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Pas assez de moyens pour un Centre jeunesse qui déborde

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Pas assez de moyens pour un Centre jeunesse qui déborde

SOCIÉTÉ. «Avec les coupures effectuées par le gouvernement plutôt qu’un financement additionnel, des dossiers qui devraient être traités en 72 heures peuvent traîner durant six semaines. Tout déborde!», soutient Pierre Crevier, président du Syndicat des employés du Centre jeunesse Laval (SECJL), après avoir pris connaissance du rapport déposé par le vérificateur indépendant André Lebon.

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Ce document met en lumière le manque de moyens du Centre jeunesse de Laval pour répondre à une explosion et complexification de la clientèle. Au SECJL, de 2014 à 2015, on a constaté une augmentation de 16 % des signalements de jeunes en détresse, maltraités, abusés ou ayant des troubles de comportement sur le territoire de l’île Jésus.

«On place 15 jeunes dans une unité de 12 et nous devons en sortir 3 le soir pour les faire dormir ailleurs, dans des secteurs non appropriés pour leur situation.», d’ajouter Pierre Crevier.

Le manque de ressources se ferait particulièrement sentir chez les intervenants psychosociaux et éducateurs, principalement en première ligne, sans négliger les psychologues «que le gouvernement refuse de payer à leur juste niveau. Ces professionnels préfèrent alors pratiquer dans le privé. Au final, les cas nécessitant une évaluation psychologique nous coûtent plus cher!»

Plus qu’un document

Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le rapport Les fugues reliées à l’exploitation sexuelle: état de situation et solutions ne permettra pas à lui seul d’améliorer la situation des jeunes vulnérables.

En plus de dresser un état de situation démontrant que le phénomène des fugues n’est pas propre au Centre jeunesse de Laval, ce rapport précise qu’il serait illusoire de penser qu’on peut respecter les conditions de succès en même temps qu’on réduit les engagements financiers. La FSSS-CSN soutient qu’au cours des quatre dernières années, plus de 50 M $ ont été coupés dans les budgets des centres jeunesse.

Pour appuyer plus encore la nécessité d’argent neuf, Pierre Crevier rappelle que comme partout ailleurs, les coûts en denrées alimentaires et vêtements qu’exige l’hébergement de ces jeunes en difficulté ont augmenté considérablement ces dernières années.

Même son de cloche

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et longtemps coordonnatrice du Centre des femmes de Laval, Manon Massé, a également déploré l’absence de financement additionnel pour assurer la sécurité des jeunes pendant leur séjour en centre jeunesse.

«Les ministres Coiteux et Charlebois promettent de nouvelles ressources et une panoplie de mesures afin d’offrir un meilleur continuum des services en centre jeunesse, mais pas un cent de plus n’est octroyé pour les mettre en application!» a-t-elle indiqué lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale le mardi 15 mars.

Pour elle, l’enveloppe de 3 M $ annoncée pour le programme Prévention Jeunesse il y a quelques semaines, alors qu’un programme similaire existait déjà et avait fait ses preuves, est nettement insuffisante.  

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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