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Un demi-marathon malgré le cancer

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Un demi-marathon malgré le cancer

Le 23 février, le diagnostic est tombé pour Étienne St-Yves, 28 ans. Le jeune homme de Saint-François est atteint d’un lymphome stade 3. À peine trois mois après son dernier cycle de chimiothérapie, voici qu’il complète le demi-marathon de Montréal en moins de deux heures.

«C’était difficile, mais je suis fier, a raconté l’athlète. Il y a peu de temps, je n’arrivais pas à courir un kilomètre. Quand j’avais mal aux jambes pendant la course, je me rappelais que ce n’était rien par rapport à ce que j’ai vécu à l’hôpital.»

Pour le coureur, qui a terminé le parcours de 21,1 km en 1h54, le 23 septembre, cet accomplissement était la preuve qu’il avait retrouvé une bonne forme malgré les épreuves. Pas encore terminé, son combat contre la maladie se déroule bien, lui qui attend les résultats d’une scanographie le lundi 1er octobre.

Étienne St-Yves dans les derniers 100 mètres du demi-marathon de Montréal, le 23 septembre. (Photo 2M.Media)

Historique

Étienne St-Yves a malheureusement connu le cancer trop souvent. Lui-même opéré pour un pré-mélanome en 2006, il a vu sa mère, tante et grand-mère succomber à divers types de tumeurs. Face à son propre diagnostic, il savait que son attitude serait déterminante pour sa guérison.

«J’ai eu la chance d’être bien entouré, a dit celui qui est retourné chez son père pendant les traitements. Ma famille a été très présente. Recevoir des messages, parler et voir des gens a été crucial pour garder mon esprit et mon corps occupés.»

Les traitements ont débuté quatre jours après le diagnostic, donnant le coup de départ à six cycles de trois semaines chacun, le dernier prenant fin en juin.

Sport

La première phase a été la plus difficile pour le Lavallois. Diminué physiquement, il ne pouvait pratiquer des activités physiques, une déception pour ce sportif. «Heureusement, j’ai repris de l’énergie et j’ai pu en faire plus que la moyenne.» Lors des semaines suivantes, il pouvait pratiquer le tennis, badminton, la course et le volley-ball, des activités que son médecin encourageait s’il en avait la force.

Le professeur d’éducation physique a participé aux Jeux du Québec en badminton à trois reprises, une fois comme athlète et deux fois en tant qu’entraîneur. Ayant déjà complété un demi-marathon en 1h36, il a également couru le marathon de Montréal en 2011.

«Je suis certain que d’avoir une bonne forme physique m’a aidé dans la maladie, en élevant mon niveau d’énergie et diminuant la puissance des symptômes», a ajouté celui qui a co-fondé un club de course à l’école Georges-Vanier.

Espoir

L’athlète de Saint-François s’était inscrit pour le 42,2 km cette année. Après le choc initial suivant l’annonce du cancer, il ne s’est jamais dit qu’il n’allait pas courir. Il s’agissait simplement de savoir quelle distance.

Les résultats de son premier PET scan en août furent encourageants. L’activité cancérigène est passée d’une valeur de 23 à 2,5.

«Le spécialiste ne pouvait savoir si le chiffre représentait une activité cancéreuse ou simplement une inflammation, a-t-il expliqué. Mon deuxième PET scan devrait m’éclairer.»

Le jeune homme encourage tous les malades à garder la tête haute et croire à leur rétablissement du début à la fin du traitement. «On n’est pas seuls à passer à travers l’épreuve. La famille et les amis partagent la souffrance et aident à surmonter les pires moments.»

Il garde toujours comme objectif de courir un deuxième marathon l’année prochaine.

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Journaliste aux transports, à la santé et à la politique provinciale et fédérale, agohierdrolet@2m.media , 450-667-4360 poste : 3527

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