Close Menu
Courrier LavalCourrier Laval

    Recevoir notre infolettre

    Recevez des informations sur l'actualité, événement et concours

    À la une

    Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

    31 mars 2026

    Carré Laval: 1013 logements abordables obtiennent le feu vert

    30 mars 2026

    L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

    30 mars 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    • Nous joindre
    • Service aux annonceurs
    • Courrier Laval EN
    • Faire un don
    La météo à Laval
    Mardi 31 mars
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Courrier LavalCourrier Laval
    • Actualités
      1. Économie
      2. Politique
      3. Politique municipale
      4. Société
      5. Voir tout

      Carré Laval: 1013 logements abordables obtiennent le feu vert

      30 mars 2026

      Ottawa fait passer le salaire minimum fédéral à 18,15$

      27 mars 2026

      117 logements sociaux et abordables: place à la sélection des locataires

      26 mars 2026

      Pelican acquiert un fabricant américain

      26 mars 2026

      L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

      30 mars 2026

      Une halte urbaine fait place à 50 logements sociaux et abordables dans l’Est

      24 mars 2026

      Site de l’ancien Brault & Martineau: échange de terrains impliquant la Ville

      23 mars 2026

      Une libérale fait la tournée des popotes roulantes de Laval

      21 mars 2026

      L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

      30 mars 2026

      Une halte urbaine fait place à 50 logements sociaux et abordables dans l’Est

      24 mars 2026

      Site de l’ancien Brault & Martineau: échange de terrains impliquant la Ville

      23 mars 2026

      Bois de l’Équerre: le comité exécutif tranche pour la Maison de la Forêt-Urbaine

      20 mars 2026

      Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

      31 mars 2026

      4400$ amassés pour la Fondation Sir Wilfrid Laurier lors d’un match du Rocket

      29 mars 2026

      Le terrain de basketball du parc Chopin sera reconstruit

      28 mars 2026

      Des Lavallois d’origine libanaises directement touchés par la guerre

      27 mars 2026

      Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

      31 mars 2026

      Carré Laval: 1013 logements abordables obtiennent le feu vert

      30 mars 2026

      L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

      30 mars 2026

      Un mineur amène une imitation d’arme à feu dans une école de Laval

      30 mars 2026
    • Faits divers
    • Culture
    • Sports

      Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

      31 mars 2026

      L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

      30 mars 2026

      Les Pétroliers atteignent les demi-finales de la LNAH

      30 mars 2026

      Le cycliste Matisse Julien rentre au bercail

      29 mars 2026

      4400$ amassés pour la Fondation Sir Wilfrid Laurier lors d’un match du Rocket

      29 mars 2026
    • Édition virtuelle
      • Édition de la semaine
      • Archives
    • Inspiration
    • MAG Laval
    • Plus +
      • Jeux
      • Concours
      • Emploi
      • Points de dépôt
      • Zone Aubaines
    Courrier LavalCourrier Laval
    Home - Actualités - La mère de Gabrielle veut une fin heureuse pour sa fille

    La mère de Gabrielle veut une fin heureuse pour sa fille

    Benoit LeBlancPar Benoit LeBlanc22 septembre 2017
    Facebook Twitter LinkedIn
    Dernière heure
    Dernière heure ©Photo - TC Média
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn

    Mis à jour le 22 septembre 2017 à 18h00

    Une de ses anciennes collègues avait aperçu Gabrielle le 3 septembre alors qu’elle magasinait dans une boutique de sport, à Mirabel.

    «Elle avait changé la couleur de ses cheveux du brun au bourgogne, précisait Mme Garand. Mon amie l’a trouvée plutôt bien, mais elle était accompagnée par deux hommes. Nous savons qu’elle a été recrutée par un gang de rue. Quand Gabrielle a vu mon amie, elle s’est enfuie aussitôt.»

    La mère de Gabrielle s’inquiétait d’autant plus que la jeune fille doit prendre sur une base régulière trois médicaments qu’elle semble avoir négligés ces derniers temps.

    «Gabrielle va avoir 18 ans en décembre, mentionnait-elle. Il faut qu’on la retrouve d’urgence. Elle a besoin d’aide. Elle doit aussi sortir de ce milieu. J’ai toujours peur qu’on l’envoie en Ontario, en Asie. Elle sait que ma porte lui est ouverte et que je vais toujours l’accueillir.»

    Fugues et agression

    Le 4 juin, quand Gabrielle avait quitté le domicile d’un ami pour ne pas retourner chez elle, c’était la suite d’une longue série de fugues depuis la fin de l’école primaire, dans Laval-des-Rapides.

    «À l’âge de 11 ans, ma fille se faisait intimider, raconte Christine Garand. Elle a fait une première fugue et une première tentative de suicide. Des policiers l’ont retrouvée et emmenée à l’hôpital.»

    Prévenue du harcèlement que subit Gabrielle, l’école interviendra et l’enfant commencera à prendre une médication. Toutefois, au début du secondaire, toujours dans Laval-des-Rapides, la situation dégénérera en raison d’épisodes incessants d’intimidation. Les fugues sont alors fréquentes et durent de 24 à 72 heures. Des professeurs vont la repêcher dans la rivière des Prairies. Durant une fugue, la jeune adolescente se fait agresser sexuellement.

    «Je ne savais plus quoi faire. Je ne dormais plus que deux heures par nuit. La DPJ (Direction de la protection de la jeunesse) est intervenue. D’abord, ç’a été un séjour volontaire de 30 jours, en décembre 2012, pour de l’observation.»

    Août 2013, après un nouvel incident, Gabrielle entrera au Centre jeunesse. Elle a alors 13 ans. Psychologue et pédopsychiatre finiront par lui diagnostiquer un TDAH (trouble déficitaire de l’attention).

    Quand elle va à l’école externe, Gabrielle se sauve. L’école à l’interne ne calmera guère ses escapades. À 14 ans, des filles lui parlent de cadeaux et d’argent facile au contact de gars plus vieux hors des murs. La drogue et la prostitution deviendront graduellement son mode de vie quand elle se retrouve à l’extérieur.

    Avant sa fugue de juin, la jeune fille venait de vivre son troisième hébergement intensif, soit une interdiction formelle de sortie. Si Gabrielle revient enfin chez elle, son entourage espère qu’en compagnie de son intervenante jeunesse, un plan de vie pouvant comprendre un appartement supervisé, ainsi qu’un suivi psychologique la fera remonter à la surface.

    «Souvent, elle dit qu’elle ne mérite pas de vivre et mérite tout ce qui lui arrive, de dire sa mère bouleversée. Ça fait mal. Ce n’est pas vrai.»

    Lourd passé familial

    Le premier conjoint de Christine Garand était un homme usant de violence psychologique, physique et sexuelle à son endroit. Devant s’éloigner de ses quatre enfants pour sauver sa vie, malgré le pasteur de l’Église évangélique qu’elle fréquentait, qui lui disait d’accepter son sort, la mère de famille récupérera sa marmaille à temps plein en février 2004. Elle découvrira peu à peu les traumatismes vécus par eux, particulièrement Gabrielle qui fait des crises de plusieurs heures sur une base quasi quotidienne.

    Aujourd’hui, la famille sait aussi que la jeune fille vit avec un trouble de la personnalité limite, probablement hérité de son père, aujourd’hui absent, qui souffrait d’un trouble bipolaire.

    Surtout, Gabrielle avait une mère, trois frères, une sœur, un filleul et des neveux et nièces qui n’attendaient que son retour à la maison.

    Christine Garand tient mordicus à ce qu
    Christine Garand tient mordicus à ce qu’on retrouve sa fille pour l’aider à s’en sortir pour de bon.  ©Photo – Photo TC Media – Mario Beauregard

    Une de ses anciennes collègues avait aperçu Gabrielle le 3 septembre alors qu’elle magasinait dans une boutique de sport, à Mirabel.

    «Elle avait changé la couleur de ses cheveux du brun au bourgogne, précisait Mme Garand. Mon amie l’a trouvée plutôt bien, mais elle était accompagnée par deux hommes. Nous savons qu’elle a été recrutée par un gang de rue. Quand Gabrielle a vu mon amie, elle s’est enfuie aussitôt.»

    La mère de Gabrielle s’inquiétait d’autant plus que la jeune fille doit prendre sur une base régulière trois médicaments qu’elle semble avoir négligés ces derniers temps.

    «Gabrielle va avoir 18 ans en décembre, mentionnait-elle. Il faut qu’on la retrouve d’urgence. Elle a besoin d’aide. Elle doit aussi sortir de ce milieu. J’ai toujours peur qu’on l’envoie en Ontario, en Asie. Elle sait que ma porte lui est ouverte et que je vais toujours l’accueillir.»

    Fugues et agression

    Le 4 juin, quand Gabrielle avait quitté le domicile d’un ami pour ne pas retourner chez elle, c’était la suite d’une longue série de fugues depuis la fin de l’école primaire, dans Laval-des-Rapides.

    «À l’âge de 11 ans, ma fille se faisait intimider, raconte Christine Garand. Elle a fait une première fugue et une première tentative de suicide. Des policiers l’ont retrouvée et emmenée à l’hôpital.»

    Prévenue du harcèlement que subit Gabrielle, l’école interviendra et l’enfant commencera à prendre une médication. Toutefois, au début du secondaire, toujours dans Laval-des-Rapides, la situation dégénérera en raison d’épisodes incessants d’intimidation. Les fugues sont alors fréquentes et durent de 24 à 72 heures. Des professeurs vont la repêcher dans la rivière des Prairies. Durant une fugue, la jeune adolescente se fait agresser sexuellement.

    «Je ne savais plus quoi faire. Je ne dormais plus que deux heures par nuit. La DPJ (Direction de la protection de la jeunesse) est intervenue. D’abord, ç’a été un séjour volontaire de 30 jours, en décembre 2012, pour de l’observation.»

    Août 2013, après un nouvel incident, Gabrielle entrera au Centre jeunesse. Elle a alors 13 ans. Psychologue et pédopsychiatre finiront par lui diagnostiquer un TDAH (trouble déficitaire de l’attention).

    Quand elle va à l’école externe, Gabrielle se sauve. L’école à l’interne ne calmera guère ses escapades. À 14 ans, des filles lui parlent de cadeaux et d’argent facile au contact de gars plus vieux hors des murs. La drogue et la prostitution deviendront graduellement son mode de vie quand elle se retrouve à l’extérieur.

    Avant sa fugue de juin, la jeune fille venait de vivre son troisième hébergement intensif, soit une interdiction formelle de sortie. Si Gabrielle revient enfin chez elle, son entourage espère qu’en compagnie de son intervenante jeunesse, un plan de vie pouvant comprendre un appartement supervisé, ainsi qu’un suivi psychologique la fera remonter à la surface.

    «Souvent, elle dit qu’elle ne mérite pas de vivre et mérite tout ce qui lui arrive, de dire sa mère bouleversée. Ça fait mal. Ce n’est pas vrai.»

    Lourd passé familial

    Le premier conjoint de Christine Garand était un homme usant de violence psychologique, physique et sexuelle à son endroit. Devant s’éloigner de ses quatre enfants pour sauver sa vie, malgré le pasteur de l’Église évangélique qu’elle fréquentait, qui lui disait d’accepter son sort, la mère de famille récupérera sa marmaille à temps plein en février 2004. Elle découvrira peu à peu les traumatismes vécus par eux, particulièrement Gabrielle qui fait des crises de plusieurs heures sur une base quasi quotidienne.

    Aujourd’hui, la famille sait aussi que la jeune fille vit avec un trouble de la personnalité limite, probablement hérité de son père, aujourd’hui absent, qui souffrait d’un trouble bipolaire.

    Surtout, Gabrielle avait une mère, trois frères, une sœur, un filleul et des neveux et nièces qui n’attendaient que son retour à la maison.

    Print Friendly, PDF & EmailImprimer le texte
    Partager Facebook Twitter LinkedIn
    Benoit LeBlanc

    Articles Similaires

    Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

    31 mars 2026

    Carré Laval: 1013 logements abordables obtiennent le feu vert

    30 mars 2026

    L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

    30 mars 2026
    Tour d’actualité

    Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

    Société 31 mars 2026

    L’événement Patrice Bernier et ses amis, tenu le 29 mars au Collège Montmorency, a permis de…

    Print Friendly, PDF & EmailImprimer le texte

    Carré Laval: 1013 logements abordables obtiennent le feu vert

    30 mars 2026

    L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

    30 mars 2026
    Suivez-nous
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube
    Notre Mission
    Notre Mission

    Rejoindre l’ensemble des citoyens de Laval, et ce, par notre réseau de diffusion unique constitué de publications imprimées, de sites web, de blogues, et par une présence importante dans la communauté et dans les réseaux sociaux.Rejoindre l’ensemble des citoyens de Laval, et ce, par notre réseau de diffusion unique constitué de publications imprimées, de sites web, de blogues, et par une présence importante dans la communauté et dans les réseaux sociaux.

    Financé par le gouvernement du Canada


    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    Sur le vif

    Plus de 30 000$ amassé par Patrice Bernier et ses amis

    31 mars 2026

    Carré Laval: 1013 logements abordables obtiennent le feu vert

    30 mars 2026

    L’aréna Richard-Trottier pourrait être démoli

    30 mars 2026

    Recevoir notre infolettre

    Recevez des informations sur l'actualité, événement et concours

    © 2026 Tous droits réservés - Création 2M MEDIA
    • Contactez-nous
    • Conditions d’utilisation et politique de confidentialité
    • Service aux annonceurs
    • Qui sommes-nous ?

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.