Mis à jour le 03 juillet 2026 à 16h20
Jusqu’au dimanche 26 juillet, les Lavallois.es peuvent visiter l’exposition xecê, khadija baker: Les semences de nos lendemains à l’Espace muséal Alfred-Pellan (EMAP), dans Laval-des-Rapides.
Réalisée par l’artiste interdisciplinaire montréalaise d’origine kurde Khadija Baker et commissariée par Geneviève Wallen, l’exposition s’inspire d’une performance participative de Baker ayant eu lieu au Jardin botanique de Montréal il y a quelques années et dont en est résulté une robe.
Cette œuvre est devenue le fil conducteur de l’exposition créée sur mesure pour l’EMAP, la première d’une telle ampleur que la Montréalaise a réalisée seule.
Avec ces œuvres conçues sur mesure en l’espace de trois ans, la salle lavalloise prend l’apparence d’un jardin collectif où foisonnent plantes et dialogues humains, deux aspects fondamentaux dans la démarche de Baker.
L’autre élément déclencheur de l’installation Les semences de nos lendemains a été une discussion entre l’artiste et son voisin à propos des mauvaises herbes. L’interaction l’a amenée à se questionner sur cette appellation péjorative et sa véracité.

«Elle s’est demandée: »c’est quoi une mauvaise herbe? Et moi, est-ce que je suis une mauvaise herbe en tant que femme immigrante qui arrive dans un nouvel écosystème? » relate Mathieu Baril, agent au soutien des opérations pour l’EMAP. Avec ses recherches, elle a découvert que les mauvaises herbes avaient plein de qualités et d’apports essentiels. C’est devenu une métaphore pour dire »peut-être que moi, comme femme immigrante, si on apprenait à me connaître, on apprendrait que j’ai plein de qualités à apporter dans cet écosystème ».»
Sculpture, arts textiles et vidéo se côtoient au sein de l’institution muséale pour révéler l’histoire d’individus issus de l’immigration et/ou victimes de violence, mettre de l’avant la pertinence des savoirs ancestraux kurdes et de la souveraineté alimentaire et inciter les citoyen.ne.s à considérer leur relation avec la nature.

«Elle a une démarche intéressante et c’est une personne touchante, témoigne le travailleur lavallois. Tous les efforts qu’elle a fait de Syrie jusqu’ici, son travail acharné… C’est vraiment une battante. Elle a changé de vie, de pays, de continent, appris le français, est retournée à l’école faire son doctorat, tout ça en ayant deux ados et un mari qui travaille pour faire vivre la famille. On trouvait que ça ressemblait à la réalité du tiers des Lavallois, qui sont aussi issus de l’immigration. On pense que ça peut toucher les citoyens, surtout dans un quartier comme Laval-des-Rapides, où il y a une forte population immigrante.»
Dans ce même souci pour l’environnement, toutes les œuvres de l’exposition ont été confectionnées de matériaux recyclés, ou qui le seront dans le futur, et à la main. Par exemple, les murs teintés de couleur ocre l’ont été par un mélange de glaise et d’eau pour éviter d’utiliser de la peinture.
Œuvres publiques et collectives
Pour l’une des premières fois, l’EMAP a déployé deux œuvres d’art publiques dans le cadre de cette exposition, dans l’objectif de cultiver une relation de proximité avec les Lavallois.es.
Ainsi, le parc Bernard-Landry et la Résidence de création Marcel-Saint-Pierre sont actuellement parés d’une création de Khadija Baker, et ce jusqu’à la fin du mois d’août.
Au parc situé dans Laval-des-Rapides, une pièce de 14 mètres de long nommée Nos relations siège au-dessus de l’étang. Les dimanches 12 et 26 juillet et 2 et 16 août, de 13h à 17 h, ainsi que les dimanches 19 juillet et 9 août, de 15h à 19h, familles et citoyen.ne.s sont invités à broder un mot illustrant leur identité pour favoriser la création de liens par le partage d’expériences.
À Sainte-Rose, devant la nouvelle résidence de création Marcel-Saint-Pierre, la créatrice d’origine kurde a déposé un grand dôme de plus de trois mètres de diamètre titré Appartenances. Des ateliers de médiation culturelle auront lieu sur place les samedi 22 et dimanche 23 août, de 10h30 à 11h30, de 13h à 14h et de 15h à 16h.
Téléchargez notre application
Meta (Facebook et Instagram) bloque vos nouvelles du Courrier Laval, tout comme Google continue de leur faire obstruction, en réponse à la loi C-18.
Pour avoir accès à vos nouvelles et rester ainsi connecté à la source, le Courrier Laval vous invite à télécharger son application. Vous pouvez également vous abonner à l’infolettre hebdomadaire. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel avec un ratio moindre de publicités. N’oubliez pas d’activer les notifications et de passer le mot à vos proches et contacts!
Apple : https://apple.co/3wsgmKE
Android : https://bit.ly/3uGPo1D
Infolettre : https://courrierlaval.com/infolettre/



