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Le président du Syndicat des chauffeurs de la STL arrêté et suspendu

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Le président du Syndicat des chauffeurs de la STL arrêté et suspendu

CONFLIT. Le président du Syndicat des chauffeurs de la Société de transport de Laval (STL) a été suspendu indéfiniment de ses fonctions après avoir été arrêté, le 13 mars.

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Richard Ouimet a été mis en état d’arrestation deux fois cette année pour des altercations avec des membres du Syndicat qui se sont produites sur les lieux du travail les 26 janvier et 13 mars.

La dispute la plus récente a commencé lorsqu’un membre, M. Aubé (nom fictif), a voulu savoir ce que Richard Ouimet allait faire d’une pétition de quelque 314 signatures remise la semaine d’avant, ce qui représente environ 60 % des employés, et demandant à l’exécutif l’ouverture des livres comptables du Syndicat.

«Les vérificateurs élus ont retrouvé des anomalies de janvier à mars 2014, comme une double rémunération», explique cet ancien élu du Syndicat, qui est aussi suspendu, avec salaire, le temps d’une enquête interne de la STL.

Altercation filmée

Le Courrier Laval a obtenu une copie de la scène que M. Aubé a pris soin de filmer en cachette avec son téléphone. 

Dans la vidéo, on y voit trois hommes, au loin, à l’extérieur de l’édifice de la STL. Une des trois personnes entretient des échanges houleux avec M. Aubé et la tension monte. S’en suit une altercation violente verbalement, comprenant des menaces physiques de la part d’un de ces hommes.

On voit ensuite les personnes autour de l’homme en colère se mobiliser pour le dissuader, car il s’approche de M. Aubé. Même situation du côté de ce dernier: on vient le voir pour le calmer.

Quant à la première altercation, le 26 janvier, M. Ouimet s’en serait pris à une autre élue du Syndicat, la vérificatrice des états financiers.

«Il s’est pogné avec elle dans son bureau et a voulu la frapper», ajoute le chauffeur en fonction depuis 15 ans.

Deux enquêtes

Une enquête interne à la STL et une autre de la police ont été ouvertes immédiatement après les événements. Actuellement, aucune information n’est rendue publique par la police sur les deux situations, car aucune accusation n’a encore été portée contre M. Ouimet.

«Pour la période de l’enquête [interne], on lui a demandé de ne pas se présenter au travail afin d’éviter qu’il soit en contact avec d’autres collègues, explique Marie-Céline Bourgault, directrice des communications de la STL, qui confirme que les ressources humaines étaient bien au courant des tensions entre le président et ses membres. En principe, l’enquête devrait se conclure assez rapidement.»

Elle précise que lors de la première agression verbale, un dossier avait également été ouvert «et les mesures nécessaires [avaient] été prises».

M. Ouimet n’a pas voulu émettre de commentaires ni défendre sa position. «Rappelez vos sources qui vous disent un paquet de menteries, je ne commenterai rien», a-t-il indiqué avant de raccrocher la ligne au Courrier Laval.

Mentionnons qu’en avril 2014, le journal rapportait que des chauffeurs qui doutaient de son intégrité avaient porté plainte à la police contre lui. Déjà, ils notaient des irrégularités et voulaient avoir accès aux livres comptables du Syndicat.

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