Mis à jour le 15 septembre 2026 à 11h16
Ayant enseigné à l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle et au primaire à l’école Villemaire, dans Sainte-Rose, l’ex-enseignant François Durocher a reconnu être coupable d’abus sexuels sur une ancienne élève.
La sentence est tombée à la mi-septembre, prononcé par le juge Alex Dalpé, qui a accepté à contre-cœur l’entente intervenue entre les parties; et causant ainsi la surprise, tout en faisant de nombreuses personnes insatisfaites.
Déménagé depuis à Toronto et désormais inscrit au registre des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans, François Durocher purgera une peine de 10 mois à domicile.
Par la suite, l’ex-professeur lavallois devra respecter un couvre-feu pendant 14 mois.

Rencontre fortuite
Vers l’an 2000, François Durocher a enseigné l’écologie à sa jeune victime en première et deuxième secondaire à l’école Curé-Antoine-Labelle.
«La plaignante considérait l’accusé comme le père idéal qu’elle n’avait jamais eu», peut-on lire dans l’exposé des faits du procès.
Quelques années plus tard, à l’âge de 16 ans, la jeune fille travaille dans Sainte-Rose et croise de nouveau le chemin de son ex-professeur sur les bords de la rivière des Mille-Îles.
Prenant connaissance des difficultés que traverse l’adolescente, François Durocher lui propose d’emménager chez lui, avec sa famille, si elle accepte de retourner à l’école en septembre; ce qu’elle fera en juin 2002.
Durocher est alors marié et père de deux enfants âgés de 9 et 11 ans. Il apparaîtra comme tuteur sur les bulletins de sa victime pendant les deux années scolaires suivantes.
Première agression
Comme chambre à coucher, l’ex-enseignant a aménagé un coin du salon au sous-sol pour sa protégée.
Un jour de juillet 2002, la jeune fille est couchée par terre et regarde la télévision. Durocher «se place à califourchon, en baissant simultanément ses pantalons et sous-vêtements».
Dans les faits exposés à la cour de justice, la jeune fille indique ne pas se sentir bien et ne pas reconnaître l’homme dans ce comportement. Elle l’interroge et lui se contente de répondre «de se laisser faire, qu’elle allait aimer ça».
Durocher lui touche la vulve avant de la pénétrer puis éjacule sur son ventre.
Couple imaginaire
À la suite de ce premier événement, Durocher se serait comporté avec une gentillesse accrue envers elle et les relations sexuelles deviennent encore constante, mais de façon consensuelle selon l’avis de la plaignante.
«La relation a évolué de sorte que la plaignante se considère en couple avec l’accusé.» Cependant. «Le consentement n’est toutefois pas possible vu son âge et la relation d’autorité et de confiance entre elle l’accusé.»
Il s’écoulera deux ans avant que la conjointe de François Durocher ne demande à la jeune fille de quitter leur maison de Sainte-Rose.
La victime emménagera alors dans un appartement supervisé pour jeunes adultes et continuera tout de même à fréquenter quelque temps son ancien professeur.
Or leur relation se terminera quand Durocher informe la jeune femme qu’il a été arrêté pour contacts sexuels.
En décembre 2024, c’est le Service de police de la ville de Blainville (SPVB) qui avait procédé à l’arrestation de Durocher, alors âgé de 60 ans. Le 20 décembre 2024, il avait comparu une première fois au palais de justice de Saint-Jérôme sous les chefs d’agression et d’exploitation sexuelle sur une personne mineure.
À ce moment, le SPVB suspectait que Durocher ait pu faire d’autres victimes et demandait l’aide du public.
Dernières rencontres
N’empêche que par la suite, Durocher et sa victime se reverront chez un ami de celui-ci, à Edmonton, avant d’entretenir quelques contacts au retour de la jeune femme au Québec.
Devant le juge Alex Dalpé, François Durocher a reconnu sa culpabilité de façon libre et volontaire, après avoi reconnu n’avoir reçu aucune menace ni promesse de plaider coupable aux infractions reprochées.
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