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Joël Thériault sait que la fin de sa carrière approche

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Joël Thériault sait que la fin de sa carrière approche

HOCKEY. Joël Thériault a toujours fait courir les foules au sein de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). L’homme fort, qui n’a plus vraiment besoin de présentation, a la ferme intention de faire plaisir à ses nouveaux partisans des Prédateurs de Laval.

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L’an dernier, il a disputé seulement 12 parties avec l’Assurancia de Thetford Mines. «J’espère avoir plus de temps de glace et jouer le plus possible. On m’a offert le poste de sixième défenseur», avoue celui qui aimerait endosser le numéro 28.

«Si ce numéro n’est pas disponible, je vais l’acheter comme je l’ai fait à Jonquière», ajoute le coloré personnage.

Thériault n’a pas l’intention de jeter les gants à chacune de ses présences sur la surface glacée. «C’est très épuisant, surtout que je veux toujours terminer mes combats. Je veux aider l’équipe aussi en me servant de mes épaules, en appliquant de solides mises en échec», confie-t-il.

La retraite

À l’aube de ses 40 ans, Thériault est maintenant prêt à déposer les armes. Il est conscient qu’il réalise son dernier tour de glace dans la LNAH. Quand Thériault a accepté de se joindre à la formation lavalloise, il a eu une pensée pour Mike Brault, ancien matamore.

«Mike a pris sa retraite tard et il m’a dit d’y penser sérieusement avant de disputer cette saison, car pour nous les hommes forts, c’est rare que l’histoire se termine bien à la Cendrillon», souligne-t-il.

«Ça commence à faire mal. Je dois canaliser mes énergies. Je sais que j’ai vécu par l’épée et que je vais périr aussi par l’épée», poursuit le colosse.

Connu et reconnu

Il a adoré son rôle de bagarreur, même s’il aurait préféré se concentrer à améliorer son coup de patin et sa mobilité pour atteindre un plus haut niveau. «C’est un job ingrat, mais combien gratifiant. C’est formidable lorsque la foule scande ton nom.»

Il aime surtout le pouvoir d’attraction qui draine facilement 500 à 600 personnes de plus aux guichets uniquement parce qu’il fait partie de l’alignement. «Les partisans de la LNAH connaissent les noms des hommes forts. C’est très flatteur!»

«L’animal»

Le redoutable bagarreur de 6 pieds 4 pouces et 250 livres est perçu comme l’un des joueurs les plus craints du circuit. Il s’est forgé une solide réputation au fil des ans. Celui que l’on surnomme «l’animal» en raison de son caractère bouillant a purgé 85 parties de suspension depuis 2002 dans la LNAH.

«À mes débuts dans le senior, j’étais incontrôlable quand les fils se touchaient. C’est là que l’on m’a collé le surnom de l’animal», se souvient-il.

En 2003-04, il a notamment amassé un total mirobolant de 515 minutes de pénalité, alors qu’il endossait les couleurs des défunts Dragons de Verdun, époque où les foires éclataient à un rythme effarant.

Toutefois, Thériault ne souhaite à personne de suivre ses traces. «Ce n’est pas humain comme travail. C’est très dur. J’ai la chance d’avoir un métier d’électricien, ce n’est pas tous les joueurs qui ont une après-carrière. Plusieurs vivent des moments difficiles.»

Choix de Washington

Repêché en quatrième ronde en 1995 par les Capitals de Washington, Joël Thériault n’a disputé aucun match dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Toutefois, il a pris part à 53 parties dans la Ligue américaine de hockey (LAH) avec les Pirates de Portland (1997-98), Citadelles de Québec (1999-00) et Bulldogs d’Hamilton (2000-01).

Bon début professionnel

Par ailleurs, Joël Thériault a réussi son entrée chez les professionnels à la boxe en remportant son premier duel par K.-O., le 3 septembre, à la TOHU, à Montréal.

Il a terrassé son adversaire Kamil Kulczyk en moins de trois minutes dès le premier assaut. Thériault faisait partie de la même carte que le Lavallois Érik Bazinyan qui a remporté ce soir-là le titre de champion du monde.

«J’ai décidé d’amorcer une carrière professionnelle pour connaître les rouages de la boxe. Je veux bien encadrer mon fils de 15 ans qui aimerait boxer chez les amateurs», conclut-il.

 

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