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Des Lavallois très inquiets du décret sur les inondations

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Des Lavallois très inquiets du décret sur les inondations

POLITIQUE. Lors de l’assemblée lavalloise des consultations publiques sur le décret ZIS (zone d’intervention spéciale), le 10 juillet, les experts du gouvernement du Québec ont vite compris qu’un problème majeur d’évaluation des coûts allait se poser sur l’île Jésus alors que la réparation ou le remplacement de solages anciens avec des matériaux d’aujourd’hui répondant à la nouvelle règlementation municipale, qui exige des sous-sols hydrofuges, ferait aussitôt exploser la facture des citoyens.

Commentaires

Quelque 150 personnes se sont présentées au Château Royal pour faire entendre leur doléance, tout en prenant connaissance du projet de règlement ébauché par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT).

S’il prévoit la possibilité de réparer, améliorer ou moderniser une demeure dont les dommages sont évalués à moins de 50 % de sa valeur foncière, le décret de zone d’intervention spéciale, qui s’applique aux zones de grand courant d’une plaine inondable 0-20 ans, n’en permet pas la reconstruction.

Avec l’évaluation municipale maintenue basse et la nécessité d’avoir désormais des fondations hydrofuges en cas de rénovation majeure, c’est là que le bât blesse. Peu de riverains sinistrés se qualifieraient et risquent de perdre leur propriété.

«On voit bien qu’à moyen ou long terme, l’objectif avoué du ZIS est d’évacuer les gens des secteurs inondables, a confié un résident de Laval-Ouest qui se considère parmi les chanceux. Alors vaut mieux ne rien déclarer si on veut et possède les moyens de conserver notre maison!»

Dur printemps

En ouverture d’assemblée, Claudette Larouche, directrice régionale au MAMOT, a tracé un bilan de l’importante crue printanière. En tout, 278 municipalités de 15 régions ont été touchées dont Laval. Ici, 5300 maisons ont été inondées et 4000 personnes évacuées.

De son côté, France-Sylvie Loiselle, porte-parole du ministère de la Sécurité publique, a fait savoir que 530 réclamations avaient été soumises par des Lavallois et une somme 1 700 000 $ avait été distribuée jusqu’ici à des victimes de la crue.

Dès les premières interventions au micro, le ras-le-bol vécu par les sinistrés lavallois s’est fait entendre. Après une douzaine de prises de parole, la frustration devant les délais pour recevoir des experts en sinistre, le flou concernant les cotes de crue et, surtout, le manque de communication confinant les gens à l’angoisse, s’avéraient légion.

«Vos spécialistes passent, font une évaluation, ne nous laissent rien, ni papier ni certificat, puis, plus de nouvelles! On se sent mal accompagnés dans ce drame humain épuisant», ont résumé tour à tour des citoyennes des Îles-Laval et de Fabreville.

«On est dans le néant alors qu’il faut que les maisons soient refaites pour l’hiver!» d’ajouter un résident de l’île Bigras.

Notons que des agents de la Sécurité publique se trouvaient sur place pour répondre aux questions et inquiétudes des gens.

Autres éléments

Des riverains ont réclamé la possibilité de remblayer une plaine montante et d’autres se sont enquis du dédommagement en cas d’expropriation, le programme gouvernemental prévoyant un octroi légèrement supérieur à la fiche technique de la demeure et un montant pouvant aller jusqu’au maximum de 50 000 $ pour le terrain.

Les commentaires enregistrés durant les diverses consultations seront transmis aux autorités chargées d’élaborer le décret. Également, un forum sur les solutions d’avenir dans un contexte de changements climatiques aura lieu cet automne.

Quelque 150 personnes se sont présentées au Château Royal pour faire entendre leur doléance, tout en prenant connaissance du projet de règlement ébauché par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT).

S’il prévoit la possibilité de réparer, améliorer ou moderniser une demeure dont les dommages sont évalués à moins de 50 % de sa valeur foncière, le décret de zone d’intervention spéciale, qui s’applique aux zones de grand courant d’une plaine inondable 0-20 ans, n’en permet pas la reconstruction.

Avec l’évaluation municipale maintenue basse et la nécessité d’avoir désormais des fondations hydrofuges en cas de rénovation majeure, c’est là que le bât blesse. Peu de riverains sinistrés se qualifieraient et risquent de perdre leur propriété.

«On voit bien qu’à moyen ou long terme, l’objectif avoué du ZIS est d’évacuer les gens des secteurs inondables, a confié un résident de Laval-Ouest qui se considère parmi les chanceux. Alors vaut mieux ne rien déclarer si on veut et possède les moyens de conserver notre maison!»

Dur printemps

En ouverture d’assemblée, Claudette Larouche, directrice régionale au MAMOT, a tracé un bilan de l’importante crue printanière. En tout, 278 municipalités de 15 régions ont été touchées dont Laval. Ici, 5300 maisons ont été inondées et 4000 personnes évacuées.

De son côté, France-Sylvie Loiselle, porte-parole du ministère de la Sécurité publique, a fait savoir que 530 réclamations avaient été soumises par des Lavallois et une somme 1 700 000 $ avait été distribuée jusqu’ici à des victimes de la crue.

Dès les premières interventions au micro, le ras-le-bol vécu par les sinistrés lavallois s’est fait entendre. Après une douzaine de prises de parole, la frustration devant les délais pour recevoir des experts en sinistre, le flou concernant les cotes de crue et, surtout, le manque de communication confinant les gens à l’angoisse, s’avéraient légion.

«Vos spécialistes passent, font une évaluation, ne nous laissent rien, ni papier ni certificat, puis, plus de nouvelles! On se sent mal accompagnés dans ce drame humain épuisant», ont résumé tour à tour des citoyennes des Îles-Laval et de Fabreville.

«On est dans le néant alors qu’il faut que les maisons soient refaites pour l’hiver!» d’ajouter un résident de l’île Bigras.

Notons que des agents de la Sécurité publique se trouvaient sur place pour répondre aux questions et inquiétudes des gens.

Autres éléments

Des riverains ont réclamé la possibilité de remblayer une plaine montante et d’autres se sont enquis du dédommagement en cas d’expropriation, le programme gouvernemental prévoyant un octroi légèrement supérieur à la fiche technique de la demeure et un montant pouvant aller jusqu’au maximum de 50 000 $ pour le terrain.

Les commentaires enregistrés durant les diverses consultations seront transmis aux autorités chargées d’élaborer le décret. Également, un forum sur les solutions d’avenir dans un contexte de changements climatiques aura lieu cet automne.

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Rédacteur en chef, journaliste à la culture et aux faits divers, Benoit.leblanc@2m.media, 450-667-4360 poste : 3526

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