que citoyen ayant à cœur l’éducation et en tant que député de l’Assemblée nationale, je tiens à vous faire part de ma vive désapprobation à l’égard de ce message qui dénigre directement la formation générale dispensée dans les cégeps du Québec.

Certes, la formation professionnelle doit être valorisée. Elle permet à de nombreux jeunes et moins jeunes d’accéder au marché du travail et de réaliser leurs rêves. Il est donc normal et même souhaitable qu’une organisation comme la vôtre mette en oeuvre des campagnes de promotion des programmes menant à l’obtention d’un diplôme de formation professionnelle. Cependant, il est regrettable que de telles campagnes se fassent en dénigrant une institution publique d’éducation aussi importante que les cégeps ou des disciplines aussi nobles que la philosophie, la littérature et l’anglais. Le message contenu dans votre campagne alimente des préjugés antiintellectuels et frôle le nivellement vers le bas. Cela va à l’encontre de votre mission éducative en tant que commission scolaire.

La situation est d’autant plus décevante que votre campagne est financée par des fonds publics. Je suis persuadé qu’une grande proportion de Québécois et de Québécoises, ainsi que de Lavallois et Lavalloises, désapprouve une campagne qui dévalorise aussi explicitement la formation générale. Alors que plusieurs s’inquiètent des taux de diplomation et de décrochage, le système d’éducation québécois a besoin que l’on valorise l’ensemble des parcours offerts afin que chaque jeune y trouve son compte, et non que l’on promeuve une formation en dénigrant les autres.

Je suis persuadé qu’en tant que présidente d’une importante commission scolaire vous chérissez autant que moi l’éducation citoyenne et la transmission de la culture générale. J’espère que votre organisation est tout aussi convaincue que moi qu’il est possible de valoriser la formation professionnelle sans dénigrer la formation générale. En ce sens, il me semble qu’une réflexion s’impose sur le message et les moyens utilisés dans le cadre de votre campagne de promotion.

Veuillez agréer mes sentiments les plus distingués.

Gabriel Nadeau-Dubois.

La CSDL visait à faire la promotion de la formation professionnelle au secondaire en tenant une journée porte ouverte le 6 février. «Pas de temps à perdre», peut-on lire sur la publicité. «Pas de philo, pas de littérature, ni d’anglais… Bref, juste ce qui te plaît!»

Cette campagne de publicité a choqué le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Il a d’ailleurs publié sur Facebook une lettre envoyée à la présidente de la CSDL, Louise Lortie. «Le message contenu dans votre campagne alimente des préjugés anti-intellectuels et frôle le nivellement vers le bas. Cela va à l’encontre de votre mission éducative en tant que commission scolaire», a écrit M. Nadeau-Dubois, exprimant ainsi son désaccord profond.

Cette publicité a choqué plusieurs personnes.Cette publicité a choqué plusieurs personnes. 

Réaction du ministre Proulx

Pour sa part, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a également réagi en publiant à son tour un message sur Facebook pour indiquer qu’à la suite de ses démarches, il avait reçu l’assurance que la publicité serait retirée.

«La formation professionnelle doit être valorisée. La formation professionnelle n’est pas un prix de consolation. C’est un choix. C’est un parcours de réussite de premier plan qui a sa place dans notre système d’éducation. Rien ne sert d’opposer les autres parcours scolaires pour intéresser les jeunes», poursuit-il.

La CSDL désolée

La Commission scolaire de Laval a publié un communiqué sur sa page Facebook où elle réaffirme que la philosophie, littérature et l’anglais ont leur importance et raison d’être dans le système d’éducation.

«La Commission scolaire de Laval est navrée que certaines personnes se soient senties interpelées négativement par cette publicité. Certes, ces personnes ne faisaient pas partie du public visé par l’affiche», pouvait-on lire.

Dans ce communiqué, la CSDL souligne qu’elle «valorise tous les parcours de formation menant les élèves à l’obtention d’un diplôme, qu’il soit du secondaire, de la formation professionnelle, du collégial, ou encore, de l’université. Elle s’est donné le mandat d’encourager la réussite et la persévérance scolaire, peu importe le parcours. Encourager la persévérance, c’est aussi valoriser les métiers issus de la formation professionnelle.»

Toujours selon la CSDL, cette publicité n’avait aucunement pour objectif de choquer ou dénigrer les autres parcours de formation, bien au contraire. 

Lettre de Gabriel Nadeau-Dubois

Voici la lettre du député de Gouin adressée à la présidente de la CSDL, Louise Lortie.

Dans les dernières heures, on a porté à mon attention une campagne de publicité lancée récemment par la Commission scolaire de Laval intitulée «Ma carrière se dessine» et visant à encourager les jeunes à entreprendre une formation professionnelle. « Pas de temps à perdre (pas de philo, pas de littérature, ni d’anglais… Bref, juste ce qui te plaît!) » peut-on lire sur l’affiche de cette campagne. En tant que citoyen ayant à cœur l’éducation et en tant que député de l’Assemblée nationale, je tiens à vous faire part de ma vive désapprobation à l’égard de ce message qui dénigre directement la formation générale dispensée dans les cégeps du Québec.

Certes, la formation professionnelle doit être valorisée. Elle permet à de nombreux jeunes et moins jeunes d’accéder au marché du travail et de réaliser leurs rêves. Il est donc normal et même souhaitable qu’une organisation comme la vôtre mette en oeuvre des campagnes de promotion des programmes menant à l’obtention d’un diplôme de formation professionnelle. Cependant, il est regrettable que de telles campagnes se fassent en dénigrant une institution publique d’éducation aussi importante que les cégeps ou des disciplines aussi nobles que la philosophie, la littérature et l’anglais. Le message contenu dans votre campagne alimente des préjugés antiintellectuels et frôle le nivellement vers le bas. Cela va à l’encontre de votre mission éducative en tant que commission scolaire.

La situation est d’autant plus décevante que votre campagne est financée par des fonds publics. Je suis persuadé qu’une grande proportion de Québécois et de Québécoises, ainsi que de Lavallois et Lavalloises, désapprouve une campagne qui dévalorise aussi explicitement la formation générale. Alors que plusieurs s’inquiètent des taux de diplomation et de décrochage, le système d’éducation québécois a besoin que l’on valorise l’ensemble des parcours offerts afin que chaque jeune y trouve son compte, et non que l’on promeuve une formation en dénigrant les autres.

Je suis persuadé qu’en tant que présidente d’une importante commission scolaire vous chérissez autant que moi l’éducation citoyenne et la transmission de la culture générale. J’espère que votre organisation est tout aussi convaincue que moi qu’il est possible de valoriser la formation professionnelle sans dénigrer la formation générale. En ce sens, il me semble qu’une réflexion s’impose sur le message et les moyens utilisés dans le cadre de votre campagne de promotion.

Veuillez agréer mes sentiments les plus distingués.

Gabriel Nadeau-Dubois.

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