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Pierre Gendron fête son art à la salle Alfred-Pellan

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Pierre Gendron fête son art à la salle Alfred-Pellan

Jusqu’au samedi 30 juin, les Lavallois peuvent admirer près de chez eux une rare rétrospective de l’œuvre développée par le peintre Pierre Gendron depuis 60 ans et qui se retrouve dans les collections et grands musées québécois et canadiens.

«Je suis heureux, ça représente toute une vie et cette sélection illustre bien mon parcours d’artiste», affirme un Pierre Gendron, 84 ans.

«Il était important pour nous de souligner l’apport de M. Gendron à la peinture québécoise en ayant la chance de revoir cet imposant travail», de continuer Jasmine Colizza, muséologue responsable de la salle Alfred-Pellan.

Vers l’abstraction

Le visiteur a l’embarras du choix parmi les 54 œuvres de l’exposition intitulée Fête, retraçant autant celles de ses débuts que ses grands formats d’aujourd’hui. Rappelons que Pierre Gendron fut l’un des premiers artistes d’ici à utiliser l’acrylique.

«Gendron développe et structure des impressions visuelles tantôt ressenties en soi, tantôt éprouvées devant telle vue urbaine, tel paysage pourvu que ces allusions ne perturbent pas le principe de l’autonomie de la peinture et demeurent non-figuratives», précise le commissaire de l’exposition, René Viau, dans sa présentation.

«Je ne suis pas du genre à changer du jour au lendemain, ajoute pour sa part l’artiste-peintre. Ma quête de liberté m’a mené à un art plus abstrait dans une intention de mettre les couleurs et formes où je veux.»

Galerie Verticale

Arrivé à Laval en 1962 où il a élevé ses trois enfants dans le Domaine Renaud, celui qui a longtemps enseigné les beaux-arts a cofondé la Galerie Verticale, principal centre d’artistes lavallois (et jadis salle de diffusion) en art contemporain.

«Au départ, mon idéal était de devenir artiste commercial ou joueur de hockey. Peindre est devenu ensuite un besoin. Quand je ne peins pas, je ne suis plus le même.»  

– Pierre Gendron

«Nous étions quelques artistes abstraits de Laval à toujours nous retrouver dans des expositions à Montréal, relate Pierre Gendron. Il y avait bien la Maison André-Benjamin-Papineau, mais l’art contemporain s’y faisait très rare, alors on a commencé avec un local dans le quartier industriel, avant de s’installer plusieurs années boulevard des Laurentides.»

Originaire du Plateau Mont-Royal, il fréquentera d’abord la même école Saint-Louis-de-Gonzague que Jean-Paul Riopelle et d’autres noms importants de la peinture québécoise. Déménagé à Trois-Rivières, cet enfant unique d’un père commis voyageur découvrira sa vocation à l’école secondaire avant de s’envoler pour Paris où il représentera le Canada, sans oublier des séjours décisifs en Grèce et dans les îles de la Méditerranée.

De 1958 à 1960, Pierre Gendron effectuera un stage en lithographie et gravure dans l’atelier parisien de Desjobert et Friedlander, puis sera lauréat de la sixième Mostra internationale de Lugano, en Suisse. Parallèlement, il développera une passion aussi grande pour la musique, particulièrement le jazz afro-américain et chantera professionnellement.

«C’est assez difficile de cerner l’influence précise de la musique dans mon art, mais elle est constamment présente», spécifie-t-il.

Rappelons que la salle Alfred-Pellan est située à la Maison des arts de Laval (1395, boulevard de la Concorde Ouest). Information: 450 662-4440.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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