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Une marche pour la 12e Nuit des sans-abri de Laval

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Une marche pour la 12e Nuit des sans-abri de Laval

SOCIÉTÉ. La formule diffère, mais l’appui reste toujours le même. Le vendredi 16 octobre, citoyens et organismes se donnent la main pour une 12e Nuit des sans-abri, une soirée de solidarité envers ceux qui vivent l’itinérance.

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L’événement organisé par le Réseau des Organismes et Intervenants en Itinérance de Laval (ROIIL) et ses partenaires se renouvelle en 2015, en proposant une marche. Des résidents pourront s’y greffer en cours de route, des arrêts dans des organismes oeuvrant en itinérance ponctuant le parcours.

«C’est une façon d’avoir plus de visibilité auprès des gens durant cette campagne de sensibilisation. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas l’itinérance qu’il n’y en a pas», explique Karine Dorion, du Relais communautaire de Laval, qui s’attend à une participation un peu plus importante que l’an dernier, alors qu’entre 250 et 300 personnes s’étaient réunies dans le stationnement du Collège Montmorency.

Du Cafgraf à l’Aviron

Le Cafgraf, boulevard Cartier, sera le point de départ à 18h et les marcheurs se dirigeront vers l’Aviron, un hébergement communautaire, sur le boulevard des Laurentides, pour une arrivée vers 20h30. À cet endroit, une soirée festive les attendra jusqu’à 23h, prestation d’un chansonnier, allocutions, témoignages et remise du prix Coup de cœur étant au menu.

«Nous servirons de la soupe et nous amasserons aussi des vêtements pour l’hiver, comme bottes et manteaux», ajoute Karine Dorion.

Personne à l’abri

Carole Pagé, directrice de l’organisme Travail de Rue Île de Laval (TRÎL), présidente du ROIIL et une des fondatrices de l’Aviron, mentionne l’importance de tenir une telle activité, elle qui a vu 232 personnes différentes venir chercher un toit à l’Aviron dès sa première année d’ouverture, en 2013.

«Elles avaient en moyenne entre 44 et 55 ans et c’était surtout des hommes. La grande majorité était des gens cultivés, mais une tuile est survenue. On peut perdre son emploi, on écoule le chômage, à 50 ans c’est plus difficile de se trouver un travail et la santé mentale en prend un coup. Quelqu’un peut débouler très vite de nos jours», révèle Carole Pagé.

Cette dernière indique que les plus vieux seront plus enclins à aller cogner aux portes des ressources, alors que les 18-30 tenteront de survivre avec des alliances stratégiques ou du couchsurfing. Il existe toutefois de l’aide pour les jeunes, notamment par le biais d’un réseau interrégional. «Ils ne veulent pas être déracinés et aller dans une grande ville comme Montréal. Ils préfèrent rester aux alentours, sur la Rive-Nord.»

Au-delà de la rue, elle constate que «la situation ne s’en va pas en s’améliorant», la vie étant de plus en plus difficile avec notamment l’augmentation du coût des aliments, sans que les salaires suivent, ainsi que les demandes croissantes de dépannage alimentaire.

«Lorsque je vois ça, pour moi, c’est un gros indice. Il y a maintenant des poches de pauvreté à la grandeur de la ville et les organismes ont de la difficulté à fournir», termine Carole Pagé.

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