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Disque à saveur russe pour la pianiste Mariane Patenaude

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Culture

Disque à saveur russe pour la pianiste Mariane Patenaude

MUSIQUE. En 2006, les six pianistes accompagnant les participants de haut niveau du Centre d’arts Orford décident de former un ensemble inusité. Six pianos sont placés en demi-lune résultant en une salle comble et supplémentaire. L’aventure est lancée et dure plus que jamais avec la parution d’un second album, le 12 février dernier.

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Mariane Patenaude, la pianiste de la célèbre famille de musiciens lavallois menée par le père et ancien chef de l’Orchestre symphonique de Laval et des Petits chanteurs du Mont-Royal, Gilbert, est du noyau dur de quatre artistes ayant initié le projet il y a une décennie.

«Dès le départ, ç’a été la folie! raconte-t-elle. Les gens sont excités de voir ces six gros pianos réunis sur une même scène. On ne peut pas jouer souvent, car ça demande beaucoup d’espace et les coûts sont assez chers. Dire que tout a commencé par un verre entre collègues et le désir d’entendre jouer l’autre jouer sans guerre d’égo.»

Le souffle russe

Pour ce deuxième disque, paru chez ATMA Classique, l’ensemble a misé sur la musique russe des Moussorgski (Nuit sur le Mont Chauve), Prokofiev (Symphonie no1 en ré majeur, op. 25, dite Classique), Khatchatourian (suite orchestrale Gayaneh) et Tchaïkovski (ouverture-fantaisie de Roméo et Juliette).

«Les œuvres russes sont très rythmées et conviennent parfaitement à l’instrument percussif qu’est le piano, souligne Mariane Patenaude, récipiendaire du Prix d’Europe (1998) et du prix spécial du Centre de musique canadienne. Nous passons d’un Khatchatourian éclatant et tape-à-l’œil à un Prokofiev exigeant dextérité, en passant par le Moussorgski tout en couleurs très expressives.»

Changer la routine

Depuis sa fondation, l’Orford Six Pianos s’est produit dans les plus grands festivals de musique classique du pays dont Lanaudière, Ottawa, Orford et le Parry Sound, en Ontario, où il sera de retour pour une 4e fois le 6 août prochain. Il a également donné un impressionnant concert en mars 2011 avec l’Orchestre symphonique de Québec, jouant pour l’occasion L’Examéron, une pièce de Franz Liszt composée pour six pianos.

«Nous sommes habitués d’être à l’écoute du musicien que nous accompagnons, alors qu’ensemble, nous devenons l’équivalent d’un orchestre, précise Mariane Patenaude. Nous pouvons toucher un répertoire inhabituel, dont les concertos et œuvres symphoniques. Certains assurent la section des cordes, d’autres les cuivres et les percussions.»

Également membres d’origine, Francis Perron, Claire Ouellet et Sandra Murray ont aidé à recruter deux nouveaux complices, soit Louis Dominique Roy et Pamela Reimer pour compléter le sextuor.

Histoire de famille

Mariane Patenaude a commencé sa formation musicale à l’âge de six ans, à l’école de musique Vincent-d’Indy, pour la poursuivre à l’école secondaire Pierre-Laporte, puis au Conservatoire de musique et d’art dramatique. «Mon père a inscrit les quatre enfants au piano en nous disant qu’on pourrait changer d’instrument plus tard, se souvient la résidente de Laval-des-Rapides. Je dois être paresseuse, car je n’ai jamais changé!»

Peut-être est-ce la raison pour laquelle elle habite la maison jouxtant celle où elle a grandi avec sa sœur et ses frères qui habitent en face ou au coin de la rue, à l’exception d’un seul, exilé à Québec au sein de l’orchestre de chambre Les Violons du Roy.

Notons également que Mariane Patenaude assume la direction musicale et artistique des Voix d’Elles, un chœur lavallois de jeunes filles, depuis 2014, en plus d’être membre du trio Polymnie.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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