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Refus de retrait préventif ou réaffectation aux enseignantes enceintes

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Refus de retrait préventif ou réaffectation aux enseignantes enceintes

ÉDUCATION. Micheline Roby, responsable du dossier de la santé et sécurité au travail au Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL), considère que la Commission scolaire de Laval (CSDL) ne respecte pas ses obligations légales en lien avec la gestion faite par le Service des ressources humaines sur des demandes de réaffectation et de retrait préventif des enseignantes enceintes.

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Elle a demandé à la présidente de la CSDL, Louise Lortie, de remédier à la situation. «C’est dans votre obligation comme employeur de prendre les mesures appropriées à la nature du travail, en vue de protéger la santé, la sécurité et la dignité du salarié.»

Mme Lortie a répondu que la sécurité du personnel et des bénévoles étaient une priorité pour la CSDL.

Notons que les enseignantes enceintes de la CSDL bénéficient parfois du retrait préventif parce que le contact avec certains enfants en troubles de comportement importants pourrait représenter un risque pour leur santé et celle de leur bébé.

«Nous constatons une dérive inquiétante de la CSDL dans sa manière d’administrer les demandes de réaffectation et de retrait préventif, souligne Mme Roby entourée de deux futures mamans à la période de questions de la séance des commissaires, le 21 juin. La CSDL minimise les dangers dans les milieux de travail. Elle oblige les enseignantes à contester leur réaffectation devant la CNESST et les tribunaux créant ainsi, pour les futures mères, un stress inutile, tout en les maintenant dans un milieu de travail à risque.»

Violence physique

«Certains élèves ont lancé sur les enseignantes un manuel scolaire, une gomme à effacer, une bouteille d’eau pleine et autres articles, ajoute-t-elle. C’est sans parler des jeunes qui se bousculent dans les corridors et des bagarres qui éclatent. Il y a eu entre 15 et 25 batailles. Ces classes sont fréquentées par des élèves de 15 à 24 ans ayant des problèmes de comportement, de consommation de stupéfiants et de déficience. La CSDL nous dit qu’il n’y a pas de danger pour la sécurité. C’est inacceptable!»

Mme Roby déplore l’attitude méprisante du Service des ressources humaines. Elle évoque le cas d’une enseignante qui a reçu sa réaffectation dans une autre école le vendredi après-midi, effectif le lundi suivant. «Cette façon de faire est cavalière, ne tient pas compte de la conciliation travail-famille pourtant reconnue dans la convention collective et entraîne un stress important aux futures mères.»

Tolérance zéro

Le SERL dénonce la violence présente dans les écoles et centres depuis cinq ans. Il réclame de la CSDL l’instauration d’une politique de tolérance zéro pour contrer la violence en milieu de travail. «Le phénomène, loin de se calmer, prend de l’ampleur chaque année», insiste Mme Roby.

Malgré les demandes du SERL, la CSDL a refusé, à de nombreuses reprises, de se prononcer sur une telle politique et s’est opposée à l’installation d’affiches prohibant tout geste violent envers le personnel.

«Le SERL est revenu à la charge en octobre 2016, lors des travaux du comité paritaire santé, sécurité au travail, ajoute Mme Roby. Aucun retour significatif n’a été fait, les représentants de la CSDL s’étant contentés d’indiquer aux représentants du SERL que le dossier était sur le bureau du secrétaire général.»

Peur pour sa sécurité

Une enseignante enceinte a confié, sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles, que les situations dénoncées par Mme Roby étaient véridiques. «Avant que je sois enceinte, j’ai été témoin de trois bagarres. Depuis que j’attends un bébé, j’ai peur pour ma sécurité, surtout dans les corridors où ça se bouscule beaucoup», avoue celle qui aurait aimé être réaffectée dans une autre école ou pouvoir compter sur un retrait préventif. «La CSDL est au courant des bagarres dans nos écoles, mais préfère remettre le dossier à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Elle s’en lave tout simplement les mains.»

À quelques jours de la fin des classes, elle est consciente qu’elle devra faire une croix sur un congé préventif pour cette grossesse-là. «Ce sera important pour les futures mamans de continuer le combat et de dénoncer ces situations.»

Elle a demandé à la présidente de la CSDL, Louise Lortie, de remédier à la situation. «C’est dans votre obligation comme employeur de prendre les mesures appropriées à la nature du travail, en vue de protéger la santé, la sécurité et la dignité du salarié.»

Mme Lortie a répondu que la sécurité du personnel et des bénévoles étaient une priorité pour la CSDL.

Notons que les enseignantes enceintes de la CSDL bénéficient parfois du retrait préventif parce que le contact avec certains enfants en troubles de comportement importants pourrait représenter un risque pour leur santé et celle de leur bébé.

«Nous constatons une dérive inquiétante de la CSDL dans sa manière d’administrer les demandes de réaffectation et de retrait préventif, souligne Mme Roby entourée de deux futures mamans à la période de questions de la séance des commissaires, le 21 juin. La CSDL minimise les dangers dans les milieux de travail. Elle oblige les enseignantes à contester leur réaffectation devant la CNESST et les tribunaux créant ainsi, pour les futures mères, un stress inutile, tout en les maintenant dans un milieu de travail à risque.»

Violence physique

«Certains élèves ont lancé sur les enseignantes un manuel scolaire, une gomme à effacer, une bouteille d’eau pleine et autres articles, ajoute-t-elle. C’est sans parler des jeunes qui se bousculent dans les corridors et des bagarres qui éclatent. Il y a eu entre 15 et 25 batailles. Ces classes sont fréquentées par des élèves de 15 à 24 ans ayant des problèmes de comportement, de consommation de stupéfiants et de déficience. La CSDL nous dit qu’il n’y a pas de danger pour la sécurité. C’est inacceptable!»

Mme Roby déplore l’attitude méprisante du Service des ressources humaines. Elle évoque le cas d’une enseignante qui a reçu sa réaffectation dans une autre école le vendredi après-midi, effectif le lundi suivant. «Cette façon de faire est cavalière, ne tient pas compte de la conciliation travail-famille pourtant reconnue dans la convention collective et entraîne un stress important aux futures mères.»

Tolérance zéro

Le SERL dénonce la violence présente dans les écoles et centres depuis cinq ans. Il réclame de la CSDL l’instauration d’une politique de tolérance zéro pour contrer la violence en milieu de travail. «Le phénomène, loin de se calmer, prend de l’ampleur chaque année», insiste Mme Roby.

Malgré les demandes du SERL, la CSDL a refusé, à de nombreuses reprises, de se prononcer sur une telle politique et s’est opposée à l’installation d’affiches prohibant tout geste violent envers le personnel.

«Le SERL est revenu à la charge en octobre 2016, lors des travaux du comité paritaire santé, sécurité au travail, ajoute Mme Roby. Aucun retour significatif n’a été fait, les représentants de la CSDL s’étant contentés d’indiquer aux représentants du SERL que le dossier était sur le bureau du secrétaire général.»

Peur pour sa sécurité

Une enseignante enceinte a confié, sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles, que les situations dénoncées par Mme Roby étaient véridiques. «Avant que je sois enceinte, j’ai été témoin de trois bagarres. Depuis que j’attends un bébé, j’ai peur pour ma sécurité, surtout dans les corridors où ça se bouscule beaucoup», avoue celle qui aurait aimé être réaffectée dans une autre école ou pouvoir compter sur un retrait préventif. «La CSDL est au courant des bagarres dans nos écoles, mais préfère remettre le dossier à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Elle s’en lave tout simplement les mains.»

À quelques jours de la fin des classes, elle est consciente qu’elle devra faire une croix sur un congé préventif pour cette grossesse-là. «Ce sera important pour les futures mamans de continuer le combat et de dénoncer ces situations.»

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