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Louise Paquette, infirmière

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Louise Paquette, infirmière

«En étant infirmière, j’ai l’impression que je fais quelque chose d’utile pour les gens, explique Louise Paquette, infirmière à l’Hôpital de la Cité-de-la-santé depuis 23 ans. J’adore tellement mon métier, c’est juste qu’aujourd’hui, je n’ai pas l’impression que je peux le faire de façon adéquate.»

Même si le taux de croissance de l’effectif infirmier à Laval s’inscrit parmi l’un de plus élevés de la province, le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) dénonce les conditions de travail toujours précaires, surtout avec l’objectif d’une charge de travail raisonnable.

«Quand j’ai commencé à travailler, on avait cinq patients par infirmière, se rappelle Louise Paquette, qui a débuté sa carrière d’infirmière en 1995. Aujourd’hui, j’ai 11 patients, 11 dossiers à regarder, 11 médicaments à donner, 11 évaluations à remplir. De plus, avec une population vieillissante, on traite des patients ayant des maladies multiples.»

«Nos patients nous soutiennent énormément, ils n’arrêtent pas de nous dire qu’ils trouvent qu’on couvre beaucoup, continue-t-elle. Ils sont très compressifs parce qu’ils voient qu’on donne un bon service, mais qu’on ne peut pas toujours aller dans les détails.»

Au fil des années, la résidente des Laurentides a décidé de changer de métier parce qu’elle voulait travailler avec les gens, plutôt que de se retrouver enfermée dans un bureau.

«On crée des liens importants à l’hôpital avec nos patients, avoue la femme de 52 ans. Pour que notre travail soit plus plaisant, il nous faudrait avoir plus de temps pour finir nos tâches, écouter nos patients, afin de les conseiller et soutenir psychologiquement. Je n’aime pas sentir que mon quart de travail se termine et qu’il reste la moitié des tâches qui ne sont pas encore faites.»

Trouver un équilibre

Louise Paquette signale qu’elle travaille avec plusieurs équipes mobiles, ce qui ne lui permet pas d’avoir un groupe de travail stable connaissant les patients et la dynamique de son unité.

«Moi, j’ai un poste à temps plein depuis longtemps, mais il y a beaucoup d’infirmières qui font du temps partiel, explique-t-elle. Si tout le monde était à temps plein, il serait plus facile de faire un suivi de l’évolution des patients.»

Le taux d’emploi à temps complet à Laval est moins élevé que dans l’ensemble de la province, soit 56% contre 60 %, même s’il a augmenté de 3 points de pourcentage en 2019.

Mme Paquette se fait appeler même durant ses journées de congé et vacances pour remplacer et faire des heures supplémentaires, alors que le syndicat demande simplement d’augmenter les postes à temps plein pour régler cette problématique.

«Je comprends qu’il manque de personnel, mais pour pallier ce manque, il faut plus de postes à temps plein, confirme Mme Paquette. Ils doivent mettre fin aux postes combinés (qui changent souvent d’unité) ou postes avec rotation (qui alternent entre les quarts de jour et de nuit). Les jeunes infirmières ne veulent pas ce genre de poste parce que c’est difficile d’avoir une vie stable et d’arriver à gérer tes horaires.»

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