Mis à jour le 04 août 2026 à 12h18
Le jeu de chaises musicales qu’a suscité la refonte du Comité consultatif d’urbanisme et celui de toponymie a laissé en plan un élu municipal qui présidait aux destinées d’une de ces instances depuis son entrée en politique en 2021.
Responsable des dossiers du patrimoine et président du Comité de toponymie à la Ville depuis son élection à l’automne 2021, le conseiller municipal de Vimont, Pierre Brabant, a été écarté du nouveau Comité sur le patrimoine et la toponymie.
Jusqu’au 7 juillet dernier, M. Brabant était le seul élu membre du Comité de toponymie que complétaient alors quatre membres de la société civile. Il avait été reconduit à la présidence en décembre 2025 pour un mandat de deux ans.

Réorganisation
Désormais, trois élus siègent au sein de ce comité, dont la conseillère de Saint-Vincent-de-Paul, Annick Senghor, qui hérite de la présidence. Ses collègues Yannick Langlois et Seta Topouzian, respectivement élus dans L’Orée-des-Bois et Renaud-Coursol, y trouvent également un siège. Dans le cas de M. Langlois, il avait été nommé en 2018 président du Comité de toponymie alors que la Ville venait de se doter d’une politique municipale de dénomination toponymique.
Tous trois ont été officiellement désignés par le conseil municipal sur la recommandation du comité exécutif présidé par le maire Stéphane Boyer.
À la même assemblée municipale du mois de juillet, le conseil nommait Pierre Dionne, Soraya Bassil et George Papanagiotou à titre de membres indépendants du Comité sur le patrimoine et la toponymie pour un mandat de deux ans et constituait une liste de réserve à la faveur de Nancy Elias, André Burroughs, Claude Lavoie et Daniel Lauzon.
En plus de participer activement à des rencontres statutaires aux trois semaines, les membres ont à se préparer en amont et prendre ainsi connaissance des sujets à l’ordre du jour.
Sélectionnés sur la base de la diversité de leurs expériences personnelles et expertises professionnelles liées à l’histoire, la toponymie, la conservation du patrimoine bâti, l’urbanisme, l’architecture et/ou l’ingénierie et la structure de bâtiment, les membres indépendants toucheront 280 $ par séance, soit près de 5000 dollars annuellement.
Outre le mandat d’analyser les demandes de dénomination toponymique, ce comité veillera à formuler avis et recommandations au comité exécutif et, le cas échéant, au comité responsable d’étudier et d’autoriser les demandes de démolition d’immeubles pouvant constituer un intérêt patrimonial particulier. Cette responsabilité incombait jusque-là au Comité consultatif d’urbanisme (CCU).
Pour les élus, les émoluments s’élèveraient à 220 $ par séance alors que le président encaisserait le double.
Comité consultatif d’urbanisme
Dans la même foulée, le conseil municipal a reconduit Yannick Langlois à la présidence du CCU et le vice-président du comité exécutif Ray Khalil à titre de membre du Comité consultatif d’urbanisme. Leur collègue Anick Brunet, conseillère municipale dans Duvernay, remplace Seta Topouzian, laquelle se retrouve aujourd’hui au Comité sur le patrimoine et la toponymie.

Tout au long de leur mandat de deux ans, ces trois élus seront secondés par Johanne Couture, Wassila Djaziri et Serge Vaugeois à titre de membres indépendants.
À raison de deux fois par mois, ils se réunissent pour analyser les demandes de propriétaires fonciers et de promoteurs immobiliers en matière notamment de modification à un règlement d’urbanisme, de dérogation mineure à une disposition des règlements de zonage ou de lotissement et d’approbation d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) ou d’un projet intégré. En clair, ils ont pour responsabilité d’évaluer la recevabilité des projets de construction et d’amélioration locative soumis à la Ville tout en éclairant les membres du comité exécutif pour faciliter leur prise de décision.
Nommés pour 2 ans avec possibilité de renouvellement, les membres citoyens se verront verser une rémunération de 280 $ par présence aux séances du comité, équivalant à près de 7000 $ par année.
Par ailleurs, Hélène Bourdeau, Clovis Landry et Omar Waedh figurent sur la liste de rappel, prêt à pourvoir toute vacance qui pourrait survenir au cours des deux prochaines années.
Enfin, selon le Règlement municipal numéro L-12953, le président du CCU toucherait 480 $ par séance et les conseillers municipaux membres 240 $ à chaque présence.
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