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L’affidavit des conseillers dissidents rendu public

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L’affidavit des conseillers dissidents rendu public

Dix mois après l’avoir signé, les cinq conseillers dissidents restants du Mouvement lavallois (ML) ont dévoilé publiquement le contenu de la déclaration assermentée attestant que le maire Marc Demers a falsifié les résultats d’un vote secret lors d’un caucus du parti au pouvoir, le 24 avril 2018.

Daniel Hébert étant absent pour raison professionnelle, David De Cotis, Michel Poissant, Isabella Tassoni et Michel Poissant ont tenu un point de presse dans les bureaux même de l’avocate Pasqualina Simeone où ils avaient signé l’affidavit en compagnie de leurs collègues Aline Dib, Sandra El-Helou, Aram Elagoz, Jocelyne Frédéric-Gauthier et Vasilios Karidogioannis qui ont tous regagné les rangs du maire Demers depuis l’automne dernier.

«Tout le monde a signé librement», a affirmé Me Simeone.

Projetant de rendre public ce document en juillet dernier, le groupe de cinq a plutôt attendu, car «on voulait que tous les 10 élus soient à l’aise avec ça», de préciser David De Cotis, conseiller de Saint-Bruno et ex-vice-président du comité exécutif de Ville de Laval.

De toute évidence, la défection et le retour au sein du ML de cinq des signataires, après avoir chacun négocié leur retour au bercail, auront ébranlé les dissidents qui ont préféré «prendre du repos et se regrouper, ajoute M. De Cotis. Aujourd’hui, nous le faisons pour protéger notre intégrité et prouver que nos allégations sont légitimes. Marc Demers a souvent dit que nous n’avions pas signé, en plus de nier avoir falsifier une élection démocratique dans son propre parti.»

«Les gens [ex-dissidents de retour au ML] voulaient protéger leur image en prévision des prochaines élections», souligne Isabella Tassoni, conseillère de Laval-des-Rapides.

«Les Lavallois ont le droit de savoir, ajoute Michel Poissant, conseiller de Vimont. La Ville est redevable envers tous ses citoyens.»

C’est un geste de clarification et un moyen de tourner la page sur cet épisode, a pour sa part commenté Paolo Galati, conseiller de Saint-Vincent-de-Paul.

«L’important, c’est que les citoyens sachent que nous ne sommes pas des menteurs.»

 – David De Cotis, conseiller de Saint-Bruno et ex-vice-président du CE

Retour sur l’événement

Rappelons que les faits reprochés remontent au 24 avril 2018, lors d’un caucus des 20 élus du ML s’étant déroulé au complexe sportif Bois-de-Boulogne. L’objectif de cette rencontre était de faire accepter les candidatures des personnes ayant droit de se présenter aux élections de l’exécutif lors de l’assemblée générale annuelle un mois plus tard.

«De plus, le chef de notre parti nous a déclaré que suite à la tenue du scrutin secret en question, son dépouillement et le décompte des voix obtenues par les candidats en lice se ferait de manière transparente et en présence de ces derniers», peut-on lire dans l’affidavit.

Après le dépouillement, trois des sept candidats pressentis, soit Grace Ghazal, Rabbah Hammachin et Ziaad Ghantous, n’avaient pas réussi à obtenir le deux-tiers des votes exprimés par les élus, ce qui était la première étape à franchir.

«Or, suite au résultat du scrutin (…), Marc Demers est apparu complètement contrarié par le résultat (…) en alléguant que le scrutin s’était déroulé de manière partisane et que la majorité des élus qui ont voté n’avaient pas compris ce qu’ils devaient faire», est-il inscrit dans le document légal.

Après un second vote secret exigé par le chef du ML et maire de Laval, ce dernier et son attaché Anis Telmat se sont isolés dans une salle adjacente et fermée, où le décompte s’est fait hors de la présence des candidats en lice, «contrairement à la procédure de dépouillement utilisée lors du premier scrutin».

«Or, une fois sortis du caucus, les 10 élus signataires de la présente affirmation solennelle (…) ont réalisé que les résultats dévoilés par Marc Demers ont été faussés, car dans notre groupe de 10, personne n’avait voté pour Ziaad Ghantous [qui venait d’obtenir 14 votes sur un total de 20]»

«J’ai dit à Marc Demers que jamais dans ma carrière et mon parcours académique, je n’avais vu quelque chose comme ça, raconte Isabella Tassoni, bachelière en science politique. Il m’a répondu: vous avez juste mal compris l’exercice.»

«Il [Marc Demers] ne s’est jamais excusé et n’a jamais pris la responsabilité de ses actes», de marteler Paolo Galati.

Réactions au ML

Au cabinet du maire Marc Demers, la réaction ne s’est pas fait attendre. «Le dossier est clôt et cette histoire terminée, a fait savoir Valérie Sauvé, directrice des communications. Il y a eu une médiation où tout le monde a eu la chance de s’exprimer, en convenant que les échanges allaient rester confidentiels.»

«Ç’aura pris du temps, a pour sa part affirmé Sandra El-Helou, conseillère municipale de Souvenir-Labelle, en parlant du délai qu’ont pris ses co-signataires pour rendre public le contenu de la déclaration. Pour moi, c’est de l’histoire ancienne et de la gestion interne au sein du Mouvement lavallois qui a été réglée par une longue période de médiation. Ça ne fait pas avancer Laval.»

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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