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Un mur anti-bruit qui ne remplit pas les promesses

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Un mur anti-bruit qui ne remplit pas les promesses

VIMONT. «Ô mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu… vous voulez dire la clôture!»

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Voilà la première réaction qu’a eue Robert Couture au bout du fil, lundi, après qu’on lui ait signifié l’objet de notre appel, à savoir le mur anti-bruit de l’autoroute 440.
Résident de la rue De Bruges, située deux rues au nord la voie rapide, à l’ouest du boulevard René-Laennec, M. Couture réclamait ce fameux mur depuis 25 ans. Il en est l’instigateur.
Aucune différence
Complétée depuis peu au coût de 12 M$, la construction du mur n’a fait aucune différence, assure celui qui a longtemps représenté les propriétaires de quelque 300 maisons comprises entre le boulevard René-Laennec et la rue de Lublin, là où se termine cet écran long de 2,1 kilomètres, un peu à l’ouest du boulevard des Laurentides.
«Ils nous ont fait une clôture plutôt qu’un mur. Huit pieds de haut par endroit, ç’a pas d’allure», dit-il au sujet de cet écran fait de béton et d’acrylique qui devait assourdir le bruit routier d’au moins 50 %.
De tous les gens qu’il côtoie, M. Couture n’en a pas «trouvé un encore» qui s’est dit satisfait.
«Ils sont pas mal tous découragés, surtout ceux qui habitent en bordure de l’autoroute. Ils me disent « Robert, ç’a rien changé ». Ce n’est carrément pas assez haut, c’est aussi simple que ça.»
Même son de cloche du côté de Danny Corbeil, un résident qui habite la rue Potier, située à l’ouest du boulevard des Laurentides.
«Notre section est la pire et le mur n’a aucun effet pour [la] simple raison [qu’il] ne va pas assez loin et n’est pas assez haut», écrit-il dans un courriel reçu le 9 novembre.
Soulignant la surélévation autoroutière à cet endroit et les vents dominants soufflant du sud-ouest, M. Corbeil dit qu’en raison du bruit ambiant, il a dû faire cet été le deuil de son «espoir de tranquillité» et de «souper dans notre cour».

Le mur antibruit se compose de trois segments, couvrant une distance totale de 2,1 kilomètres entre l
Le mur antibruit se compose de trois segments, couvrant une distance totale de 2,1 kilomètres entre l’autoroute Papineau et la rue de Lublin, 500 mètres à l’ouest du boulevard des Laurentides.  ©Photo – Photo TC Media – Mario Beauregard

Moins de poussière
S’il conclut à un échec au niveau sonore, Robert Couture reconnaît toutefois que la construction de ce mur qui atteint 22 pieds à son point le plus élevé a permis de réduire la poussière. «C’est plus propre. On a au moins gagné ça!»
Quant au paysagement, il salue également le résultat: «Faut leur donner ça, c’est un chef-d’œuvre pour le coup d’œil, dit-il en parlant de la plantation d’arbres et d’arbustes. C’est très, très beau.»
Ironiquement, la dernière fois qu’il s’est rendu à l’hôtel de ville, c’était pour féliciter l’administration municipale, alors que le mur était en chantier…
Planche de salut
Convaincu que les autorités ne referont pas le mur, le Vimontois s’en remet aujourd’hui à l’asphaltage de l’autoroute 440 dans la portion comprise entre l’autoroute 19 et le boulevard des Laurentides.
«Le ministère des Transports est en appel d’offres. Les travaux devraient se faire au printemps prochain», fait-il valoir, tout en précisant que le tronçon de l’A-440 reliant l’autoroute 25 à la 19 a été refait en asphalte l’an dernier.
«Je suis optimiste. Ça atténue tellement le son des pneus sur la chaussée par rapport au ciment.»

 

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Journaliste à l'économie et la politique municipale , Stéphane.st-amour@2m.media , 450-667-4360 poste : 3523

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