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Les brigadiers scolaires ébranlés

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Les brigadiers scolaires ébranlés

Alors que les brigadiers de la Brigade scolaire de Laval recevaient en mai une augmentation de salaire de 4$, après des négociations de 2001 à 2008 pour l’équité salariale, certains d’entre eux apprenaient la semaine dernière que leur horaire de travail sera amputé de cinq heures.

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Des brigadiers, dont le salaire horaire est passé de 11,90$ à 15,99$, verront ainsi, dès la fin août, leur semaine de travail passer de 20 à 15 heures.

Ces travailleurs, employés par la Ville, retrouveront donc leur salaire de l’époque, environ 238$ par semaine pour 20 heures à 11,90$ de l’heure. Avec 15 heures de travail par semaine à 15,99$ de l’heure, les 75 brigadiers du territoire empocheront un salaire hebdomadaire de près de 240$. «Nous ne bénéficierons même plus du chômage», déplore Pierrette Grenier, brigadière depuis 15 ans et assurant la traverse des élèves qui se rendent à l’école Saint-Gilles dans le quartier Pont-Viau.

Selon le ministère des Ressources humaines et Développement social du Canada, le nombre requis d’heures assurables pour avoir droit aux prestations régulières dans la région est de 630 heures. «Avec 15 heures par semaine, ceci équivaut à un total de 540 heures pour notre année, ce qui fait que nous n’aurons pas droit au chômage», assure Mme Grenier.

Une question d’ajustement

À la Ville, on explique que la réduction du temps passé par les brigadiers au travail affecte 30 traverses sur environ 90. «Nous nous ajustons à ce qui se fait déjà à d’autres traverses», explique Paul Lemay, directeur du service de la vie communautaire, de la culture et des communications à la Ville de Laval.

Les brigadiers passeront aux traverses 15 minutes de moins le matin et le soir et 30 minutes de moins sur l’heure du midi. «La Ville se fout complètement de la sécurité des enfants et les parents ne sont au courant de rien», jure Michel Masse, brigadier depuis 10 ans. C’est que la nouvelle se serait ébruitée la semaine dernière alors que certaines directions d’écoles auraient remis aux brigadiers leur horaire de travail pour la prochaine année scolaire.

M. Lemay affirme de son côté que les employés de la brigade scolaire ont à se présenter à leur poste seulement au moment où la cloche de l’école sonne. «Pourquoi faudrait-il les payer avant, alors qu’ils n’ont pas besoin d’être là», relate-t-il.

Reste que pour M. Masse, qui assure la traverse d’une cinquantaine d’élèves de l’école Saint-Norbert, plusieurs jeunes arrivent souvent avant et même après la cloche. «Nous avons analysé cet ajustement en fonction de la sécurité des enfants», soutient toutefois M. Lemay.

Remplacement

En plus des 75 brigadiers réguliers, la brigade scolaire compte une vingtaine de réservistes. Selon M. Masse, les changements à l’horaire de travail rendront encore plus difficiles les remplacements de brigadiers par les réservistes. «Déjà que certains n’étaient pas chauds à l’idée de venir remplacer le soir pour une heure, imaginé s’ils doivent se déplacer pour seulement 45 minutes», estime-t-il.

Bien que plusieurs brigadiers trouvent enfin bizarre que l’augmentation de leur salaire fut accordée pratiquement en concordance avec la réduction de leurs heures de travail, M. Lemay affirme que les deux éléments ne sont pas reliés. «L’augmentation de salaire est liée au dossier de l’équité salariale, alors que le changement des horaires et lié au dossier sur l’analyse des traverses», conclut-il.

PHOTO DIGITALE : Brigadier.jpg

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