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Maquette du complexe aquatique dont les fondations sont coulées depuis le printemps 2018 sur le terrain jouxtant le Cosmodôme. (Photo 2M.Media – Archives)

Complexe aquatique

Complexe aquatique: reports successifs pour le dépôt de soumissions

La saga entourant le projet du complexe aquatique de Laval se poursuit.

La date limite de réception des offres pour la proposition finale a été reportée à trois reprises depuis le printemps.

D’abord fixé au 1er juin, le dépôt des soumissions a été repoussé une première fois au 24 août, puis au 4 novembre avant d’être remis deux semaines plus tard, le 18 novembre.

L’information a été rendue publique le 12 août par l’opposition officielle, qui questionne la capacité de l’administration Demers-Boyer à mener à termes les grands projets.

Suspendu depuis l’annulation de l’appel d’offres initial lancé en 2018, en raison de soumissions dépassant de près de 50 % les coûts de construction alors estimés, le projet avait été relancé au printemps 2020 au moyen d’un appel de propositions sur le site du Système électronique d’appel d’offres (SEAO) du gouvernement du Québec.

Prix maximal retiré

C’est toutefois le retrait de la clause du Cahier des charges qui fixait un prix maximal de 72 M$, toutes taxes comprises, qui déconcerte le plus le chef de Parti Laval, Michel Trottier.

La Ville s’est rendue à la demande de soumissionnaires en retirant cette condition, peut-on lire dans un addenda daté du 14 mai et publié sur le site de SEAO. On y confirmait du coup un premier report pour l’ouverture des soumissions au 24 août.

Les soumissionnaires justifiaient leur demande par «le contexte de surchauffe actuelle du marché de la construction qui entraîne une forte augmentation de certains matériaux ainsi qu’une rareté de main-d’œuvre».

Ils ajoutaient que «sans le retrait» de cette clause, ils s’abstiendraient de soumissionner, sachant qu’il leur serait «impossible de déposer une proposition conforme».

Michel Trottier n’y voit rien de bon. «Le complexe aquatique, s’il finit par voir le jour, coûtera bien plus que les 72 M$ budgétés. Surtout que ce sont plus de 10 M$ qui ont déjà été dépensés en plans initiaux et fondations déjà vieilles de 3 ans. C’est de l’entêtement de la part de l’administration Demers-Boyer de continuer à mettre des efforts dans ce mégaprojet qui est voué à l’échec depuis le début et qui ne se veut rien d’autre qu’un gouffre sans fonds», dénonce-t-il.

Explication

Conseillère aux affaires publiques à la Ville, Myriam Legault explique que les reports pour le dépôt des propositions visaient à «augmenter les chances de garantir des soumissions». À cet égard, elle cite le souhait exprimé par les entrepreneurs déjà engagés sur d’autres projets et qui doivent composer avec une pénurie de travailleurs qualifiés.

Quant au retrait du plafond pour le prix des propositions, cela répondait à la demande faite en cours d’appel d’offres, «sans quoi il aurait été impossible d’obtenir des soumissions conformes aux critères d’admissibilité», écrit-elle dans un échange de courriels.

«Conséquemment, la Ville a dû revoir la méthode de calcul de la qualité et a développé une méthode de calcul du coût, assurant ainsi un système de pointage équitable pour le marché actuel et le maintien d’une concurrence», enchaîne Mme Legault, précisant «qu’une rationalisation du concept impliquant la proposition de pistes de solution pour optimiser les coûts de construction est exigée par la Ville dans le cadre de cet appel».

«Ces ajustements et différentes mesures mis en place par la Ville étaient donc nécessaires pour mener à bien le processus», termine-t-elle.

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Journaliste à l'économie, l'environnement, le logement et la politique municipale, provinciale et fédérale, sstamour@2m.media, 450-667-4360 poste : 3523

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