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Menace de grève à l’urgence de la Cité-de-la-Santé

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Menace de grève à l’urgence de la Cité-de-la-Santé

MOBILISATION. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CSSS (centres de santé et de services sociaux) de Laval–CSN ont manifesté, ce midi, devant l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, afin de dénoncer le manque de personnel à l’urgence à des moments critiques.

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Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat, affirme que cette manifestation est un coup de semonce. «Si l’employeur faisait la sourde oreille pour ajouter du personnel, il y aura une grève à l’urgence. Nous serons 100 % du personnel présents», promet Mme Aubé.

«Le personnel est à bout de souffle. Il n’y a pas de remplacement des préposés aux bénéficiaires et agentes administratives. Cela affecte le temps d’attente pour les patients. Il y avait une seule personne pour le quart de travail en soirée le 9 octobre, alors que 30 patients étaient couchés dans les corridors», ajoute-t-elle.

Un coupon remis aux patients. On pouvait lire que «Le STTCSSS de Laval-CSN s’excuse pour le temps d’attente causé par l’employeur qui ne remplace pas le personnel absent. Vous pouvez porter plainte au Commission aux plaintes et à la qualité des services en communiquant avec Hélène Bousquet au 450 668-1010, poste 236, ou par courriel plaintes.csssl@sss.gouv.qc.ca».

Sécurité

Rachèle Godin, agente administrative à l’urgence, déplore aussi le manque de personnel qui peut causer des erreurs et de l’épuisement professionnel.

«On retrouve souvent dans les corridors 25 à 30 patients. Cette situation est intenable et n’est pas sécuritaire autant pour les patients que pour le personnel en poste, qui écope d’une surcharge de travail et de la pression indue que cela représente», renchérit Lucie Chénard, préposée aux bénéficiaires.

«Est-ce qu’un employeur a le droit de couper en bas des services essentiels? Nous, c’est non notre réponse. Ce sont nos grands-mères, nos pères, c’est notre famille qui se retrouve à l’hôpital et on ne peut même pas s’en occuper correctement», termine la présidente du Syndicat, Marjolaine Aubé.

Réaction du CSSS

Pour sa part, Philippe Benoit, porte-parole de l’employeur, croit que le manque de personnel arrive dans des cas jugés exceptionnels. «Nous faisons tout ce que nous pouvons pour les remplacer, que ce soit les infirmières, les préposés ou les agentes administratives. Il arrive que nous ne puissions pas les remplacer parce que les personnes ne sont pas disponibles ou ne sont pas qualifiées. Nous avons 1 préposé pour 18 patients au niveau du quai à l’urgence, c’est la norme», mentionne-t-il.

M. Benoit affirme qu’il n’y aura pas de diminution d’effectifs. «Avec les coupes annoncées par le ministre Barrette, nous avons déjà fait l’exercice de remaniement du personnel, l’an dernier.»

Enfin, toujours selon lui, s’il devait y avoir une grève à l’urgence, il n’y aurait pas d’incidence. «Nous sommes régis par la Loi des services essentiels. Le ratio sera donc de 100 % d’effectifs.»

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