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Pour ou contre le prolongement de la 440?

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Pour ou contre le prolongement de la 440?

Le prolongement de l’autoroute 440 Ouest, de Laval vers Montréal: pour ou contre? La question a été posée aux présidents des Centre locaux de développement (CLD) de Laval et de l’Ouest-de-l’Île de Montréal.

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«On est à peu près la seule [région métropolitaine] en Amérique du Nord sans voie de contournement», soutient Robert Lefebvre, président du CLD de Laval et président du comité de transport de la Chambre de commerce de Laval. Afin de contourner Montréal et éviter l’effet d’entonnoir sur les autoroutes 13 et 15, le prolongement de l’A-440 vers l’ouest est essentiel, défend-il.

Boucler la boucle

«Fermer la boucle du côté de l’ouest est aussi important que dans l’est», dit-il, en évoquant le parachèvement de l’autoroute 25, actuellement en chantier.

Dès 1975, la Chambre de commerce de Laval militait en faveur de boucler la ceinture de contournement en périphérie du coeur de la région métropolitaine, rappelle-t-il. Le projet est un atout aux yeux des entreprises qui songent à s’établir à Laval, notamment pour celles qui s’orientent vers l’exportation, illustre M. Lefebvre. «Il faut préserver le concept [du prolongement de l’A-440] et les emprises ne doivent être cédées à personne», conclut-il, en faisant écho au maire de Laval, qui manifestait son inquiétude, il y a quelques semaines, relativement au projet de boulevard urbain dans l’emprise de la 440, à Pierrefonds.

Quoique le ministère des Transports du Québec, propriétaire de l’emprise, ait mis le projet sur la glace depuis une trentaine d’année, le prolongement est toujours possible, affirme l’attaché politique de la ministre responsable de la région de Laval, Michelle Courchesne.

Trop sensible

Dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal, le prolongement de l’autoroute ne fait pas l’unanimité. «L’idée n’est pas complètement évacuée, explique Gerry Arsenault, directeur du CLD de l’Ouest-de-l’Île. Sauf qu’il existe une réalité qui rend le prolongement de la 440, dans le court terme, presque impossible. Ça va prendre un changement d’approche pour le faire.»

La question de l’environnement est très sensible, dans ce dossier, affirme M. Arsenault. Le tracé de l’emprise coupe l’île Bizard en deux, avant de rejoindre l’autoroute 40, écorchant au passage deux parcs-nature et un écoterritoire.

Toutefois, le potentiel de quatre à cinq mille unités d’habitation à l’ouest de Pierrefonds ne pourra se développer sans un nouvel axe routier nord-sud, plaide-t-il. En optant pour un boulevard urbain, entre le boulevard Gouin et la Transcanadienne, «on nuit moins à l’environnement et c’est une solution aux besoins routiers de la partie nord-ouest [de l’île de Montréal]», estime Gerry Arsenault.

Montréal donne sa bénédiction au projet et prévoit le mettre en chantier d’ici 10 ans. Appelé à commenter la position du maire de Laval, le responsable du transport à la Ville de Montréal, André Lavallée, a fait savoir qu’il s’en tenait à ce qui est mentionné dans le plan de transport. Dans ce document, Montréal «affirme son opposition à tout projet autoroutier dans ce corridor». (Photo: ile Bizard) (Photo: Martin Alarie)

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