Mis à jour le 20 mars 2026 à 18h02
L’infrastructure d’accueil actuellement en chantier à l’entrée du bois de l’Équerre, dans Sainte-Rose, a été officiellement désignée du nom de la Maison de la Forêt-Urbaine.
Bien que cette dénomination soit passée comme une lettre à la poste au dernier conseil municipal, elle n’a pas fait l’unanimité pour autant alors que le comité exécutif de la Ville de Laval a été appelé à trancher le débat à l’interne.
C’est ce qu’on apprend à la lecture du sommaire décisionnel émanant du Service de l’urbanisme, dont a obtenu copie le Courrier Laval.
À l’encontre du comité de toponymie
Le comité exécutif présidé par le maire Stéphane Boyer a ainsi fait fi de la recommandation du comité de toponymie de rejeter l’appellation Maison de la Forêt-Urbaine à la faveur du Pavillon de la Forêt-Urbaine.
«Après discussion, les membres du comité [de toponymie] sont d’avis que le générique ‘‘pavillon’’ représente mieux les usages qui seront exercés dans le bâtiment», peut-on dans le document daté du 26 février.
À cet égard, le site de la ville de Laval indique que le futur pavillon d’accueil, géré par l’organisme CANOPÉE, deviendra le centre administratif pour la gestion de l’ensemble des bois de Laval.
En termes d’installations, on y précise, entre autres, que le bâtiment abriterait une aire d’accueil chaleureuse, une aire commune publique, une salle multifonctionnelle, des espaces administratifs et de soutien, un atelier, un garage et un entrepôt couvert.
Ce mois-ci, le comité exécutif a plutôt soumis au conseil municipal la résolution voulant que l’on nomme l’immeuble Maison de la Forêt-Urbaine. «Cette décision s’appuie notamment sur la préférence exprimée par les partenaires impliqués dans le projet», précise le Service de l’urbanisme en parlant de l’organisme CANOPÉE, dont la mission est de veiller à la conservation, l’aménagement et la mise en valeur des bois de Laval.

116 000 $ en honoraires supplémentaires
Si la dénomination du bâtiment a rallié tous les élus à l’assemblée du conseil municipal le 10 mars dernier, il en fut tout autrement pour les honoraires supplémentaires de 115 558,50 $ à verser à la firme d’architecture Cardin Julien inc.
Ce montant, le Service de la planification et réalisation de projets le justifiait par des services additionnels et des coûts engendrés à la suite de délais imposés par la Ville.
En décembre 2024, dans l’attente de la confirmation d’une importante subvention de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), les autorités municipales avaient mis sur pause le projet de pavillon du bois de l’Équerre. Cette décision avait également été motivée par «la volonté de réduire l’impact de la taxation pour les riverains» lié au prolongement du réseau d’aqueduc alors nécessaire pour approvisionner en eau le futur chalet de parc.
À la relance du projet au printemps 2025, Cardin Julien avait dû «reprendre et mettre à jour les plans émis pour appels d’offres», un mandat qu’elle avait obtenu un an plus tôt au coût de 630 000 $.

(Photo gracieuseté – Ville de Laval)
Toujours selon le sommaire décisionnel consulté par le Courrier, il y avait lieu de compenser la firme d’architectes «pour les services durant la construction qu’elle doit rendre pour rencontrer les exigences de la Ville et qui n’étaient pas prévus au document technique du contrat».
Les élus de l’opposition, qui reprochent l’improvisation à l’administration Boyer dans ce projet dont ils ont toujours dénoncé le coût trop onéreux, ont voté contre la résolution qui fut adoptée à 17 voix contre 4.
Le maire Stéphane Boyer de même que la conseillère municipale de Sainte-Rose et membre du comité exécutif, Flavia Alexandra Novac, ont pour leur part défendu la bonne gestion et planification de cet investissement de quelque 11 M$, subventionné aux deux tiers par Québec et la CMM dans le cadre de la Trame verte et bleue du Grand Montréal.
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