Mis à jour le 05 février 2026 à 16h02
Le sort en est jeté. La fermette du Centre de la nature fermera ses portes d’ici les prochains mois malgré les 20 000 signataires de la pétition qui s’objectaient à sa fermeture.
Action Laval accuse le maire Stéphane Boyer et son équipe d’avoir pris cette décision «à huis clos» sans jamais n’avoir consulté ni les élus de l’opposition ni les citoyens.
La consultation publique que la conseillère de Saint-François, Isabelle Piché, réclamait depuis la pause des Fêtes n’aura pas lieu. Hier en fin d’après-midi, les élus du parti au pouvoir ont voté en bloc contre l’avis de proposition de Mme Piché.
«Quand plus de 20 000 citoyens se mobilisent, un maire a le devoir moral d’écouter, a réagi la principale intéressée par voie de communiqué. Le refus de consulter démontre un mépris inquiétant pour la participation citoyenne. Si l’administration refuse d’ouvrir le dialogue, Action Laval le fera.»
Avant de passer au vote, Christine Poirier, membre du comité exécutif, a justifié la raison pour laquelle l’équipe du maire allait s’y opposer. Avoir voté en faveur aurait eu pour effet «de donner de faux espoirs aux citoyens puisqu’on ne peut pas maintenir un bâtiment avec des coûts aussi importants», évoquant des frais d’exploitation annuels de 600 000 $.
Bien que le sort de l’étable, qui accueille les visiteurs depuis 55 ans, soit scellé, Action Laval annonce qu’elle tiendra elle-même une consultation afin que les Lavallois puissent notamment «proposer des solutions et participer à la réflexion collective» quant à la suite des choses.
Bâillon municipal
Dans un communiqué publié le 5 février, Parti Laval émet de «sérieuses inquiétudes quant au respect du débat démocratique au conseil municipal».
Nouvellement élu dans Fabreville-Sud, le conseiller Martin Vaillancourt dit «avoir eu l’impression [mardi soir] de vivre un véritable bâillon, mais au municipal».
Il explique qu’en imposant aux élus de voter séance tenante sur l’avis de proposition déposé par sa conseillère de Saint-Vincent-de-Paul, Annick Senghor, le maire Boyer signait l’arrêt de mort de la fermette avant même que ne se tienne le débat entourant la tenue d’une consultation publique sur l’avenir de cet établissement.
«Le maire a utilisé les règlements à son avantage pour faire taire les oppositions et imposer sa décision», dénonce Louise Lortie, conseillère municipale dans Marc-Aurèle-Fortin.
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