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Sensibiliser les jeunes à la différence

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Sensibiliser les jeunes à la différence

Pour la deuxième année consécutive, l’école de L’Arc-en-ciel, située à Laval-des-Rapides, a proposé une série de conférences de 45 minutes chacune, intitulée «Quand la différence nous parle».

«Le 5 mai, nous avons invité une personne obèse, un grand brûlé sur le corps, une personne épileptique et quelqu’un de petite taille», raconte Nancy Boisjoli, mère d’élèves et membre de l’Organisme de participation des parents.

Préjugés

«Les conférenciers ont des différences visibles et non visibles pour que les enfants comprennent que les gens qu’on croise dans la rue ont des histoires que l’on ne connaît pas. C’est donc facile de juger», explique l’initiatrice du projet.

«Si toutes les écoles pouvaient faire ça, ça ferait une différence pour ces personnes qui supportent souvent des regards lourds de préjugés», poursuit-elle.

Sans tabou

D’après Mme Boisjoli, les jeunes avaient des questions que les adultes n’osent poser. «Les conférenciers ont aimé ça. Ils ont eu un bel accueil et les enfants avaient de bonnes questions», ajoute-t-elle.

Une semaine avant les conférences, les professeurs ont préparé leur classe en fonction de l’invité.

Chaque classe a participé à deux conférences, sauf les 1ère et 2e année, qui ont assisté à une seule. Les adultes se sont réunis lors d’un dîner-causerie, et en fin de journée, les enseignants ont procédé à un retour-bilan avec leur groupe. «Tout le personnel de l’école était alors invité à rencontrer les conférenciers», se souvient Mme Boisjoli, qui travaille comme interprète auprès de personnes sourdes.

De la jugeote

À la question de la personne obèse: «D’après vous, c’est quoi ma différence ?» un élève de 4e année a répondu: «Je pense que c’est ton apparence qui est différente, mais tu as des peines et des joies comme tout le monde.»

«Sa réponse a créé un effet de surprise. Il faut être allumé pour dire cela en 4e année», indique Nancy Boisjoli.

L’année dernière, des personnes diabétique, tétraplégique, sourde et aveugle sont venues parler aux enfants de l’école.

«Le monsieur tétraplégique a eu un accident de la route et n’avait pas attaché sa ceinture. Depuis, ma fille vérifie toujours que l’on est attachés en voiture», dit Mme Boisjoli.

Le projet, très apprécié du personnel, de la direction et des élèves, sera présenté lors de la soirée Hommage aux bénévoles de la Commission scolaire de Laval, début juin.

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