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Bataille de mots autour de la violence conjugale

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Bataille de mots autour de la violence conjugale

SOCIÉTÉ. Une résolution proclamant Laval municipalité alliée contre la violence conjugale n’a pas été adoptée à l’unanimité au conseil du 4 avril, indignant le maire Demers, alors que les opposants l’accusent de récupération politique et d’attitude partisane.

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Les trois représentants de Parti Laval, Michel Trottier, Pierre Anthian et Jean Coupal, de même que la conseillère d’Action Laval, Aglaia Revelakis, et les conseillers indépendants Alain Lecompte et Jacques St-Jean ont voté contre la résolution menée par Sandra Desmeules, membre du comité exécutif et élue dans Concorde-Bois-de-Boulogne, demandant qu’elle soit amendée afin d’y inclure les hommes vivant aussi de la violence.

Dans un communiqué, le maire Marc Demers «regrette la division du conseil municipal sur la question de la violence conjugale» et va jusqu’à affirmer que «Mme Revelakis et Michel Trottier banalisent le sort des milliers de femmes agressées, violentées et assassinées chaque année au Canada», notant que 85 % des cas de violence conjugale impliquent des femmes.

«Refuser de soutenir la lutte à la violence conjugale faite aux femmes, sous prétexte que des hommes en sont aussi victimes, contribue à banaliser le phénomène et à dénigrer le travail de toutes celles qui hébergent, défendent et soutiennent les victimes» déclare le maire Demers.

Réactions

Ces propos ont fait réagir les principaux intéressés et Jean-Claude Gobé, chef d’Action Laval. «Des propositions ont déjà été amendées de cette façon par le passé, cette justification de la part de la présidente du conseil, Christiane Yoakim, n’était qu’un prétexte, une basse stratégie politique digne de l’ancienne administration, pour ne pas avoir à assumer l’odieux d’un vote contre une proclamation inclusive», dénonce M. Gobé, par voie de communiqué.

Pour sa part, Aglaia Revelakis souligne que la violence conjugale faite aux femmes doit être rejetée et combattue, «mais en tant que représentante des citoyennes et citoyens de Laval, nous avons le devoir d’être inclusifs et d’appuyer toutes les victimes. […] Je suis très déçue qu’il m’accuse de dénigrer et de banaliser la violence faite aux femmes.»

Le chef de Parti Laval, Michel Trottier, mentionne que le maire «fait de la récupération politique» avec ce dossier.

«C’est manquer de respect aux élus en poste et je suis insulté par ses propos, a-t-il réagi sur les commentaires de Marc Demers. On ne banalise pas la violence envers les femmes, mais pas du tout! Il faut voir plus large et inclure tout le monde, que ce soit les hommes, les couples gais. C’est vrai que les statistiques montrent qu’il y a plus de violence faite aux femmes, mais il ne faut pas enlever tout le reste. On doit avoir un plan qui englobe tout le monde», a répété Michel Trottier, indiquant qu’il était le seul conseiller masculin présent au récent dévoilement du bilan de la Table de concertation de Laval en condition féminine.

Maisons d’hébergement

Ce sont les trois maisons d’hébergement du territoire lavallois qui avaient demandé à la Ville de s’allier contre la violence conjugale.

«Je trouve ça un peu surprenant, parce que nous avions eu une bonne réception lors de notre approche avec la Ville, confie Geneviève Boisvert-Pilon, directrice générale de La Maison Le Prélude de Laval, et qui s’exprime au nom des deux autres ressources, la Maison de Lina et la Maison L’Esther. Nous sommes un peu déçues de voir que ça n’a pas fait l’unanimité. On constate qu’il reste de la sensibilisation et de l’éducation à faire.»

Mme Boisvert-Pilon ne veut en aucun cas minimiser les cas de violence conjugale envers les hommes, «mais ce n’est pas la même chose«, dit-elle. «Ce n’était pas une question d’être inclusif ou non. La violence conjugale est reconnue par le gouvernement du Québec et l’Organisation mondiale de la santé. On a qu’à regarder ce qui s’est passé à Saint-Hilaire pour voir que ce sont souvent les femmes les victimes», révèle la directrice, en référence à Daphné Huard-Boudreault, qui aurait été tuée par son ex-copain.

Rappelons que la demande auprès des villes de se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale s’inscrit dans une campagne de sensibilisation lancée en décembre dernier par le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et ses 42 maisons membres. L’objectif est de rejoindre les 500 conseils municipaux, dont plusieurs ont déjà adopté la résolution.

Les trois représentants de Parti Laval, Michel Trottier, Pierre Anthian et Jean Coupal, de même que la conseillère d’Action Laval, Aglaia Revelakis, et les conseillers indépendants Alain Lecompte et Jacques St-Jean ont voté contre la résolution menée par Sandra Desmeules, membre du comité exécutif et élue dans Concorde-Bois-de-Boulogne, demandant qu’elle soit amendée afin d’y inclure les hommes vivant aussi de la violence.

Dans un communiqué, le maire Marc Demers «regrette la division du conseil municipal sur la question de la violence conjugale» et va jusqu’à affirmer que «Mme Revelakis et Michel Trottier banalisent le sort des milliers de femmes agressées, violentées et assassinées chaque année au Canada», notant que 85 % des cas de violence conjugale impliquent des femmes.

«Refuser de soutenir la lutte à la violence conjugale faite aux femmes, sous prétexte que des hommes en sont aussi victimes, contribue à banaliser le phénomène et à dénigrer le travail de toutes celles qui hébergent, défendent et soutiennent les victimes» déclare le maire Demers.

Réactions

Ces propos ont fait réagir les principaux intéressés et Jean-Claude Gobé, chef d’Action Laval. «Des propositions ont déjà été amendées de cette façon par le passé, cette justification de la part de la présidente du conseil, Christiane Yoakim, n’était qu’un prétexte, une basse stratégie politique digne de l’ancienne administration, pour ne pas avoir à assumer l’odieux d’un vote contre une proclamation inclusive», dénonce M. Gobé, par voie de communiqué.

Pour sa part, Aglaia Revelakis souligne que la violence conjugale faite aux femmes doit être rejetée et combattue, «mais en tant que représentante des citoyennes et citoyens de Laval, nous avons le devoir d’être inclusifs et d’appuyer toutes les victimes. […] Je suis très déçue qu’il m’accuse de dénigrer et de banaliser la violence faite aux femmes.»

Le chef de Parti Laval, Michel Trottier, mentionne que le maire «fait de la récupération politique» avec ce dossier.

«C’est manquer de respect aux élus en poste et je suis insulté par ses propos, a-t-il réagi sur les commentaires de Marc Demers. On ne banalise pas la violence envers les femmes, mais pas du tout! Il faut voir plus large et inclure tout le monde, que ce soit les hommes, les couples gais. C’est vrai que les statistiques montrent qu’il y a plus de violence faite aux femmes, mais il ne faut pas enlever tout le reste. On doit avoir un plan qui englobe tout le monde», a répété Michel Trottier, indiquant qu’il était le seul conseiller masculin présent au récent dévoilement du bilan de la Table de concertation de Laval en condition féminine.

Maisons d’hébergement

Ce sont les trois maisons d’hébergement du territoire lavallois qui avaient demandé à la Ville de s’allier contre la violence conjugale.

«Je trouve ça un peu surprenant, parce que nous avions eu une bonne réception lors de notre approche avec la Ville, confie Geneviève Boisvert-Pilon, directrice générale de La Maison Le Prélude de Laval, et qui s’exprime au nom des deux autres ressources, la Maison de Lina et la Maison L’Esther. Nous sommes un peu déçues de voir que ça n’a pas fait l’unanimité. On constate qu’il reste de la sensibilisation et de l’éducation à faire.»

Mme Boisvert-Pilon ne veut en aucun cas minimiser les cas de violence conjugale envers les hommes, «mais ce n’est pas la même chose«, dit-elle. «Ce n’était pas une question d’être inclusif ou non. La violence conjugale est reconnue par le gouvernement du Québec et l’Organisation mondiale de la santé. On a qu’à regarder ce qui s’est passé à Saint-Hilaire pour voir que ce sont souvent les femmes les victimes», révèle la directrice, en référence à Daphné Huard-Boudreault, qui aurait été tuée par son ex-copain.

Rappelons que la demande auprès des villes de se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale s’inscrit dans une campagne de sensibilisation lancée en décembre dernier par le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et ses 42 maisons membres. L’objectif est de rejoindre les 500 conseils municipaux, dont plusieurs ont déjà adopté la résolution.

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